Breithorn – Castor – Pollux

Breithorn – Castor – Pollux

Pas de répit! Après la traversée du Breithorn la veille je repars avec une nouvelle équipe sur le chemin des 4000m. Là encore je connais presque toute l’équipe avec par ordre d’apparition Maxime, Aurélien, Romain et Christian. Les oracles se sont calés au beau fixe, ça promet!

Premier jour : Breithorn occiental et central et traversée sur Val d’Ayas

Pour se mettre en jambe, on traverse aujourd’hui vers le refuge du Val d’Ayas en passant par le Breithorn occidental et le Breithorn central. C’est comme ça ici, on fait un 4000m en « montant » au refuge!

Breithorn - Sur l'arête entre occidental et central

Breithorn - Sur l'arête entre occidental et central

Breithorn - Traversée jusqu'à Val d'Ayas

A la descente vers Val d’Ayas, la chaleur est cuisante. Les cumulus qui montent accentuent notre cuisson. Ajouté à l’altitude, le cocktail est détonnant et certains organismes commencent à sérieusement accuser le coup. Au pied de la remontée de 100m qui permet de contourner une barre de sérac avant de descendre sur le refuge, la journée n’est pas finie… Quelqu’un a-t-il fait en secret une prière pour échapper à cette remontée? Nous ne le serons jamais. Mais en tous cas, le miracle est arrivé : deux guides du cru nous rattrapent et plongent directement vers le refuge dans la direction de la barre de séracs… ça sent la filouterie ce plan! J’intercepte un de mes collègues qui me confirme l’existence d’un raccourci. Echange de politesses. Nous leur emboîtons le pas!

Le cheminenent est magnifique entre crevasses et séracs. Au prix d’une minute d’exposition aux séracs, nous réalisons là une belle économie d’énergie et un beau parcours glaciaire.

Refuge Val d'Ayas - La finte

Castor et Pollux

Réveil matinal aujourd’hui, avant le gardien! Nous montons d’abord à Castor en comité réduit, Christian ayant préféré temporiser au col dans les premières lueurs du jour. Nous sommes les premiers et seuls là haut pendant un bon quart d’heure. Ca a du bon de se lever tôt!

Castor et Pollux - Arrivée à Castor

Castor et Pollux - La team au sommet

Castor et Pollux - Une cordée arrive de l'est

Castor et Pollux - Christian, seul au monde

Nous récupérons Christian au col et nous lançons sur les flancs de Pollux d’abord par un couloir de neige puis par des rochers faciles et les chaînes. Romain nous abandonne en cours de route et nous finissons sur la belle arête neigeuse qui monte au sommet au dessus de la Madonne.

Castor et Pollux - Couloir d'attaque de Pollux

Castor et Pollux - Les chaines de Pollux

Castor et Pollux - Au sommet

Y a plus qu’à rentrer! Le même scénario cuisant que la veille se met en place, mais cette fois pas de raccourci! Christian lutte avec toute son énergie contre les effets dévastateurs de l’altitude et nous arrivons au téléphérique « large », 15 minutes avant sa fermeture!

Traversée du Breithorn

Traversée du Breithorn

Jusqu’au bout le suspens reste complet pour cette sortie! 24h avant le départ au regard des bulletins météo je commence à envisager toutes sortes de plans B dans un rayon d’action s’étalant des Calanques aux Alpes du Nord! Pas question d’aller errer deux jours dans le mauvais temps sur les Glaciers du Val d’Aoste….

Finalement les toutes dernières prévisions se font plus clémentes et passées une première journée très moyenne on doit pouvoir compter sur du beau temps : feu!

Départ de Testa Grigia en début d’après-midi avec Estelle, Stan et Antoine. Je connais tout le monde aujourd’hui, ça fait plaisir! Nous expérimentons en quelques minutes toutes les météos imaginables. Sans visibilité et quasiment sans traces puisqu’il a reneigé, je redécouvre les joies de l’orientation dans ces grands espaces sans repères! Pas de grands objectifs, aujourd’hui on va « juste » dormir à Val d’Ayas.

Départ de Testa Grigia en début d’après-midi avec Estelle, Stan et Antoine. Je connais tout le monde aujourd’hui, ça fait plaisir! Nous expérimentons en quelques minutes toutes les météos imaginables. Sans visibilité et quasiment sans traces puisqu’il a reneigé, je redécouvre les joies de l’orientation dans ces grands espaces sans repères! Pas de grands objectifs, aujourd’hui on va « juste » dormir à Val d’Ayas. En chemin, le temps s’améliore, les nuages se déchirent, je range le GPS et on profite un peu de la vue et du refuge relativement calme.

Réveil à 3h30. Les étoiles brillent. C’est bon ça! L’idée du jour est de faire la traversée intégrale des Breithorn, une grande course d’altitude où l’on oscille toute la journée entre 4000m et 4100m, entre corniches et passages mixtes, dans une ambiance très aérienne, le tout suspendu entre Italie et Suisse… Longue course mais avec de nombreuses portes de sortie si l’énergie ou le temps venaient à manquer.

La journée démarre par 800m de montée jusqu’à Roccia Nera, premier 4000m du jour. De là nous ne descendrons quasiment plus en dessous de 4000m pendant les 6 heures de la traversée! L’ambiance du jour est à couper le souffle : côté suisse, une mer de nuages plafonnent 200m sous nous ne laissant apparaître que la tête des plus hauts sommets alpins. Ce coton donnerait presque envie de sauter dedans!!

Séparés en deux cordées nous suivons le fil de cette arête alternant corniches de neige, passages mixtes, désescalade, rappels, rochers et autre réjouissances! Dans la partie grimpante, nous ne faisons plus qu’une seule cordée…

La boulette du jour : un piolet farceur tout en carbone fraîchement acheté qui glisse de mon épaule et rebondit dans la face nord du Breithorn.

Le miracle du jour : ce même piolet stabilisé 40m plus bas sur une improbable accumulation neigeuse dans une pente à 50°, à 20cm du grand plongeon! Et notre corde qui fait juste 40m!

Malgré la fatigue et le souffle rare, tout le monde arrive jusqu’au Breithorn Occidental, notre 4ème 4000m du jour!

Traversée du Breithorn - Premières lueurs sur Pollux

Traversée du Breithorn - Roccia Nera

Traversée du Breithorn - Antoine et Stan

Traversée du Breithorn - Estelle

Traversée du Breithorn - Désescalade

Traversée du Breithorn - Ombres

Traversée du Breithorn - Sur fond de Lyskam

Traversée du Breithorn - Océan de coton

Traversée du Breithorn - Dans la partie rocheuse

Traversée du Breithorn - Rocher

Traversée du Breithorn - Breithorn occidental

Comment le ciel est bleu?

Comment le ciel est bleu?

Pauline et Sébastien m’ont contacté il y a bien longtemps pour organiser ces 3 jours d’alpinisme dans les Ecrins. Leur projet : retrouver le bleu du ciel mesuré par le scientifique de Saussure au sommet du Mont-Blanc il y a plus de 200ans! Un projet à mi-chemin entre poésie, science et questionnement enfantin! Et ce n’était qu’une répétition! La suite peut-être au Mont-Blanc…

Comment le ciel est bleu - Roche Faurio

Comment le ciel est bleu - Roche Faurio

Comment le ciel est bleu - Mais que font-ils?

Comment le ciel est bleu - Secte?

Comment le ciel est bleu - Prière?

Stage autonomie débutant

Stage autonomie débutant

Un stage d’initiation à l’alpinisme orienté autonomie! Yohan est là pour 2 jours, Julie et Olivier pour 3 jours, Tom et Jérémie pour 5 jours… tout ce beau monde ne se connaît pas mais la sauce prend bien! J’avoue ça me fait bizarre d’être le doyen du groupe mais si mes calculs sont bons plus je vieillis, plus ça a de chances de m’arriver!

Jour 1 et 2 : Ecole de glace et Pic d’Arsine

Partant de presque 0, mes compagnons ont tout à apprendre! On commence par les bases du cramponnage et de la sécurité sur glacier… A la fin de la journée, tout le monde sait s’encorder proprement sans risquer de mourir étranglé! Le chemin vers l’autonomie se fait à petits pas, sans brûler les étapes…

Pour leur première course, j’emmène la troupe faire le Pic d’Arsine en traversée, une course facile et très variée. Couloir, arête, pentes de neige… les apprentissages sont nombreux, on est dans le concret là! Je montre également aux stagiaires comment faire la sieste pendant une heure sur un sommet et à ce jeu tout le monde semble assez doué!

Stage autonomie débutant - Pic d'Arsine - Yohan

Stage autonomie débutant - Pic d'Arsine - Le couloir

Stage autonomie débutant - Pic d'Arsine - Olivier et Julie

De retour sur le glacier, Yohan profite d’une cordée qui descend pour se faire accompagner sur la partie glacier. Avec le reste de l’équipe, nous montons au Refuge des Ecrins pour y passer le reste de l’après midi et la nuit!

Jour 3 : Roche Faurio

Nous parvenons à nous extirper du Refuge des Ecrins avant le gros de la foule et rapidement nous retrouvons la tranquillité de la haute montagne. La plupart des cordées du jour vont aller au Dôme des Ecrins. Nous serons donc bien mieux en face!

Sur le long faux plat, j’impose un petit rythme soutenu pour nous donner toutes les chances de faire le levé de soleil en bon lieu! Tout le monde a la forme et suis sans trop de problème… Finalement, nous attendrons même quelques minutes l’arrivée du soleil!

Stage autonomie débutant - Levé de soleil à la Roche Faurio

Stage autonomie débutant - Levé de soleil à la Roche Faurio

Depuis l’épaule, mes deux cordées retrouvent leur autonomie jusqu’à l’antécime de roche Faurio

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Tom et Jérémie dans les premières lueurs du jour

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Julie et Olivier

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Julie et Olivier

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Jérémie et Thomas

Derrière nous, Robin, un copain guide nous talonne!

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Une cordée qui nous suit

Nous poursuivons sur l’arête sommitale un peu plus grimpante. Seule Julie préfère nous attendre à l’antécime, déjà bien satisfaite de la vue!

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Tom et Jérémie sur l'arête sommitale

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Olivier sur l'arête

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Jérémie sur l'arête sommitale

Stage autonomie débutant - Roche Faurio - Sur l'arête sommitale

Au loin on aperçoit des sommets connus et moins connus…

Au loin le Viso

Au loin le cervin

Revenus à l’antécime, on profite encore du sommet, faut dire que les conditions nous y invitent! Puis on attaque la descente vers la vallée… suite des aventures avec Tom et Jérémie pour encore deux jours!

Jour 4 : Râteau ouest

Aujourd’hui avec Tom et Jérémie on succombe aux charmes de la modernité, si on peut parler de modernité en évoquant le téléphérique de la Grave! Mécaniquement assistés, nous voilà transposés en quelques minutes à 3200m d’altitude sur le Glacier de la Girose, direction le Râteau ouest, une course qui devrait permettre à mes deux compagnons de franchir un petit cap.

Je laisse Jérémie et Tom gérer l’encordement sur le glacier ainsi que l’assurage en mouvement sur la première partie de la course.

Stage autonomie débutant - Rateau ouest - Vers le Col de la Girose

Stage autonomie débutant - Rateau ouest - Dans la partie facile

Stage autonomie débutant - Rateau ouest - Tom surgit de nulle part

Je reprend la tête de la cordée pour la suite un peu plus difficile ce qui leur permet de faire leurs premiers pas de grimpeurs en toute sécurité!

Stage autonomie débutant - Rateau ouest - Dans le dernier ressaut

Comme tout le reste de la semaine, nous profitons de superbes conditions au sommet, sans un pet d’air… autour de nous pas mal de sommets sont pris dans les nuages et nous semblons presque les seuls épargnés… bonne pioche!

Jour 5 : Arête de la Bruyère

Pour ce dernier jour ensembles, pas d’autonomie pour Tom et Jérémie mais une course un peu plus dure histoire de voir ce que ça peut donner dans le niveau supérieur! Un guide peut aussi servir à sortir de sa zone de confort!

Cette arête stégausaurique offre une superbe escalade dans une ambiance bien gazeuse, autant de choses nouvelles à gérer pour les deux compères… malgré leur expérience quasi inexistante en escalade, il s’en tirent plutôt bien et rentrent de cette journée ultra motivés pour s’inscrire dans une salle d’escalade en attendant les prochaines escapades en montagne!

Arêtes de la Bruyère - Stegosauric ridge

Arêtes de la Bruyère - Ambiance effilée

Arêtes de la Bruyère - Panoramique

Arêtes de la Bruyère - Jérémie au dessus du lac

Merci à tous pour cette belle semaine dans la bonne humeur! Et désolé d’avoir contribué à vous inoculer le virus de la montagne qui en plus d’engloutir toutes vos économies occupera vos pensées nuit et jour! Bon courage!

Dôme en 3 jours

Dôme en 3 jours

A peine redescendu du Pic d’Arsine avec Vince et Jérémie je retrouve Cyril, Anthony et Sébastien… habitués à randonner dans les Alpes du sud et ailleurs ils souhaitent découvrir ce qui se passe un peu plus haut. Nous projetons d’aller au Dôme des Ecrins et pour ça nous prévoyons 3 jours… une option qui permet de monter progressivement en altitude et de profiter aussi de la montagne sans cavaler tout le temps!

Jour 1 : Ecole de glace et de neige

Traditionnelle école de glace pour s’occuper la première après midi. En plus des apprentissages c’est un moment privilégié où on peut explorer à loisir des zones du glacier bien tourmentées à l’écart du chemin classique… comme la veille nous profitons à notre retour de la plus belle terrasse du secteur sous un soleil radieux!

Dôme des Ecrins - 3 jours - Devant le PelvouxDôme des Ecrins - 3 jours - Ecole de glaceDôme des Ecrins - 3 jours - Ecole de neige

Jour 2 : Pic du Glacier d’Arsine et farniente aux Ecrins

5h. La grasse mat’. Journée de rodage au pic d’Arsine. Préparer le corps l’esprit en douceur, se mettre au diapason de la montagne tout en profitant d’un premier beau sommet. Les conditions de ce début de saison sont parfaites. Un bon enneigement et enfin du bon regel depuis quelques jours…

Nous profitons de longs instants là haut de la vue à 360°. C’est quand même bon de n’être pas obligé de fuir sitôt arrivé!

Dôme des Ecrins - 3 jours - La pente raide du Pic d'Arsine

Dôme des Ecrins - 3 jours - Au sommet du Pic d'Arsine

La descente et la remontée sur le refuge des Ecrins seront presque une formalité…

Dôme des Ecrins - 3 jours - Descente du Pic d'Arsine

L’instant houblon face à la Barre.

Dôme des Ecrins - 3 jours - L'instant houblon

Dramatique événement du jour : peut-être pour tester le dévouement sans faille de son guide, Anthony largue une des ses chaussures dans le sympathique couloir sous le refuge qui canalise également les productions humaines en tout genre… je retrouverai finalement la chaussure qui de rebond en rebond termine sa course 100m de dénivelé plus bas, quasiment sur le glacier!

Jour 3 : Dôme de neige des Ecrins, montée et… descente!

3h. C’est le grand jour pour Anthony, Sébastien et Cyril. Aucun d’eux n’a vraiment bien dormi. Entre l’altitude et l’excitation de l’inconnu, les nuits de sommeil léger font souvent partie de l’expérience montagnarde!

Nous attaquons dans les premières cordées le long plat qui remonte jusqu’au pied du Dôme. L’esprit embrumé, la frontale éteinte, on glisse furtivement sous un plafond d’étoiles. La magie du matin!

Au premières lueurs du jour, nous attaquons les premières pentes bien raides du Dôme. La trace est sans concession, droit dans le pentu! Nous maintenons un bon rythme dans cette zone exposée aux chutes de séracs… malheureusement au Dôme des Ecrins, il y a peu d’endroits où on peut vraiment se relâcher. Petite pause après la pente. Le jour se lève, la Barre explose dans les roses!

Dôme des Ecrins - 3 jours - Levé de soleil

Les crevasses du Dôme dont certaines sont bien impressionnantes et parfois même infranchissables sont quasi toutes bouchées pour l’instant, permettant même le passage direct de la barre de séracs du haut. Un court passage de 3 mètres en glace vient pimenter l’ascension et donnera un peu de fil à retordre à la cordée encore en rodage!

Dôme des Ecrins - 3 jours - CrevassesDôme des Ecrins - 3 jours - Ho hisse!

3800m, c’est pas le moment de mollir même si le souffle est court, même si les jambes implorent la pause! Les deux cordées devant nous ont bifurqué vers la Barre des Ecrins. Le Dôme est devant nous, totalement désert! Encore quelques efforts et le rêve se concrétise!

Dôme des Ecrins - 3 jours - Pano au sommetDôme des Ecrins - 3 jours - Selfie

Que c’est bon de fouler le sommet de son fond d’écran comme dirait Anthony!! Une légère brise nous rappelle qu’on est en montagne mais on profite quand même une bonne demi-heure du sommet…

Après la descente des pentes soutenues du Dôme qui commencent un peu à ramollir, mes compagnons vont découvrir ce que c’est une descente rythmée par un guide en mode chien de traîneau!!

Merci à tous les 3 pour votre bonne humeur, votre curiosité et les bonnes conversations là haut! A bientôt pour de nouveaux sommets!

Traversée du Pic d’Arsine

Traversée du Pic d’Arsine

Après un furtif passage festif dans la vallée, je retrouve Jeremy et Vincent au refuge du Glacier Blanc pour 2 jours d’initiation/remise à niveau!

La première après midi nous la passons sur le glacier pour cramponner dans tous les sens… l’occasion d’apprendre et réapprendre les bases. Puis un petit tour au cœur du glacier encore bien bouché en ce début de saison…

L’été semble vouloir enfin s’installer et la journée se finit sur la terrasse avec vue sur le Pelvoux..

4h… pour nous aujourd’hui ça sera le pic d’Arsine en traversée, une jolie petite course de début de saison quand la neige recouvre les éboulis de la Pointe Cézanne. L’itinéraire remonte des pentes soutenues puis un couloir mène sur une large croupe. Juste ce qu’il faut de technique pour Vincent et Jérémie…

Traversée du Pic d'Arsine - Sur l'arête large

Sommet du Pic d’Arsine rien que pour nous aujourd’hui… d’ailleurs on a beau chercher on voit pas beaucoup d’alpinistes dans le secteur! On s’éternise là haut… la vue s’étire au nord sur une énorme mer de nuage. Grandiose.

Traversée du Pic d'Arsine - Mer de nuage

Traversée du Pic d'Arsine - heureux au sommet

A la descente on se fait une petite fantaisie en parcourant l’arête jusqu’au col. Rien de difficile mais une ambiance prenante!!

Traversée du Pic d'Arsine - L'arête à la descente

Une préparation cosmique

Une préparation cosmique

A peine redescendu de 4 jours sur le Mont-Blanc, je repars avec Julien et Erika qui ont pour projet de gravir le Mont-Blanc sur 6 jours, 3 jours de préparation et 3 jours d’ascension. Nous faisons ensemble la préparation. L’idée et de faire une préparation en douceur en se fatiguant le moins possible (mais un peu quand même!)

La planète Chamoniarde est sinistrée en ce début de saison : tramway du Mont-Blanc fermé et Aiguille du Midi HS. Ca sera notre chance! Plutôt que d’aller s’entasser à Torino, je propose à mes deux tourtereaux d’aller au Refuge des Cosmiques où l’on devrait être plutôt au calme vues les circonstances…

Pour ça il nous faut d’abord traverser le massif par le tunnel puis prendre le rutilant Skyway, sorte de téléphérique-parc d’attraction bon pour extraire le maximum de devises des poches des touristes! Que les Ecrins semblent loin dans ces moments!

Du sommet d’Helbronner, nous démarrons dans un brouillard à couper au couteau… Puis les nuages s’écartent et la vue s’ouvrent un peu sur les alentours. Aucune trace fraîche ne part en direction des Cosmiques, ça sent la solitude!

Effectivement, nous ne serons que tous les 3 au refuge ce soir et le secteur est désert comme jamais je ne l’ai vu en été (c’est le coin le plus fréquenté du massif habituellement)… Manu le cuisinier Italien nous concocte des petits plats comme au resto. On est bichonné! Dortoir d’amoureux pour Erika et Julien et chambre privative pour moi… ça a du bon les téléphériques cassés!

Grasse mat’ jusqu’à 7h et on part faire un peu d’exercice sur l’arête des Cosmiques redevenu totalement sauvage… Première course d’alpinisme pour Julien et Erika. L’altitude aidant, il leur faut quand même puiser un peu pour vaincre les passages d’escalade et de désescalade… et vaincre aussi les petites appréhensions au moment de se balancer dans la corde et de se laisser mouliner!

Les nuages se déchirent au fur et à mesure qu’on monte. Le spectacle est superbe!

Arête des Cosmiques - Fin de l'arête

Arête des Cosmiques - Vue vers le Mont-Blanc

Arête des Cosmiques - Belles conditions mixtes

Arête des Cosmiques - Jorasses et Dent du Géant

Arête des Cosmiques - Ptite pause

Arête des Cosmiques - Erika et Julien

On arrive tranquillement sur la terrasse de l’Aiguille, totalement déserte avant de rentrer sur le refuge. Programme chargé l’après-midi à base de sieste et de farniente… Et ce soir c’est la grande foule, nous sommes 5 pour 4 gardiens!

Réveil tranquille encore ce 3ème jour… aujourd’hui on rentre sur Torino avec en prime le beau temps! On parcourt le glacier dans sa partie la plus tourmentée…

Traversée Vallée Blanche - Pas mal la vue

Traversée Vallée Blanche - Devant le Grand Capucin

Après ces 3 jours de préparation, Julien et Erika retournent se reposer une nuit dans la vallée avant de partir pour leur ascension en 3 jours qu’il réaliseront avec mon collègue haut alpin Sylvain… malheureusement pour eux la météo les contraindra au demi-tour sur la première bosse de l’arête!!

Mont-White au dessus des nuages

Mont-White au dessus des nuages

Après un premier Mont-Blanc parfait avec un créneau météo juste miraculeux, je retrouve une nouvelle bande à Tête Rousse, sans même passer par la vallée… Chloé, Cyrille, Pierre et Fred sont accompagnés par Charles un copain guide.

Mes compagnons ont choisi une option en 4 jours pour optimiser un peu l’acclimatation qui est souvent la clé de la réussite là haut… Pour ça ils passent d’abord 2 nuits à Tête Rousse avec une petite journée de préparation autour du refuge pour caler les détails techniques et cramponner un peu. En ce moment les conditions sont excellentes sur la montagne, le couloir du Goûter est tout en neige et fait beaucoup plus rêver qu’en pleine canicule, lorsque des pans de montagne s’abattent sur des alpinistes qui se débattent! Dans ces conditions le sinistre surnom de « couloir de la Mort » semble légèrement surfait!

Le suspens météo reste entier jusqu’à la dernière minute… pas toujours évident pour nous les guides de prendre une décision avec une météo aussi instable. Nous attendons le dernier bulletin après le repas du soir pour décider de l’heure de lever : si nous tentons le sommet ça sera 1h30, sinon ça sera 7h pour « juste » monter au refuge du Goûter. Pas tout à fait pareil!

Le nez dans nos petits smartphones nous essayons de lire entre les lignes des bulletins météo que nous avons… tout ne converge pas, mais une fenêtre semble quand même se dessiner, on tente, ça sera donc 1h30, tant pis pour la grasse mat’!

Après 2 jours passés à Tête Rousse, Chloé, Cyrille, Fred et Pierre ont un peu la bougeotte et l’idée de tenter le sommet demain les motive!

1h30 : je glisse un œil à moitié ouvert par la fenêtre du dortoir… le refuge est dans les nuages mais j’aperçois furtivement quelques étoiles. Ca sent bon!

Le couloir du Goûter est avalé à bon train… nous nous posons quelques minutes sur la terrasse de l’ancien refuge pour boire et manger. Un petit vent frais souffle et les nuages restent de la partie pour l’instant… Nous shuntons la pause au Goûter pour entamer la montée au col du Goûter. En chemin, nous croisons deux cordées parties du Goûter ce matin qui rebroussent chemin : trop froid, trop de vent… brrr, pas motivant ça!

Avant d’arriver au Col du Goûter, nous traversons un passage hostile : vent de face, visibilité nulle… le sommet ne semble pas gagné! Mais aujourd’hui, la montagne n’appartenait pas forcément aux plus matinaux! Vers le Col du Goûter le nuage se déchire de plus en plus et le sommet se dégage, le soleil nous réchauffe instantanément et le vent tombe d’un coup. OK on prend!

Pierre accuse un peu le coup lui qui s’est engagé au dernier moment dans ce projet sans véritable préparation (mais une solide constitution de base!)… l’altitude ne pardonne pas… nous partons tous les deux vers le Dôme du Goûter pendant que Charles continue vers le sommet avec Cyrille, Chloé et Fred.

Le spectacle est vraiment fantastique aujourd’hui. De grosses masses nuageuses venues d’Italie débordent sur le Col du Midi. Tacul et Maudit sont enveloppés dans la ouate mais le Mont-Blanc trône en plein ciel et l’arête des Bosses est parfaitement dégagée! Plutôt que de descendre tout de suite au refuge avec Pierre, nous prolongeons le plaisir là haut. On papote tout en rejoignant le sommet du Dôme du Goûter, bien plus qu’un lot de consolation aujourd’hui avec cette ambiance magique… la déception est très vite passée et Pierre savoure ces instants. Le sommet n’était-il finalement pas qu’un prétexte pour être là, pour se remplir de ces merveilles que la montagne nous offre?

Pour Chloé, Cyrille et Fred, le sommet sera atteint aujourd’hui! Nous nous retrouvons tous au refuge du Goûter pour y passer un bout d’après-midi et la nuit avant de redescendre vers la verdure et la civilisation!

Un petit assortiment de photos prises par notre barbu de photographe, la classe!

Couché Soleil Tete rousse

mont-blanc - brumes matinales

mont-blanc - cyrille le barbu photographe

mont-blanc - Nico dans le rôle du guide manouche

mont-blanc - Bande de givrés

mont-blanc - Pierre heureux!

mont-blanc - Aiguille du midi

mont-blanc - bon ok ça ne prouve rien!

mont-blanc - Chloé

mont-blanc - le sommet

mont-blanc - Charles

mont-blanc - summiters

mont-blanc - Fred

mont-blanc - glacier de Bionassay

mont-blanc - montée à Tête Rousse

Mont-Blanc 6 jours

Mont-Blanc 6 jours

Retour sur un « stage Mont-Blanc » original avec une joyeuse bande!

Original pourquoi? Et bien déjà car il se découpe en 2 sessions de 3 jours avec 3 jours de repos au milieu pour permettre à tous de concilier harmonieusement ce projet avec la vie familiale et professionnelle. Original aussi parce que pour la préparation nous optons pour un raid à ski de 3 jours vus les conditions d’enneigement encore très bonne cette année!

Jour 1 : Pré de Madame Carle – refuge du Glacier Blanc. Ecole de Neige

C’est un projet de longue date qui démarre aujourd’hui au Pré de madame Carle avec Aymeric, Stan, JB, Manu, Arno et François… Aymeric m’a contacté 9 mois plus tôt pour planifier ça! J’avoue que je suis peu habitué à me projeter aussi loin en avant dans le temps… mais les agendas compliqués de ces 6 copains cumulant tout de même la bagatelle 19 enfants imposait cette planification.

Le grand rêve de la bande est de gravir le Mont-Blanc. Pour ça l’option que nous avons retenu se découpe en 2 temps. Une première session de 3 jours pour s’acclimater, se préparer techniquement, caler des petits détails et accessoirement faire connaissance! Suite à ça 3 jours de repos et nous repartons pour gravir le Mont-Blanc en 3 jours…

Au fil de nos échanges une autre idée est venu s’insérer dans le projet, et vue les quantités de neige elle est plutôt bienvenue… toute la bande pratique le ski : pourquoi ne pas faire la préparation à ski de rando? Outre le fait que ce moyen de locomotion est particulièrement recommandé en montagne par les temps qui court c’est une belle occasion de découvrir l’activité et d’élargir les horizons!

C’est donc équipés de tout l’attirail du parfait randonneur-glisseur que nous quittons le Pré ce matin.

Raid ski Ecrins - Au départ

Un premier portage de 350m et nous chaussons les skis. La météo est changeante, quelques gouttes farceuses nous font sortir la Gore-Tex mais rien de grave, on échappe à la saucée… passage clé de la montée : le couloir sous le refuge, avec au programme une belle initiation à l’art de la conversion!

Raid ski Ecrins - Sous le Refuge du Glacier Blanc

Après une halte au refuge où nous résistons en bloc a l’appel de la bière nous repartons pour une petite école de neige derrière le refuge… le temps de faire notre pause, une averse coquine a fait rentrer tous les alpinistes! Et nous nous profitons de belles éclaircies… quel timing! Derrière le refuge nous trouvons quelques pentes raides pour nous adonner à quelques glissades et cramponneries en tout genre.

Raid ski Ecrins - Ecole de neige

Raid ski Ecrins - Ecole de neige - Stan

Raid ski Ecrins - Ecole de neige - JB

Au bout d’une heure de cabrioles, fin des hostilités! On sonne le repli vers le refuge et la récompense houblonneuse du jour, en terrasse s’il vous plait!

Raid ski Ecrins - Récompense

Jour 2 : Bosse entre le Pic d’Arsine et le Pic du Glacier Blanc

5 h du mat. La grasse mat’! Aujourd’hui on prend la direction du Pic d’Arsine. Petite série de conversion matinale pour s’étirer puis on peut se mettre en pilote automatique. A voir les piétons brasser dans la semoule on ne regrette pas notre moyen de locomotion, à la montée du moins!! Le petit créneau matinal nous offre une belle vue sur les alentours et le glacier…le Pic d’Arsine pour nous autre skieurs a mauvaise mine, nous lui préférons la bosse voisine vers le Pic du Glacier Blanc.

Raid ski Ecrins - En rang

Raid ski Ecrins - Devant la Barre des Ecrins

Raid ski Ecrins - Devant le pelvoux

Raid ski Ecrins - Sommet de la bosse

Nous sommes heureux d’avoir des skis mais pour une première la bande n’est pas gâtée!! Descente « sportive » dans une neige hmmm… comment dire… peu flatteuse! De ces neiges qui te font te demander si ce n’est pas la première fois que tu chausses des skis… Enfin bon, ça glisse et c’est déjà pas mal!!

Raid ski Ecrins - Yihhah

Notre journée se termine par une bonne session farniente au refuge des Ecrins, ponctuée par un sympathique spectacle son et lumière faisant trembler toute la montagne. Brrr, ambiance!

Ce soir au dodo tôt! Pas de programme fixé, c’est le ciel qui nous guidera!! Et accessoirement moi aussi un petit peu!

Jour 3 : descente refuge du Glacier Blanc et ski vers le Col de Monetier

4h30… on ampute progressivement nos nuits de sommeil… ça aussi c’est l’acclimatation Mont-Blanc! Dehors les montagnes au dessus de 3400m sont invisibles, il a neigé 10cm sur une espèce de mille-feuille destructuré peu ragoûtant… le plan du jour sera donc de skier plus bas, là où la neige a déjà vécu de nombreux cycles de gel degel et une totale humidification… de la bonne neige de névé quoi! Descente tranquille jusqu’au refuge du glacier Blanc, on savoure de se laisser glisser en quelques minutes, là où à pied un bon brassage nous aurait attendu. Du refuge nous remontons jusqu’à 3100m sous le col de Monetier.

La descente est bien meilleure que la veille sur cette neige de névé soupeuse à souhait… l’occasion pour tout le monde de renouer avec le skieur qui est en lui! Courte halte au refuge et on encape vers la vallée… vive le ski!

Raid ski Ecrins - Refuge du Glacier Blanc

Raid ski Ecrins - Ski de névé

Raid ski Ecrins - Sous le col de Monetier

Encore un peu de portage et nous voilà de retour au Pré bien content de s’être faufilés à travers ce créneau pas gagné d’avance sur le papier… une première à ski de rando… et une préparation  »en douceur » avant notre virée du week-end prochain sur la plus haute bosse d’Europe.

Jour 4 : montée au refuge de Tête Rousse

Après une courte semaine de boulot vite passée, la tête encore à moitié dans les nuages, toute la troupe se retrouve au parking de Bionassay avec en plus Vince et JB, deux dictateurs de haute montagne venus m’aider à driver l’équipe vers là haut… point de telepherique ni de tramway qui tienne en ce début de saison. Un ptit coup de taxi 4x4 nous propulse jusqu’à l’arrivée du téléphérique. Pour cette première journée de marche l »objectif est de monter en se fatiguant le moins possible jusqu’à Tête Rousse où nous dormons. On arrive en début d’aprem, de quoi profiter du soleil et lézarder tranquillement, laisser le temps s’étirer avant la grosse journée de demain.

Renseignement pris, ceux qui font la pluie et le beau temps ont décidé de nous ouvrir une très large fenêtre le lendemain. De quoi largement s’y glisser à 9!

Jour 5 : Refuge de Tête Rousse – Sommet Mont-Blanc – Refuge du Goûter

1h30. Ca pique les yeux quand même. Sauf pour ceux qui dormait pas! Démarrage hésitant dans la nuit : crampons qui foirent, thème du jour. Il en faudra plus pour nous barrer la route!! Les conditions sur la montagne sont parfaites. Le couloir du Goûter tout en neige ne ressemble en rien à l’infâme tas de pu qu’il va devenir d’ici peu de temps… à la place, du mixte intéressant que l’on remonte tout en crampons, enfin quand ils tiennent!!

Mont-Blanc - La cordée Stan et Manu dans le couloir

Sortie du couloir juste pour le levé du soleil, des instants magiques. On s’autorise une pause de quelques minutes au Goûter avant de poursuivre…

Mont-Blanc - Magique

Mont-Blanc - Stan et Manu

Mont-Blanc - Proche du refuge

Changement d’ambiance par rapport au couloir, l’espace s’élargit, on peut se mettre dans un rythme et laisser les pensées divaguer. Je suis encordé avec Aymeric et JB et nous avançons régulièrement. Les conditions météo sont idylliques, pas de vent, des températures très clémente et l’horizon dégagé à 360 degrés. La journée inespérée, en tous cas la première du genre depuis bien longtemps!! On profite de la vue qui s’ouvre au fur et à mesure…

Refuge Vallot. Tout va bien, on attaque la chevauchée du chameau à 4 bosses. Nous continuons sur notre rythme métronomique qui ne fléchira presque pas jusqu’au bout… et puis arrive ce qui devait arriver, la dernière bosse qui s’étire puis plus rien au dessus. Le sommet sans foule, ni vent!

Mont-Blanc - Stan, Manu et JB au sommet

Mont-Blanc - Aymeric et Jb au sommet

Mont-Blanc - Aymeric et Jb au sommet

On attaque la descente qui est en super conditions (où sont nos skis!!!). Sur le chemin on croise les copains qui sont vers la 2ème bosse. Certains entame un beau combat contre eux même pour aller chercher ce rêve. Chapeau messieurs! C’est facile pour personne mais certains ont du mobiliser des ressources lointaines! Grande satisfaction : tout le monde ira au sommet aujourd’hui et sera à l’heure pour l’apéro! Quelle équipe!

La soirée de fiesta se prolonge au moins jusqu’à … 19h30 avant une horizontalisation collective!

Jour 6

7h… Que c’est bon de l’avoir derrière soi ce Mont-Blanc! On ne se sent plus concerné par tout ça et on a presque de la peine pour ceux qui montent aujourd’hui! Enfin pour nous c’est pas tout à fait fini, il faut bien remobiliser notre attention pendant 2 petites heures pour descendre le couloir du Goûter. Arrivée au refuge de Tête Rousse, on retrouve un chaleureux soleil matinal. C’est bon on peut commencer à se détendre. Avec la neige jusqu’au Nid d’Aigle, la descente est presque une partie de plaisir!

Bravo à tous pour cette belle aventure. Je suis heureux que le rêve se soit concrétisé pour tout le monde!! Merci d’avoir abordé ce projet avec un esprit « large » et de m’avoir donné la liberté d’organiser tout ça à la sauce Draperi! A une prochaine sur les skis ou sur les crampons!!

Stage initiation 5 jours alpinisme

Stage initiation 5 jours alpinisme

Ca faisait déjà un petit moment que Jonathan et Roger se sentait attirés par les joies de la montagne… en ce début de mois de septembre, ils décident de faire le grand saut dans l’inconnu!! Bonne pioche, la météo pour les 5 jours est juste parfaite… après un été chaud et sec, la montagne est en état de déshydratation avancée! J’oriente donc le programme plutôt vers des courses de rocher, ce que permet notre effectif réduit!

Mes deux lascars sont dans un esprit de découverte totale sans à priori et ne savent absolument pas à quelle sauce ils vont être mangés!! Pas d’autre choix pour eux que de me faire une confiance aveugle…

Pour la première journée, je leur propose d’aller faire quelques gammes en rocher sur un secteur facile, en chaussures de montagne bien sûr… Première sensations, verticalité, cordes et nœuds ‘achement complexes! L’occaz pour moi de voir aussi le potentiel de la cordée! Totalement novices en la matière, les progrès sont rapides et après deux tours de chauffe, nous montons grimper l’Eperon Bouchier, un itinéraire de plusieurs longueurs dans un cadre champêtre…

Stage initiation 5 jours- Eperon Bouchier

Stage initiation 5 jours- Eperon Bouchier

Fort de l’expérience de la veille, je propose en deuxième journée de prendre un peu de hauteur vers les Arêtes de la Bruyère, une course d’arête très esthétique perchée face aux Ecrins. Mes deux loustics n’en reviennent pas de de faire les funambules sur une arête comme ça… Tout déroule à merveille, les conditions sont parfaites et nous sommes seuls.

Stage initiation 5 jours- Arete de la Bruyère

Je prends congés pour le 3ème jour, j’arrive pas à suivre le rythme!! Je laisse à la main à mon pote guide Julien qui amène Jon et Roger en altitude pour faire la voie normale du Râteau Ouest… superbe journée encore et les deux journées de rocher des jours précédents seront mis à profit sur le final!!

Stage initiation 5 jours- Rateau ouestStage initiation 5 jours- Rateau ouest, au sommet!

Pour ce 4ème jour, on monte sur le Glacier Blanc pour approfondir un peu les techniques de cramponnage vues rapidement au Râteau et explorer le Glacier Blanc. La montagne est déserte. On erre dans ce labyrinthe de crevasses, dans cet océan figé! De temps un temps fuse des cris d’émerveillement. Moi évidement je suis blasé devant tant de routine.

Stage initiation 5 jours- Sur le Glacier

Stage initiation 5 jours- Admirer la pose!

Last day bust not least. Un beau ptit programme aujourd’hui : l’arête sud du Glacier Blanc. On reste dans le thème. Cette belle course d’une ampleur et d’un engagement déjà pas anodin offre des vues hallucinantes sur le haut du Glacier et la Barre… Roger et Jon sont sur-affutés après la semaine passés ensemble. Une fois franchies les premières difficultés qui réveillent un peu à froid, ils déroulent presque tranquillement le fil de cet arête. Aujourd’hui encore la montagne semble déserte. Tant mieux. Aujourd’hui encore la météo nous donne le meilleur d’elle même. Pas facile tous les jours…

Stage initiation 5 jours- Arête sud Glacier Blanc - PanoramaStage initiation 5 jours- Arête sud Glacier Blanc - Vue démenteStage initiation 5 jours- Roger, splendide!Stage initiation 5 jours- Jon sur fond de Barre

Bravo à tous les deux pour ces belles réalisations, j’ai passé une superbe semaine en votre décontractée compagnie. A la revoyure!

Dôme des Ecrins

Dôme des Ecrins

Déjà 3 mois que je courre l’alpe crampons aux pieds observant la montagne s’assécher de jour en jour… cet été aura vraiment été chaud et pas généreux en précipitations! Bilan des courses, les courses de neige sont ultrasèches et les glaciers copieusement ouverts. Heureusement, juste avant de retrouver une fine équipe Parisiono-niçoise (ou plutôt Niçosio-parisienne) un furtif mais efficace épisode perturbé nous remet un coup de blanc sur les hauteurs… une chance qui va nous rendre la vie plus moelleuse là haut!

Sylvain, Nico, Walter et Gilles font un passage express dans les Ecrins pour tenter l’ascension du Dôme des Ecrins, notre star locale à plus de 4000m… altitude symbolique qui pousse beaucoup de gens vers ce sommet plutôt que vers d’autres d’altitude plus modeste.

L’idéal pour vivre au mieux cette incursion en altitude est d’étaler l’ascension sur 3 jours ou plus. Faute de temps, nous tenterons l’ascension en 2 jours, sans acclimatation! Certains organismes s’en souviendront!

Le premier jour nous montons au refuge des Ecrins et on en profite au passage pour aller faire quelques pas de danse sur le glacier… ret faire le tour du propriétaire.

Le Dôme joue les timides et reste dans le nuage toute la journée. Les cordées qui redescendent n’ont rien vu et sont frigorifiées, ça promet!! En plus dans la soirée, le vent se met à souffler sérieusement, ambiance! Ca, ajouté à la neige fraîchement tombé, c’est pas forcément gagné pour le Dôme… Qu’importe! Il y a de toute façon toujours à faire dans le secteur… On se laisse pas abattre et l’apéro permet de maintenir le moral des troupes!! J’avoue que le stress et les interrogations sans fin des veilles de courses m’est beaucoup moins familier qu’à mes débuts en alpinisme! Il y a une part de lâcher prise indispensable en haute montagne. On doit accepter de composer avec une foule d’incertitudes et ce serait pure vanité que de prétendre tout contrôler… Bref, mes compagnons se couchent avec un gros point d’interrogation dans le cerveau, quant à moi, je prolonge la soirée avec les collègues autour d’une modeste fiole de génépi. Quand enfin je m’autorise l’horizontalité, il n’y a plus aucune trace d’activité cérébrale dans mon cerveau!

Le vent a soufflé fort cette nuit, fouettant le refuge et faisant douter un peu plus les alpinistes!! Pourtant au réveil à 4h30, il s’est bien calmé et a complètement nettoyé le ciel! Ca s’annonce pas mal. Bizarrement, personne ne se presse au petit déjeuner ce matin. Peut-être un rapport avec la trace à re-faire?

Dès le départ, je veille à trouver le bon rythme qui nous permettra de compenser un peu le manque d’acclimatation. Tout s’enchaîne bien. La neige récente nous permet d’évoluer plus confortablement que sur la glace. Nos prédécesseurs nous font une trace au top. Les moins fatigués d’entre nous profite à fond de l’ambiance fantastique de ce matin avec la poudreuse, les lumières quasi-automnales, les séracs impressionnants et les crevasses béantes dont une se franchit sur une échelle! Sans parler de la vue, parfaite ce jour là.

Premiers rayons de soleil…

Dôme des Ecrins - Premiers rayons

Gentils les séracs, pas bouger!

Dôme des Ecrins - Sous l'oeil des séracséracs

Sur fond de Roche Faurio…

Dôme des Ecrins - Devant la Roche Faurio

Guide posant, un vrai savoir faire.

Dôme des Ecrins - La pose s'impose

A la fin del rédillone de la muerte!

Dôme des Ecrins - La fin du raidillon de la muerte

Allez les gars, c’est tout plat là

Dôme des Ecrins - Allez, c'est tout plat

Scénario météo idéal aujourd’hui : au fur et à mesure que nous montons, le vent tombe! Un petit passage technique pour franchir la rimaye et nous voilà au sommet!

Dôme des Ecrins - La bande au sommet

Dôme des Ecrins - Panoramic view

Dôme des Ecrins - Descente de la rimaye

Une fenêtre météo grande ouverte et une bonne humeur déconnante, what else? La prochaine ski aux pieds?

Gran Paradisio et Monte Rosa

Gran Paradisio et Monte Rosa

Il y a 3 ans, avec Yann et sa sœur, nous foulions ensemble la plus grande bosse blanche européenne

Cette année, Yann revient accompagné de quelques collègues de travail : une joyeuse équipe franco-helvétique qui respire bon la convivialité!

Notre projet sur le papier se découpe en 2 temps : un galop d’essai au Grand Paradis suivi si tout va bien le we suivant de l’ascension du Mont-Blanc… La montagne et les guides en décideront un peu autrement!

Un Grand Paradis en bande organisée : le hold-up!

Pour ce premier acte, je suis accompagné par Sylvain pour tenter de dompter la fougue de cet équipe affûtée! Dès le départ le ton est donné : les présentations ne sont même pas faites que j’ai déjà dans la main une bouteille de gentiane, prometteur!! La montée à Vittore Emmanuel est expédiée à bon train au rythme des papotages…

Grand Paradis - La montée au refuge

Les grands oracles météo n’étant pas très optimistes pour le lendemain, le refuge n’est qu’à moitié plein, on s’en plaint pas! Et qui sait avec un peu de chance on aura peut-être une belle fenêtre de tir!!

Réveil de bonne heure et terrible constat : le beau temps est en train de s’installer… Pas le choix, nous devrons donc y aller! Avec Sylvain, nos craintes sur la vitesse du groupe s’avère juste : tout le monde monte vite, nous allons devoir batailler!

Plus on monte, plus il fait beau. Notre foi dans les oracles est totalement atteinte. Heureusement le groupe sait faire face à cette terrible épreuve et reste soudé.

Grand Paradis - Le beau temps se met en placeGrand Paradis - Pas vilain

Ce qui devait arriver, arriva : à force de monter, nous nous rapprochons du sommet. Cette tempête de beau temps imprévue nous déstabilise au plus haut point.

Grand Paradis - La cordée de SYlvain en termine presque

En plus, ce qu’il y a de terrible avec ces journées à la météo aléatoire, c’est qu’on se retrouve avec une ambiance nuageuse totalement exceptionnelle. Pas facile à gérer tout ça!

Grand Paradis - Pas vilainGrand Paradis - Pas vilain

Sur l’arête, l’ambiance change radicalement. On passe d’une tranquille marche glaciaire au parcours d’un balcon quelque peu aérien!! A peine le temps d’avoir quelques hésitations que nous sommes tous là haut, ensembles et pas mécontents de notre petit hold-up!

Grand Paradis - Les derniers mètres

Une petite pause thé-vin blanc syndicale à la descente… puis nous filons vers la vallée où nous attends un bon petit resto.

Grand Paradis - Pause vin blanc de rigueur

Acte 2 : notre mont sera finalement Rose!

La semaine après le Grand Paradis, je guette la météo quotidiennement. Notre projet initial est de gravir le Mont-Blanc par la voie normale en 2 jours. Le timing de cette ascension en 2 jours ne permet pas de franchir le couloir du Goûter de bonne heure. Après un petit coup de froid, les températures remontent en flèche cette semaine avec un pic de chaleur le jour projeté de notre ascension… Petit conseil de guerre entre guides : nous décidons de nous enlever cette grosse épée de Damoclès et d’aller du côté du Mont-Rose. Notre groupe ne connaîtra donc pas le plaisir du sprint sous la mitraille du Goûter avec un guide hurlant les yeux exorbitées par le stress! Nous devrons à la place nous contenter des antipastis de Citta di Mantova et des formes ondoyantes des grands sommets neigeux du Mont-Rose…

Pour cette virée, quelques changements dans l’équipe, Denis n’est pas là mais Romain le remplace! Et chez les guides, deux nouvelles recrues made in Hautes Alpes, Charles et Mathieu.

La montée à Citta di Mantova permet d’attaquer la journée sans trop stresser par 1500m de dénivelé en téléphérique… Petite originalité de la bande pour ces 2 jours : avec Yann et Christophe nous serons à skis, quasiment les seuls à utiliser ce moyen de locomotion en ce moment!

Le confort et l’accueil des refuges italiens sont appréciés par tous, nous guides les premiers. Il nous faut jongler entre l’apéro avec notre groupe et celui avec les gardiens du refuge. Un métier exigeant à tout instant où le moindre relâchement peut avoir des conséquences dramatiques…

Départ en fanfare ce matin. La météo ne nous fera pas de farces comme la semaine dernière!! Il fait seulement beau comme prévu! Du côté de l’équipe, rien n’a changé : un train d’enfer à peine impacté par le manque d’oxygène!

Mont-Rose - Ski - La cordée de Sylvain

Yann, Christophe et moi sommes sur nos planches que l’on croyait rangées jusqu’à l’hiver prochain!

Mont-Rose - Ski - Yann et Christophe devant le Lyskamm

La vue sur tous les grands sommets du Valais est démente… Ils paraissent presque minuscules vus d’ici.

Mont-Rose - Ski - Tous les grands du Valais sont là!

Nous nous retrouvons dans un timing parfait tous ensemble (et seuls!) au sommet de la pointe Zumstein, miraculeusement épargnée par le vent… Encore un bon moment de bonheur pour la team PIASIO!

Mnt-Rose - Ski - La team au sommet de la pointe ZUmstein

Ambiance à la descente de la Zumstein…

Mnt-Rose - Ski - Descente de la pointe ZUmstein

Nous passons par la cabane Margherita pour s’abriter quelques minutes puis nous nous séparons… Avec Yann et Christophe nous filons à skis vers la Pyramide Vincent. Avec le vent et le froid la neige n’a pas décaillé en haut mais comme elle est parfaitement lisse, elle se skie facilement. Quelle joie de se laisser glisser dans ce cadre hors norme!!

Nous remontons rapidement vers la Pyramide Vincent d’où nous attaquons une belle descente jusqu’au téléphérique…

Mont-Rose - Ski - Yann à la pyramide Vincent

Glisse tranquille…

Mont-Rose - Ski - Qu'il est bon de se laisser glisser!

La moquette est de la partie!!

Mont-Rose - Ski - Pour qui la belle moquette?

Mais que regardent ces deux là?

Mont-Rose - Ski - Mais que regardent ces deux là?

Ahhhh! Un sérac!

Mont-Rose - Ski - Ahhhh! Un sérac!
Mont-Rose - Ski - Yann et Christophe sous le sérac

Avant de plonger dans le couloir qui nous ramène skis au pied jusqu’au téléphérique, on raye un champ de moquette XXL.

Mont-Rose - Ski - C'est l'été pas de doute!

Les collègues à pied descendent bon train aussi et nous voilà à midi tous de retour à Staffal pour profiter une dernière fois ensemble de la gastronomie italienne.

Patrice, Yann, Christophe, Jordi, Denis, Romain, Jérémy : merci à tous pour votre confiance et pour ces bons moments de convivialité!! On remet ça quand vous voulez!

Pointe Marie Louise et Rateau Ouest

Pointe Marie Louise et Rateau Ouest

Les années passent et Alain est de retour pour la Xème fois. On ne compte plus! Notre cordée tel un bon vin se bonifie au fil des années… Cette année, Alain vient avec Paul, un de ses fils qui vient faire ses premiers pas en alpinisme. Bien qu’élevé sur les bords de l’océan, Paul a manifestement quelques bons gènes de bouquetin qui ne demandent qu’à s’exprimer et trouvera rapidement ses marques sur les itinéraires escarpés que nous emprunterons!

Dès le départ, Paul entre en formation accélérée! Le Pic de la Grave, notre objectif initial n’est (déjà!!) plus en condition… Chaleur et sécheresse se font rudement ressentir dans le secteur! J’opte donc pour une course de remplacement juste à côté, la pointe Marie Louise… Le niveau est un peu plus relevé, et Paul découvre le cramponnage sur un premier court passage de 45° en glace! Heureusement rapidement nous retrouvons la neige puis les rochers aériens de cette pointe peu parcourue. Très belle mise en jambe en tous cas sur cette petite course bien complète où l’on rencontre des terrains variés!Pointe Marie Louise - Passées les premières pentesPointe Marie Louise - Petite arête de neigePointe Marie Louise - La Barre dans la danse des nuages

Nous descendons à proximité de la voie normale du Pic de la Grave mais nous gardons nos distances car des blocs menaçants sont posés sur la glace. Je mouline Alain et Paul pour franchir la rimaye et de mon côté je fais un bref crochet par la voie normale. Une valise fuse quelques mètres au dessus de ma tête. Berkk!

Ne reste plus qu’à descendre les éboulis du Col de la Lauze pour gagner le refuge de la Selle. Mes 2 chamois expédie l’exercice en petite foulée et moins de 3/4 d’heure plus tard nous sommes au refuge. Rien de tel qu’une petite manivelle pour se remonter! Nous sommes 7 ce soir au refuge… ah la surfréquentation dans les Ecrins!

Pointe Marie Louise - Au refuge de la Selle

Aujourd’hui, l’idée est de boucler la boucle en montant au Râteau Ouest par le couloir de la Girose. Les conditions ne devraient pas tenir encore bien longtemps mais pour nous c’est tout bon. Dame montagne nous accorde même un peu de regel cette nuit! Le couloir est sain à remonter et nous sortons de bonne heure au Col de la Girose.

Rateau Ouest - Couloir de la Girose

Rateau Ouest - Alain et Paul dans le couloir de la Girose

La météo est parfaite aujourd’hui. On voit tout là bas!

Rateau Ouest - La grosse bosse blanche tout là bas!

A ces heures matinales nous sommes évidemment seuls sur la montagne, l’essentiel des prétendants au Râteau Ouest arrivant bien plus tard par les miracles des remontées mécaniquement assistées! Un plaisir que nous ne boudons pas! Nous arrivons dans la partie grimpante avec le soleil qui tiédit parfaitement le rocher.

Rateau Ouest - Sur le caillou, parfaitement tiédi par le soleil du matin

L’an dernier, à la même époque avec Alain et Tristan nous nous arrêtions 50 mètres avant le sommet à cause des corniches! Dur à croire au vu des conditions de cette année!

Rateau Ouest - Pas évident de se mettre debout

Bonne pause contemplative au sommet… quand la montagne se déguste!

Rateau Ouest - Au sommet

A la descente nous croisons les premières cordées venues par le téléphérique. Paul dans un souci de curiosité scientifique se lance dans l’exploration de la rimaye… sans conséquence si ce n’est de comprendre l’intérêt de la corde!

Initiation Alpinisme Roche Faurio

Initiation Alpinisme Roche Faurio

Un parcours d’initiation désormais classique et qui fait ses preuves… mais une équipe hors norme!! Et des conditions météo parfaites… what else?

A peine redescendu des Agneaux, je retrouve sur la terrasse du refuge en ordre dispersé Jérôme, Thibaut, Fabien et Charly. Le feeling passe, nos 3 jours ensemble s’annoncent prometteurs!

Il y aurait matière à développer, c’est sûr mais mon rythme de guide en pleine saison nuit un peu à mon travail de journaliste… donc résumé succinct! En même temps un guide qui passe son temps en montagne, c’est plutôt mieux qu’un guide qui passe sa vie devant l’ordi!

Quelques photos en vrac de ces 3 jours avec une mention spéciale pour le levé de soleil au sommet de Roche Faurio… Par ces journées bien longues, fallait pas chômer pour y être!

Sur l’arête Ouest du Pic du Glacier d’Arsine, un parcours d’arête facile et idéal pour appréhender en douceur ces terrains peu familiers!

Sur l'arête ouest du Pic d'ArsineParcours d'arête ludique au Pic d'Arsine

La Roche Faurio, une base! Esthétisme du sommet, ambiance haute montagne, risques beaucoup plus raisonnables qu’au Dôme… Alors en plus quand on se fait le levé de soleil là haut!!

Levé de soleil au sommet de la Roche FaurioL'équipe au sommet de la Roche FaurioUne cordée qui fonctionneIci mieux qu'en face!

Désolé d’avoir contribué à vous transmettre le terrible virus de la haute montagne!!

Roche Faurio

Roche Faurio

Nouvelle initiation à l’alpinisme avec un chouette groupe. Une partie finira à la Roche Faurio et l’autre partie au Dôme des Ecrins avec Mathieu venu me renforcer!

Au final l’impression que tout le monde a pris du plaisir avec des objectifs différents!!

Cheminement au milieu des crevasses…

Ecole de glace

Instants de beauté sur les pentes de Roche Faurio

Roche Faurio - Pure lumière

Roche Faurio - Pure lumière

Les copains du village sont là!

Les copains de Champcella devant le Dôme

Roche Faurio - Champcella, un village au sommet!

Pour les plus grimpeurs du groupe, un panorama pour le moins aérien!

Roche Faurio - Panorama

Initiation à l’alpinisme à Noman’s land

Initiation à l’alpinisme à Noman’s land

Je retrouve avec plaisir Laurence et Christophe qui reviennent dans les montagnes qui leur sont si chères. Après leur initiation au ski de randonnée de cet hiver nous passons à la découverte de l’alpinisme!

En ce tout début de saison estivale la montagne reste bien sauvage et en nous décalant du week-end et grâce à des conditions météo pas parfaites (sur le papier!) nous profitons du secteur du Glacier Blanc et des refuges dans une quasi solitude!! Ce qui n’est pas pour déplaire à Laurence et Christophe!

Nous démarrons le premier jour par une petite exploration du Glacier Blanc ce qui permet de se mettre à l’aise avec le cramponnage et d’aller visiter quelques endroits peu fréquentables! Le ciel est clément avec nous et nous épargne! Ce soir au refuge du Glacier Blanc c’est la folie, nous sommes au moins 7 personnes, dont 3 jeunes avec que nous suivrons les 2 jours suivants!

Initiation alpinisme - Ecole de glace

Pour le deuxième jour, météo France nous annonce un passage perturbé dès le matin… Soit. On aimerait juste être au dessus de la limite pluie neige quand ça démarrera! Notre idée du jour est de traverser le Pic d’Arsine en montant par le couloir sud. Au petit matin c’est déjà la tempête comme prévu!!

Initiation alpinisme - Le mauvais temps annoncé!

Nous réalisons le hold-up presque parfait! Pas un chat dans la montagne à part nos 3 amis du refuge et une lumière incroyable avec les quelques nuages qui viennent danser sur notre arête! Pour ça je dis, vive les Ecrins!

Initiation alpinisme - Sortie du couloir sud du Pic d'Arsine Initiation alpinisme - Arrivée au Pic d'Arsine Initiation alpinisme - En plein désert?

Nous passons le reste de la journée à farnienter au refuge des Ecrins pendant que dehors il neige… En fin de journée, le vent se lève et dégage tous les nuages. Le refuge des Ecrins est bondé. Au moins 20 personnes! Terrible!

Dernier jour. Je propose à Laurence et Christophe d’aller voir le levé de soleil à la Roche Faurio… mais le vent qui souffle bien fort ce matin (60 à 80km/h quand même) me fait changer d’avis pour le Pic du Glacier Blanc. Très bonne pioche pour nous!! Nous sommes bien abrités par les sommets environnants et dans un timing parfait pour le levé de soleil!!

Initiation alpinisme - Pas vilain tout ça!! Initiation alpinisme - Volutes cotonneux Initiation alpinisme - Levé de soleil sur le Dôme

Nous poursuivons l’ascension en direction du Pic avec quelques petits passages mixtes pas trop difficile mais très bien pour parfaire sa technique en tout terrain!

Initiation alpinisme - Un peu de mixte facile

Sur l’arête menant au Pic du Glacier Blanc

Initiation alpinisme - Sortie sur l'arête vers le Pic du Glacier Blanc

Merci encore à tous les deux pour ces beaux moments partagés en confiance et votre belle approche de la montagne, sensible et humble. A bientôt!

Stage autonomie Ecrins

Stage autonomie Ecrins

Clément et Raphaël sont motivés pour découvrir l’alpinisme et faire leurs premiers pas vers l’autonomie en montagne… Le chemin est long et semé d’embûche mais le jeu en vaut la chandelle et les récompenses sont à la hauteur des efforts fournis!

Durant ces 4 journées passées ensemble nous auront l’occasion de parcourir des terrains très variés et riches en enseignements… la meilleure façon d’apprendre étant de pratiquer, nous gravissons chaque jour un sommet!

Quelques belles photos ramenées de là haut

Traversée de la Meije Orientale

Traversée de la Meije Orientale

On ne mollit pas aujourd’hui avec Manu et Cyrille… L’idée est de rallier le refuge de l’Aigle en passant par la Meije Orientale. Le programme est ambitieux je le sais mais je commence à connaître un peu mes deux phénomènes et je ne doute pas d’eux! Nous prenons donc la direction du col du Pavé pour une petite mise en jambe matinale dans des pentes déjà un peu raides… Une petite longueur d’escalade au dessus de la rimaye qui nous permet d’accéder aux pentes de neige menant à la brèche Maximin Gaspard. La vue sur la suite laisse Manu dans une grande perplexitude qui nous gratifie régulièrement de : « vous êtes vraiment des grands malades, mais c’est quoi votre problème les gars? »… Même s’il dit non avec la tête, Manu dit oui avec ses pieds! Et se déjoue sans trop de problèmes de tous les pièges qui nous sont tendus sur cette belle course de grande ambiance! Cyril qui en mène un peu plus large se délecte de ce beau morceau d’Oisans sauvage offrant dans ces conditions des passages… intéressants! Notamment les courtes traversées de corniches, plus menaçantes du tout mais sur lesquelles il faut jouer avec son équilibre!

Heureusement que les crèpes de Louis sont là pour reconstituer son homme avant la descente vers la vallée!

Râteau Est

Râteau Est

Vu le manque de certitude météo du côté de Chamonix pour tenter le projet initial d’ascension du Mont-Blanc par la voie normale Italienne, je propose à Manu et Cyrille de tenter notre chance du côté des Ecrins où les conditions en ce début de mois de juillet sont particulièrement belles!

Je retrouve les deux loustics en pleine forme pour une montée par le téléphérique de la Grave… un petit luxe si rare dans les Ecrins! Petit tour de chauffe au Pic de la Grave avant de rallier le refuge de la Selle, ses gardiens bien sympathiques, sa bière artisanale et son rouge… équilibré!

Aujourd’hui l’idée est de rallier le Refuge du promontoire par le Râteau Est… La neige encore bien présente rend la course bien jolie, même si Manu commence vraiment à se demander pourquoi il s’est fait embusqué dans ce traquenard alpin! Vu démente au sommet après quelques contorsions sur l’arête… Nous descendons direct sur le refuge en versant SE, un raccourci honnête dans ces conditions bien enneigées, à éviter sinon! Belle après midi de farniente au Refuge du Promontoire inondé de soleil

Stage autonomie alpinisme

Stage autonomie alpinisme

Mathieu, Damien, Timo et Julien font appel à mes services pour devenir autonome en montagne sur des courses d’alpinisme facile dans un premier temps. Les apprentissages avant de prétendre aborder la montagne de façon autonome sont nombreux, nous avons du pain sur la planche!! Nœuds, encordement, cramponnage, gestion de l’assurage en mouvement, pose de points, confection de relais, sécurité sur glacier, préparation de course, analyse des risques et facteurs humains… C’est pas des vacances pour mes 4 comparses!!

Dès le premier contact, le courant passe avec le groupe, on va se marrer! Pour bien débuter, nous allons faire une école de glace sur le Glacier Blanc et explorer le glacier pour comprendre un peu comment ça marche tout ça! L’occasion aussi de voir les bases de l’encordement en milieu glaciaire… A ce stade, aucun des membres de la troupe ne maîtrise un nœud d’encordement, on part de loin! En revanche après quelques ateliers de cramponnage, tout le monde est bien à l’aise sur les crampons, les progrès sont rapides!

Rien de mieux pour apprendre que de faire soi même! Pour cette première journée, nous partons sur la Pointe Cézanne en traversée. Les terrains rencontrés sont variés : neige raide, arête rocheuse facile mais en crampons, pente de neige… L’occasion de travailler sur l’assurage naturel et la longueur de corde. Ca cafouille encore un peu au niveau de l’encordement et des noeuds, cet aprem révision obligatoire! La journée est magnifique et cette course en début de saison est un vrai régal! En redescendant, on retourne sur le glacier pour un atelier sécurité glaciaire : mouflage, confection de relais sur broche, corps mort… pour le principe surtout, il va d’abord falloir acquérir les bases pour bien mettre ça en pratique!

Deuxième course d’application, c’est mon pote Tom qui me remplace pour cette journée. Direction le Pic d’Arsine qui offre également une belle variété de terrain surtout lorsqu’on le fait en traversée : couloir, mixte facile, arête, pente raide… nécessitant de varier les façons de s’assurer et une bonne lecture du terrain. Les révisions de la veille commence à porter leurs fruits… Ca cafouille beaucoup moins au niveau des nœuds. En fin de course, les 4 comparses montent me rejoindre l’après-midi au refuge des Ecrins. Atelier bière et Uno pour la cohésion de groupe et un peu de cartographie le soir…

Dernier jour. Mes 4 compagnons ne savent pas trop à quel sauce ils vont être mangés aujourd’hui… Maintenant que les bases sont acquises, je décide de relever un peu le niveau technique en leur proposant une belle course variée, la traversée Roche Paillon – Emile Pic. Pour cette journée, je laisse chaque cordée se gérer et je gravite autour d’eux en électron libre pour donner des conseils au fil des situations qui se présentent. En 4 jours, les gars sont transformés… Partis sans savoir faire un nœud, il gère aujourd’hui leur encordement, leur progression et leur sécurité sur cette course déjà pas facile et impressionnante! Les apprentissages sont bien là, ça fait plaisir à voir! Une belle mise en pratique!

Stage initiation alpinisme

Stage initiation alpinisme

Je retrouve pour 3 jours Marion, Julien, Laurent et Nico une troupe d’amis bien bien sympathiques! Les conditions en montagne sont assez uniques pour la saison. 30cm de neige récente en bas et 70cm de neige fraîche en haut! Le glacier Blanc est entièrement enveloppé dans un manteau de neige!

L’école de glace démarre par une séance déblayage pour trouver la glace et apprendre les rudiments du cramponnage. On se croirait au mois d’avril! Petit tour prudent sur le glacier ensuite… La neige récente bouche faussement les crevasses, on insiste pas trop…

Le lendemain, c’est notre jour de grâce! Les nuages sont nombreux aux alentours mais nous profitons d’une auréole de beau temps dans notre secteur. Dément! Les traces des valeureux de la veille nous aident bien… Dans une solitude parfaite nous gagnons le sommet du Pic du Glacier d’Arsine. La neige brille, les corniches bavent et les nuages dansent autour de nous. La grande classe!

Pour prolonger un peu le plaisir, on poursuit par l’arête entre le Pic d’Arsine et le Pic du Glacier Blanc avec quelques passages d’escalade bien ludiques et aérien avant de gagner notre quartier de repos au refuge des Ecrins

Pour le dernier jour, il faudra composer avec les éléments. 10 cm de neige fraîche sont tombés cette nuit et avec le vent qui a bien soufflé, les traces ne sont plus visibles. En avant donc pour une bonne opération traçage à la Roche Faurio… Dans les pentes de la roche Faurio, les cumuls sont impressionnants avec parfois de la neige jusqu’à la taille! Les autres cordées nous rejoignent et prennent le relais pour tracer… Lorsque la pente se redresse, juste avant d’arriver sur l’arête nous décidons collectivement avec les autres cordées de faire demi-tour au vu du risque d’avalanche lié à ces conditions hivernales… plutôt rare en été!

Back to the Dôme

Back to the Dôme

Retour au Dôme des Ecrins avec Clément, un autre pote de fac entraîné dans le mouvement par son Tonton François qui révait depuis plus de 50 ans de gravir cette bosse blanche visible depuis tous les sommets de la Clarée! Le pote Jacques et le gendre Gilles sont aussi de la partie…

Le suspens est entier jusqu’au petit matin. Le regel sera-t-il assez bon pour tenter le Dôme? La météo sera-t-elle avec nous?

Sur la fin du plat, le doute s’installe… Sur près de 200m nous enfonçons dans une croûte infâme rendant la progression fatigante et désagréable. Heureusement, le parcours de la veille me rend optimiste et je sais que plus haut dans la face les conditions vont s’améliorer.

On brasse encore un peu dans le début de la montée puis tout rentre dans l’ordre, sur une bonne neige portante. On peut caler le rythme et en plus les nuages se déchirent nous laissant espérer un beau hold up.

Le reste se passe sans anicroche. L’altitude aidant, le rythme baisse un petit peu dans la dernière côte avant la traversée. Pas de hold-up pour la vue qui restera finalement bouchée au sommet. Chacun est là pour des raisons différentes mais l’émotion est collective! On fête tout ça avec une petite tournée de génépi!

Alpinisme au Dôme des Ecrins

Alpinisme au Dôme des Ecrins

Une belle découverte de la haute montagne en 3 jours avec Fred, Rémy, Aurélien et mon pote de fac Gaétan… 3 journées démentes avec une météo irréprochable et une équipe qui se marre bien!

Au programme de ces 3 jours, l’école de glace et l’exploration du Glacier Blanc, la traversée du Pic d’Arsine et ses corniches impressionnantes et après une après midi de farniente au refuge des Ecrins nous concluons par l’ascension du Dôme des Ecrins tout juste à point pour être gravi sans skis!

Stage initiation alpinisme

Stage initiation alpinisme

Franck, Adrien et Marion ouvre le bal des initiations alpinisme pour cet été 2016. Il neige régulièrement en haute montagne depuis deux mois et les conditions en altitude sont excellentes. Bon karma, nous tombons sur le premier vrai créneau avec du regel, ce qui simplifie quand même pas mal notre évolution et rend l’expérience parfaite…

Après l’école de glace du premier jour nous partons pour le Pic d’Arsine. Plutôt que la classique voie normale, nous profitons des bonnes conditions pour traverser en passant par le couloir sud et en continuant par l’arête jusqu’au Col du Glacier Blanc. C’est un peu plus technique et plus varié. Une belle entrée en matière! Nous brassons un peu par moment mais jamais bien longtemps. En ce début de saison, la montagne est à nous… enfin presque!

Pour le dernier jour, au vu des quantités de neige en haute montagne, l’idée d’aller au Dôme des Ecrins est abandonnée. Direction donc Roche Faurio pour nous seuls aujourd’hui avec un final d’anthologie à califourchon sur l’arête sommitale tout en neige!

Nous redescendons avec la banane heureux d’avoir saisi là haut quelques moments de grâce!

Goulotte Pélissier

Goulotte Pélissier

Deuxième jour à Cham’. Ce coup là on a notre benne! Le vent est bien tombé en altitude et il fait incroyablement doux. La doudoune et la polaire ne quitteront pas le sac.

Notre plan initial d’aller faire la goulotte Chéré est un peu contrarié. Une grappe de 4 cordées s’affaire à l’attaque de la voie. Un peu trop de monde à mon goût. Il faut donc improviser!!

Je propose à Antoine d’aller faire un tour dans la goulotte Pélissier, plus difficile avec du mixte déjà sérieux! Antoine est chaud. Antoine est toujours chaud même si je lis dans son regard un peu d’appréhension au départ de la goulotte. Faut dire que c’est la première fois qu’il va grimper sur de la glace un peu raide et sa première grande voie date d’hier!!

J’ai confiance dans mon acolyte, l’adversité le stimule!!

Météo idéale, goulotte qui semble en conditions, ça donne des ailes!Goulotte Pélissier - Sur l'approche Goulotte Pélissier - Vue du bas

On attaque par deux grandes longueurs de neige et glace avec de courts passages à 80°. Antoine déroule et apprend vite.

     Goulotte Pélissier - L2Goulotte Pélissier

Nous sortons ensuite par une longueur de mixte courte mais pêchue (M5), l’occasion d’apprendre à crocheter et verrouiller les piolets dans les fissures et grattonner les crampons comme on peut. Antoine me traite de grand malade mais s’envoie le passage sans trop pinailler!

Goulotte Pélissier - Le passage mixte Goulotte Pélissier - Le passage mixteGoulotte Pélissier - Belle journéeUn peu de rocher pour rejoindre une pente de neige.

Goulotte Pélissier - Sortie des difficultés

La suite est moins dure mais quand même encore un beau passage mixte sur un placage bouchant un dièdre.

Goulotte Pélissier - Le mixte de sortie
Petit délire de la cordée à côté de nous!

Goulotte Pélissier - Pour de bon?

La goulotte est envoyée! Nous sommes tous les deux très contents de la tournure qu’a pris cette journée…

Il nous reste un peu de temps alors pour pimenter un peu le retour, on rejoint l’arête des Cosmiques par un couloir avant de terminer par le parcours classique de l’arête…

Arête des Cosmiques - Le passage clé Arête des Cosmiques - La sortie Arête des Cosmiques - FinGoulotte Pélissier - Les compères

Un beau we d’improvisation… La benne peut maintenant fermer nous on s’est servi!

A bientôt sur les skis Tonio!

Stage initiation, last but not least

Stage initiation, last but not least

Dernier stage d’initiation à l’alpinisme de l’année. Ca commence à sentir la fin de saison : des refuges plus vraiment ouverts, des guides qui ne parlent que de vacances (et qui se plantent dans les rendez-vous!) et la neige qui refait son apparition sur les sommets…

Pour cette ultime sortie collective je retrouve un groupe de choc : Aurélie et Didier, Matthieu et Lise, Marine et enfin Aldric qui nous rejoindra 24h après suite à un loupage en beauté de ma part. Toutes mes excuses encore mec!

Jour 1 : j’emmène la horde pas encore sauvage piétiner un peu le glacier qui suffoque un peu cette année… Malheureusement pour lui on est pas là pour lui dire des mots gentils, et ces des centaines de coups de pointes qu’il va devoir encaisser sans broncher… Cette petite école de glace est l’occasion de vérifier que tout le monde est opérationnel pour la suite et de caler les fondamentaux de notre groupe : obéissance, individualisme, abnégation.

Stage initiation Alpinisme - Ecole de glace 4 Stage initiation Alpinisme - Ecole de glace 3 Stage initiation Alpinisme - Ecole de glace 2 Stage initiation Alpinisme - Ecole de glace 1

Nous sommes à l’heure pour l’apéro qui se veut courtois. Nous faisons poliment connaissance. Ce soir ça ne traînaille pas : demain on va aller à Roche Faurio au départ du Glacier Blanc ça fait une belle tirée et donc on se lève tôt!

Jour 2 : nuit magnifique, pas un nuage à l’horizon… Après la première partie tranquille sur le chemin, nous rentrons dans le cœur du glacier pour quelques acrobaties nocturnes! En cette fin de saison le glacier est bien chaotique… Au moins ça tient réveillé! A partir de 3000m, on trouve la neige récente bien tassé. Un régal pour les yeux, et pour la progression, bien plus agréable que sur la glace! La montée à Roche Faurio ne se fait pas en douceur pour tout le monde mais tout le monde y arrive… La haut c’est le bonheur. La cordée qui nous précède nous laisse le sommet, rien qu’à nous. La montagne est déserte. Le panard! Pendant que Lise expérimente les microsiestes nous contemplons.

Stage initiation Alpinisme - Montée vers Roche Faurio Stage initiation Alpinisme - Le passage clé  de Roche Faurio Stage initiation Alpinisme - Pas loin du sommet de Roche Faurio Stage initiation Alpinisme - Crevasse Stage initiation Alpinisme - La cordée Stage initiation Alpinisme - Roche Faurio Stage initiation Alpinisme - Devant le Dôme

Bref on tripe.

Le descente déroule et nous arrivons vers 14h30 au refuge où m’attend une petite surprise : c’est Aldric! Je me suis trompé en lui donnant rendez-vous! Pour ne pas le laisser en plan, au lieu de me diriger vers la sieste, je repars sur le glacier pour une école de glace en mode VIP.

Stage initiation Alpinisme - Aldric sous l'arche

On en profite pour explorer des endroits pas trop fréquentables en groupe.

Arrivée au refuge pour l’apéro. La mayonnaise commence à prendre dans le groupe et l’apéro et bien plus mouvementé que la veille! Les tournées s’enchaînent et bientôt on entend plus que nous dans le refuge!! Rigolo! Le refuge est un vrai souk ce soir avec dans le local d’hiver pas moins de 20 personnes dont pas mal d’enfants et quelques adultes dont certains en état d’ébriété avéré… Bref, nuit courte.

Jour 3 : pour finir par une touche plus minérale et plus tranquille, on se dirige aujourd’hui vers le Pic d’Arsine, mon sommet fétiche! Pas un pelé à l’horizon, la montagne est à nous…Le sommet est gagné par l’arête. La neige récente souligne les crevasses de rocher caractéristiques de l’endroit. C’est pas vilain comme ça. Bonne petite pause au sommet et une vue aussi magnifique qu’hier…

Stage initiation Alpinisme - Pic d'Arsine

Quelques photos de Matthieu (son facebook : https://www.facebook.com/blache.matthieu/photos)

Stage initiation Alpinisme -Le Glacier Blanc Stage initiation Alpinisme - Le bassin du Glacier Blanc

Et merci à vous tous pour ces 3 journées de bonne rigolade!

Breithorn Occidental et Central

Breithorn Occidental et Central

Arrivée en catastrophe à Breuil pour Anais, Quentin, Raphi & Victor suite à un tunnel du Mont-Blanc fermé!! Il est 3h20 quand il gicle de la voiture et la dernière benne est à 3h15!! Pendant que je temporise les cabiniers italiens, la bande réussit à se préparer en un temps record de 2min! Et nous attrapons tous la dernière benne, à l’arrache complet! Mais ça passe

Je connais déjà une bonne partie de la bande rencontrée l’année dernière dans les Ecrins… et Anais fait déjà partie des habituées puisqu’on s’est vu encore cette hiver au cours d’une belle session popow dans le Queyras…

Pour cette fois l’idée est de gravir un 4000m. Ce we la plupart des refuges sont pris d’assaut : pas moyen d’avoir la moindre place au Grand Paradis ou dans le secteur du Mont-Rose et de toute façon, on est pas très motivé pour se retrouver avec la populace…

Je propose finalement à la troupe d’aller faire le Breithorn en dormant à Teodulo pour monter avant les alpinistes qui viennent à la benne. Bonne pioche!

La grosse boulette du jour sera l’oubli (ou le vol?) de la corde, dont je me rends compte après une heure de marche. Je repars en courant au refuge pendant que mes amis m’attendent au Klein Matterhorn… Pas de corde au refuge. Un mystère. Mais la gardienne me prête une corde, l’honneur est sauf! On repars du Klein Matterhorn avant toutes les cordées qui débarquent à la première benne…

L’ascension du Breithorn Occidental est sans difficulté, en très bonne condition et rendue magnifique par les 3cm de poudre tombées dans la nuit. Pas tout à fait rassasiés, on traverse jusqu’au Breithorn central juste parce que c’est trop beau! Entre les deux sommets, l’arête est vraiment effilée mais la bonne trace permet d’évoluer en sécurité. Le top!Breithorn - MontéeBreithorn - SommetBreithorn - panoBreithorn Occidental - Au sommetBreithorn - Sur l'arêteBreithorn - descente

Stage autonomie

Stage autonomie

Un stage avec une bande bien sympathique franco-basque! Avec Oisin, Flore&Raphaël, Orti, Immanol et Pierre Emmanuel…

Certain viennent pour s’initier à l’alpinisme, d’autres pour acquérir les bases de l’autonomie… Je tiendrais compte des objectifs de chacun!!

Premier jour, l’école de glace est l’occasion de découvrir ou de rappeler les bases du cramponnage… Rapidement tout le monde gambade dans cet univers de glace et nous partons à l’assaut des éperons de glace… 2 cordées autonomes avec un guide qui gravite en électron libre de l’une à l’autre… Anneaux de buste, brochage, gestion de la longueur d’encordement, choix de l’itinéraire sur le glacier…

Stage autonomie alpinisme - Ecole de glace Stage autonomie alpinisme - Ecole de glace Stage autonomie alpinisme - Ecole de glace

Une bonne mise en jambe qui se conclue par le traditionnel apéro et dîner à la terrasse du Glacier Blanc!

Deuxième jour, nous partons en direction du Pic d’Arsine qui va nous permettre de voir les bases de l’assurage en mouvement dans les pentes de neige et sur les arêtes rocheuses. Mes deux cordées autonome manipent dans la bonne humeur.

Stage autonomie alpinisme - Pente de neige Stage autonomie alpinisme - Arrivée au Pic d'Arsine

Le petit bout d’arête qui sépare le sommet du Col du Glacier Blanc est très ludique et pédagogique, parfait pour apprendre sans se faire peur!

Stage autonomie alpinisme - Traversée d'arête Stage autonomie alpinisme - Traversée d'arête Stage autonomie alpinisme - Traversée d'arête

On rejoint ensuite le refuge des Ecrins pour la séquence pasta Carbonara et boisson houblonneuse… Là aussi c’est important d’être autonome!

Avant manger, on fait quelques manips d’autosauvetage….

Dernier jour : Roche Faurio, ce sommet tellement plus tranquille et moins dangereux que le Dôme, nous offrira un terrain intéressant pour les objectifs d’autonomie des deux cordées.

Orti au passage de rimaye…

Stage autonomie alpinisme - Passage de rimaye

Grâce à un choix judicieux d’horaire, nous sommes déjà haut quand pointe le soleil, pour le régal des yeux!!

Stage autonomie alpinisme - Levé de soleil sur le dômeStage autonomie alpinisme - Panoramique levé de soleilStage autonomie alpinisme - Sur la Roche Faurio

L’esthétique parfaite de cette course très photogénique! Heureusement qu’un défaut de réglage de mon appareil gâche un peu les photos!!

Stage autonomie alpinisme - Devant la Roche Faurio Stage autonomie alpinisme - Cordée plein ciel

 

Arrivé à l’antécime de Roche faurio au pied de l’arête sommitale, une partie de l’équipe préfère en rester là et profiter tranquillement du soleil…

Pendant ce temps là, je pars avec les autres, toujours en autonomie, gravir ce petit bout de rocher très aérien!!!

 

Stage autonomie alpinisme - Sur la Roche Faurio Stage autonomie alpinisme - Oisin au sommet de la Roche Faurio Stage autonomie alpinisme - Oisin au sommet de la Roche Faurio Stage autonomie alpinisme - Immanol et OrtiStage autonomie alpinisme - Flore et Raphael

 

Initiation sieste de haute montagne

Initiation sieste de haute montagne

Encore une initiation placée sous le signe de la canicule!!

Cindy, Gabriel, Vincent, Yolaine, Alain, Lætitia, Jean Michel, Alicia & Florian sont tombés entre les griffes de 2 guides sur lesquels l’altitude semble avoir occasionné des dégâts irrémédiables!!

Le groupe est très réactif et apprend vite les fondamentaux de l’activité : la souffrance et l’abnégation. Certains individus tentent toutefois de prendre du plaisir mais heureusement les guides veillent et les ramènent dans le droit chemin de l’alpinisme.

Autre fondement de l’activité, particulièrement approprié à ces temps de canicule : la sieste sommitale… Peut-être les seuls endroits de France où une sieste est envisageable au soleil!

Bref des moments vraiment rudes, surtout pour les guides qui doivent veiller sans arrêt sur ce groupe qui a un peu trop tendance au bonheur. Pas facile!

initiation alpinisme - Inspection de la glace initiation alpinisme - Yeah initiation alpinisme - Un groupe dans une crevasse IMG_2597initiation alpinisme - Chamois initiation alpinisme - Sieste on topinitiation alpinisme - Sieste on topinitiation alpinisme - Barreinitiation alpinisme - Groupe après la sieste initiation alpinisme - El Viso initiation alpinisme - Levé de soleil à la Roche Faurio initiation alpinisme - Meije initiation alpinisme - Et la lune

Initiation en bande désorganisée!

Initiation en bande désorganisée!

C’est un groupe un peu décousu par les grèves de la SNCF qui nous arrive pour ce petit séjour d’initiation à l’alpinisme… 3 personnes manquent à l’appel sur la terrasse du Glacier Blanc… ils seront privés d’école de glace!!

Heureusement à l’apéro la jonction est établie, le groupe est au complet : Anne, Julien, Miguel, Clotilde, Mickaël, François, Fanny et deux pièces rapportées, Antoine et Lucile (le dernier trip avec Antoine c’était skis aux pieds, un mois et demi plus tôt)… Bien sûr, tout cela est beaucoup trop à supporter pour un seul guide. Je fais donc appel, pour le soutien mental à un expert en la matière, Sylvain.

A deux nous gérerons beaucoup mieux ces longues siestes au sommet et ces interminables apéros au soleil. C’est plus sûr!

Première mission alpinisme au Pic d’Arsine. Les conditions sont terribles, imposant le port du tee-shirt intégral. Les organismes sont mis à rude épreuve…

Initiation Alpinisme - Pic d'Arsine, la pente! Initiation Alpinisme - Pano

Au sommet, la tension accumulée durant la montée est encore palbable… surtout chez le guide.

Initiation Alpinisme - Pic d'Arsine

Nous décidons de tester en condition réelle le potentiel sieste et la cohésion de la cordée dans ces moments délicats. Test concluant… La cordée fait bloc et affronte collectivement ce premier passage clé.

Initiation Alpinisme - Sieste sommitale

Cette journée nous convainc pour la suite. Même s’il faut y aller graduellement, l’équipe nous semble prête pour affronter des plaisirs plus élevés. Mais avant cela, il faudra encore supporter la séance Carbonara aux Ecrins et ces longues heures d’inactivité qui nous mèneront d’un repas à l’autre… Là encore, la cordée excelle et se montre très opiniâtre dans le relâchement.

Dernier jour. Cap sur Roche Faurio. Nous briefons l’équipe : « Attention, aujourd’hui avec le beau temps et le levé de soleil, les risques de prendre du plaisir sont élevés. Si vous sentez que le plaisir monte un peu trop, soyez réactifs, mettez vous immédiatement un coup de crampons dans le mollet pour le réprimer ».

L’équipe résiste bien jusqu’au sommet… Mais alors que tout allait bien, c’est sur ce joli monticule rocheux perché à plus de 3700m au dessus de mer que tout le monde craque : cris de joie, gémissement de plaisir, soupirs de bien être, émois esthétique… C’est la débandade totale, nous ne contrôlons plus rien!!

Initiation Alpinisme - Vue sur le DômeInitiation Alpinisme - Antoine & Lucile Initiation Alpinisme - La cordée des copains Initiation Alpinisme - Sommet Roche Faurio

Stage initiation

Stage initiation

Pas le temps de défaire mon sac, je repars illico avec Alice, Florian, Lise, Yauric et Denis, une bande de potes venus s’initier à l’alpinisme le temps d’un stage de 4 jours. Je suis l’intrus de la bande mais vite adopté! Qui sait je peux peut-être servir à quelque chose…

On attaque par la classique mais indispensable école de glace dans laquelle tout le monde excelle rapidement!

Stage alpinisme - Ecole de glace

Tous déjà prêt pour le probatoire. Sans trucage bien sûr!

Stage alpinisme - Ecole de glace, sans trucage!

Premier objectif du stage, aller faire une sieste au Col de Monetier…

Il famoso, pericoloso, incrediboloso pasaggio dela vira del Monetier!

Stage alpinisme - Col de Monetier - La vire

Au col avec une météo limite limite…

Stage alpinisme - Col de Monetier

Certains comprennent vite l’intérêt de l’alpinisme…

Stage alpinisme - Col de Monetier - La sieste

On se remet en route…

Stage alpinisme - Col de MonetierStage alpinisme - Col de Monetier, encordés devant le pelvoux

Avant la session phoque on the banquise (et non pas fuck off the banker)…

Stage alpinisme - Glissade sur la neigeStage alpinisme - Ecole de neige devant pelvoux

Les fondamentaux étant acquis, on lâche le frein à main pour avaler les grands névès

Stage alpinisme - Session luge

Deuxième jour, le temps reste dramatiquement beau. Pas le choix, obligé d’y aller… L’alpinisme n’est qu’une souffrance… Aucun plaisir la dedans.

Stage alpinisme - Pic d'Arsine

La tenue du parfait alpiniste : grosse doudoune, passe montagne, traits marqués…

Stage alpinisme - Sur l'arête du Pic d'Arsine

Fin du stage en beauté à la Roche Faurio où nous sommes obligés de supporter un rude levé de soleil… Encore des moments difficiles…

Stage alpinisme - Levé de soleil Stage alpinisme - Devant le Dôme

Alice et Florian sont chauds pour une petite chevauchée d’arête, on y va pendant que les autres perfectionnent la sieste…

Stage alpinisme - Sur l'arête de la Roche Faurio Stage alpinisme - Sur l'arête de la Roche Faurio

Enfin vient le moment de la délivrance, nous quittons la haute montagne pour retrouver les vrais plaisirs de la vie… Il n’y a vraiment rien à tirer de ces hauts lieux. Rien!

Stage alpinisme - Descente de la Roche Faurio

Neige Cordier & Arsine en traversée

Neige Cordier & Arsine en traversée

Suite des aventures en comité restreint après l’ascension de la Roche Faurio, seuls Jérôme et Guillaume se sentent capables de supporter encore 2 jours leur guide….

Pour la première journée, nous nous lançons dans une totale improvisation avec un changement de dernière minute… En passant au pied du col Emile Pic, Neige Cordier nous appelle et nous délaissons le Pic du Glacier Blanc…

Le curseur technique monte d’un petit cran aujourd’hui avec au programme une petite goulotte, du mixte et une arête bien aérienne… Le tout en aller retour!

La goulotte du Col Emile Pic… avec un seul piolet bien sur!

Neige Cordier - Goulotte du col Emile Pic

Du mixte facile en très bonne conditions (quand on voit ce que c’est devenu un mois plus tard… snifff)

Neige Cordier - Sur l'arête sommitale Neige Cordier - Mixte bien sympa

Guillaume prêt à en découdre, comme dans les manifs!

Neige Cordier - Sur l'arête sommitale

Le guide cherche à prendre son envol?

Neige Cordier - Grand angle

La rude vie de l’alpiniste

Neige Cordier - Rude vie Neige Cordier - Vue du sommet

Dernier jour, la météo se gâte, ça nous permettra de voir autre chose après 3 jours de beau temps… On baisse un peu le niveau par rapport à Neige Cordier avec le Pic d’Arsine en traversée…

Ambiance insolite avec la neige qui tombe sous forme de pizzas par moments!

ft-EZiDxBHXHwSFT9DitUwlL8GWp5mluAws7kNu_8K8=w1259-h944-noPic d'Arsine - Un temps un peu moins beau2015-06-23 09.57.49-1

 

Découverte découverte

Découverte découverte

Déjà quelques temps que Manu (dans Manu, il y a nu!) occupe le haut du blog (voir ici). La ménagère de moins de 50 ans s’étant bien rincé l’œil, il est temps désormais de tourner la page!

Le grand bal des initiations à l’alpinisme reprend! J’accompagne pour cette première initiation de la saison Céline, Sébastien, Julien, Guillaume et Jérôme… Les conditions sont idylliques : du beau temps, une montagne encore enrobée dans son manteau de neige offrant des formes et des couleurs à l’envoûtement quasi érotique!

Le premier jour nous allons crapahuter sur le Glacier Blanc, lieu idéal pour les écoles de glace… le temps d’apprivoiser les instruments de torture que l’alpiniste place sous ses pieds! On file ensuite vers le refuge des Ecrins, plutôt bien rempli!

Initiation Alpinisme - Ecole glace Initiation alpinisme - Ecole de glace, crevasses Initiation alpinisme - Ecole de glace, formes marrantes

Le lendemain, direction la Roche Faurio… Un départ matinal nous permet de s’offrir un magnifique levé de soleil… La base quoi!

Initiation alpinisme - Pause au soleilInitiation Alpinisme - On s'en lasse pas Initiation Alpinisme - Pas vilaine cette vue

En tout alpiniste il y a un pingouin qui sommeille… Et dès qu’on lui trouve un terrain adapté, le pingouin qui est en nous peut enfin s’exprimer…

L’alpiniste est un grand feignant, toujours à la recherche du moindre effort.

Initiation Alpinisme - Descente sur les fesses devant le dôme

Je garde avec moi pour deux jours de plus 2 victimes consentantes, Jérôme et Guillaume, pour quelques autres expériences alpines. Voir la suite

Tour des Bans

Tour des Bans

Malheureusement je n’ai pas trop le temps de développer cette sortie mémorable en présence de Cyrille, Manu et Jérôme… les passages en vallée étant un peu trop court!

En résumé 5 jours à user nos semelles (et pas que!) autour des Bans avec un passage aux Pas des Aupillous, au Jocelme, au Mont Gioberney et au Col de la Condamine.

Des bons moments de rigolade grâce notamment à maître Manu, fabriquant de blague maïd in Aude…
Des gardiens à la hauteur des lieux qu’ils habitent, aux Bans, à Chabournéou, à la Pilatte..
Et des montagnes rien que pour nous!

Tout ce qu’il faut pour bien déconnecter!

Merci à vous pour ces bons moments

 

Innominata

Innominata

Sans même prendre le temps d’une petite bière, j’abandonne mon équipe de Tourangeau à Courmayeur où m’attend Frank…

Après le calme du Grand Paradis, direction la solitude de l’Envers du Mont-Blanc et ses mensurations himalayennes. Frank n’est pas revanchard, mais ce versant qui part deux fois l’a refusé commence à l’énerver! Pour ma part c’est la découverte totale du coin… Un coin peuplé d’itinéraires de grande envergure, de monuments alpins et d’histoires mythiques… Pour nous ce sera l’Innominata.

Les difficultés commencent bien plus tôt que prévu, pour traverser la Doire. Non pas qu’il n’y ait pas de pont, mais qu’un ouvrier trop consciencieux et un chouya pschychorigide refuse de nous laisser traverser, sous prétexte que si nous nous blessons il perd son travail… Pourtant le pont est bien là et la barrière à enjamber nous paraît un bien maigre obstacle comparé aux 3500m de versant qui se développe au dessus de nos têtes! Finalement un p’tit coup de forcing et nous voilà acquitté du détour de 2km…

Première nuit à Monzino dans le confortable refuge d’hiver rien que pour nous… Nous arrivons une petite demi-heure avant l’orage. Nickel!

Mont-Blanc - Inominata - Monzino et la suite

A ce stade, nous sommes confiants pour la suite, même si les questions se bousculent dans nos têtes : l’acclimatation? Le regel? Les corniches? Les orages? De quoi alimenter de doux rêves!!

Le lendemain, pour monter au bivouac Eccles, on opte pour un départ matinal pensant brasser un peu. Bordé de nouilles sera notre postérieur! La première partie du glacier brasse mais une trace récente nous économise bien de la peine! A partir de 3400m, le regel est aldentissimo et on évolue facilement dans la grâce et l’élégance, accompagné par le doux crissement du crampons sur cette neige parfaite… On ne s’y attendait pas vraiment! Mont-Blanc - Inominata - Glacier du BrouillardMont-Blanc - Inominata - Glacier du Brouillard

Les piliers rouges du Brouillard… Attirants! Nous croiserons une cordée d’italiens (un guide et son fils) qui après s’être pris l’orage dans les rappels du pilier Rouge décident d’aller essorer leurs chaussures dans la vallée au lieu de sortir le lendemain au Mont-Blanc.

Pleine solitude pour nous donc!

Mont-Blanc - Inominata - Piliers rouges du Brouillard

Devant la Punta Innominata

Mont-Blanc - Inominata - Devant la Punta inominataMont-Blanc - Inominata - Conditions parfaites

Dans les pentes d’accès à Eccles. Pour nous ça sera le nouveau bivouac, plus confortable que l’ancien, même si le matin ça nous oblige à redescendre.

Mont-Blanc - Inominata - Montée au bivouacMont-Blanc - Inominata - Montée au bivouac

Petit repérage pour le lendemain.

Mont-Blanc - Inominata - Vue sur l'itinéraire

Et on s’échoue dans notre petit nichoir. Il est 9h, on va pouvoir en profiter!! La journée sera consacrée au repos, à la production d’eau liquide, à la contemplation et à quelques discussions métaphysico-mystico-joviales! Plus prêt des cieux, privé d’oxygène, les cerveaux divaguent!

Mont-Blanc - Inominata - Bivouac Eccles

Notre stratégie pour le lendemain est de partir tôt. Des orages sont annoncés, on veut se garder de la marge d’autant qu’on ne sait pas si on va brasser ou pas! Le réveil est mis à minuit. J’ai mal rien qu’en regardant l’heure!

Minuit : réveil en sursaut pour tous les 2! Quelques secondes pour comprendre où on est et ce qu’on fait là! La nuit déjà très courte fut agitée… On pressent qu’il nous manque quelques globules pour être parfaitement à l’aise! Il y a 3 semaines Frank gambadait à 5000m au Népal, mais 3 semaines c’est justement la durée de vie des globules! Aura-t-il un sursis? Pour ma part, mon acclimatation s’est faite les 3 jours précédents, pas idéal.

1h du mat’, je fixe le brin de 50m qui permet à Frank d’atteindre l’ancien bivouac en un rappel et je le rejoins en mixant rappel et désescalade. La neige n’a pas regelé cette nuit, les orages ont un peu traîné dans la soirée. En même temps il est encore tôt et nous ne désespérons pas pour le regel! Petit brassage donc pour atteindre le col Eccles. Des zones parfaites (neige avec glace pour protéger en dessous) et des zones ignobles. J’aime bien la croûte sur la polenta mais quand c’est dans mon assiette pas sous mes pieds!

Nous aurons droit régulièrement dans la journée à des sessions polenta plutôt courtes quand même au regard de l’itinéraire mais bien éprouvantes!

Du col Eccles, une section mixte facile nous mène au pied du crux, une longueur de 40m comprenant un court passage de Vsup athlétique. Pas dur techniquement mais pêchu le pas! Encore un peu de IV+ dans les 2 longueurs suivantes puis on part à corde tendue en direction du grand couloir non sans quelques sessions polenta et autres samivéleries cornichiennes.

Au petit jour, nous sommes dans le Grand Couloir où les conditions sont excellentes. Bon fumage de mollets quand même!

Mont-Blanc - Inominata - Grand couloir

On traverse en direction d’une rampe qui s’avérera 100m plus bas que la bonne. Petite erreur d’aiguillage qui nous coûtera un peu de temps mais une variante sympa avec un ou deux passages de IV+. De temps en temps on lève quand même la tête pour profiter du lieu…

Mont-Blanc - Enfin des bonnes conditions Mont-Blanc - Bella Mont-Blanc - Les sommets suisses emmergentMont-Blanc - Les sommets suisses emmergent Mont-Blanc - Profiter d'être là

Pour rejoindre l’arête du Brouillard, on s’attend à une arête facile mais le profil n’est pas si débonnaire que ça!!

Mont-Blanc - Samivélesque!

Et puis toujours cette polenta qui s’invite de temps à autre…

La dernière pente (150m à 45-50°) verra l’explosion de nos mollets et nous permettra de faire un bilan très clair sur notre acclimatation : pas optimale, on ramasse un peu.

Mais au débouché sur l’arête du Brouillard, la vue sur le Mont-Blanc motive à bloc!

Mont-Blanc - Sur l'arête du Brouillard

On rame un peu quand même jusqu’au sommet mais sans stress, il fait beau, les difficultés sont derrière nous. Les orages nous ont épargnés et nous avons survécu aux corniches effilées et à la polenta… Alors oui, un poumon de plus ne serait pas de refus mais nous nous en sortirons avec les nôtres!

Mont-Blanc - Corniches sur l'arête sommitale

En tous cas pas de quoi gâcher la joie d’arriver là haut par un si bel itinéraire!

Il est 11h, nous sommes dans le rêve, qui se réalise et de belle manière! Bravo Frank!

Mont-Blanc - Inominata - Sommet

Nous savourerons tout ça un peu plus bas. Ici il fait un peu froid pour se poser et nos corps nous réclament de l’oxygène!

On file à bon pas vers le refuge du Goûter. Même si descendre n’efface pas la fatigue, on se sent progressivement revivre, comme un poisson retrouvant son bocal après un petit séjour à l’extérieur! Bonne pause au Goûter où on s’abandonnerait bien à une grasse sieste… On préfère continuer jusqu’à Tête Rousse. Les cumulus au dessus de notre tête sont encore gentils, on descend tranquillement. Arrivés à Tête Rousse, il nous faut prendre une décision. Il n’y a pas de train en ce moment et les options sont soit une descente intégrale à pied, soit un onéreux taxi à Bellevue, soit une nuit à Tête Rousse.

Devant une bonne tarte, nous optons pour une séparation avec Frank. Lui restera à Tête Rousse pour descendre demain quant à moi je me lance dans les 2000m de déniv’ qui me sépare de la vallée. Arrivée aux Houches et pris en stop quelques minutes avant un spectaculaire orage! Un peu plus tard, sur la route du retour vers les Ecrins, je serai contraint de m’arrêter pour laisser passer un orage. Parti pour une courte sieste, je me réveille seulement 9h plus tard après un sommeil quasi comatique!

Au final une belle traversée sud-nord du Mont-Blanc sans moyen mécanique! Un créneau météo quasiment top. Des conditions de neige globalement bonnes malgré la polenta… Des alpinistes un peu acclimatés mais pas trop!

Et un compagnon avec qui j’ai grand plaisir à partir en montagne! Merci pour ta confiance Frank.

Grand Paradis à la Tourangelle

Grand Paradis à la Tourangelle

Après avoir fait la clôture de la saison 2014 la délégation Tourangelle s’offre quasiment l’ouverture cette année. Je retrouve mes 4 artistes tel que je les ai laissé l’an dernier! Avec Romain, Marcello, Kéké et Richard, il faut s’attendre à des sacs lourds. Pas alourdi par du matos alpin… A quoi ça sert ça! Non, alourdis par de quoi faire de sérieux apéros en toutes circonstances!

Partis initialement pour un plan sauvage dans le Val Veny, pour éviter une montée sous la pluie prévue on monte finalement au refuge des Cosmiques.
Une option un peu rude pour l’acclimatation mais qui nous plonge immédiatement dans la haute montagne à moindre effort…
Nous tenterons de contrecarrer les effets de la baisse de pression partielle en oxygène par une savante association pharmaceutique : Ricard, cacahouète, rouge et saucisson… Strict régime mais la haute altitude nécessite des sacrifices.

Refuge des Cosmiques - Apero

Après une nuit à la fois plus courte et plus longue que prévu, direction les Pointes Lachenal. Aujourd’hui le but des manœuvres est de s’acclimater un peu en restant en altitude sans tirer sur la mule. La question étant : qui est la mule?

On part dans le brouillard et on arrive… dans le brouillard!

Pointes Lachenal - Sommet de la pointe principalePointes Lachenal - descente

En remontant à l’Aiguille du midi, le ciel commence à se déchirer et justement ça déchire! Les montagnes sont belles, dommage ces gars devant à chaque fois!

Pointes Lachenal - La team againPointes Lachenal - La team2015-0Pointes Lachenal - Pas vilain Equipe au complet

 

La journée est loin d’être finie… On repart directement en direction du Valsavarenche pour remonter au refuge Vittore Emmanuel où nous passerons deux jours. Mais avant, deux trois détails logistiques à régler et un bon gueuleton sur Cham’.

On attaque la montée à la fraîche c’est pas plus mal. Décor paradisiaque, forcément, le Grand Paradis n’est pas loin.

Grand Paradis - Montée à Vittore EmmanuelGrand Paradis - Montée à Vittore Emmanuel

 

Marcello fait semblant de crouler sous le poids du sac! Alors qu’au fait le sac est tout léger! Juste 5 kilos d’alcool! Quel blagueur!

 

 

Grand Paradis - Marcello fait semblant d'être fatigué

 

Notre petite demeure pour les 2 jours à venir. Quasi personne en ce lieu habituellement très fréquenté. Le charme du début de saison.

 

Grand Paradis - Notre petit coin de paradis

Rapidement, un apéro se met en place pour fêter tout ça. A ce moment là, nous ne le savons pas encore mais un drame terrible est en train de se nouer dont tous les éléments figurent sur cette photo.

 

 

Grand Paradis - El RenardoGrand Paradis - Apéro

Qu’il est beau cet apéro dans les lueurs du soir. Et les mystérieux miroitements des montagnes dans le lac…

 

 

 

Grand Paradis - Reflets sur le lac

Malheureusement ces paisibles instants ne dureront pas. En quelques minutes se nouent une terrible tragédie… Qui marquera de son empreinte tout le reste du séjour et dont nous ne nous remettrons jamais complètement.

Alors que nous quittons momentanément notre lieu d’apéro, peut-être une minute à peine le temps d’attraper une veste et vider une vessie ou deux, un animal roux, velu et rusé qui avait su gentiment se faire oublier n’avait pas oublié lui notre magnifique noix de jambon et nous assistons impuissant à la fuite du renard, sa belle prise entre les crocs nous regardant en ricanant.

Ne vous attendrissez pas devant cet animal. Soyez sans pitié. Lui n’en aura pas pour votre casse croûte…

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Meurtris par cette terrible perte, nous hésitons un instant à interrompre notre expédition… Pourtant nous devons continuer, en l’hommage de cette belle noix de jambon.

Nous décidons contre toute logique d’acclimatation d’aller au Grand Paradis dès le lendemain. Tout le monde est chaud. on a un jambon à venger.

Journée parfaite qui démarre par une marche romantique sous la pleine lune et un levé de soleil coloré!

Grand Paradis - Levé de soleil

La Tresenta qui nous verra demain

Grand Paradis - Vue sur la Tresenta

Romain pas fâché d’être content d’arriver

Grand Paradis - Roamain pas mécontent d'en finir!

Le petit bout d’arête sommital

Grand Paradis - Le ptit bout d'arête sommital

Vue démente et sommet rien que pour nous, quoi demander de plus?

Grand Paradis - Sommet

Guide content

Grand Paradis - Un guide happy!

Et on retrouve notre petit havre de paix et les activités dans lesquelles on excelle : manger, boire et dormir.

 

Grand Paradis - Que faite sinon glander Grand Paradis - Tambouille Grand Paradis - Tambouille

Nous commençons lentement à faire le deuil du jambon mais c’est dur. Chaque apéro nous rappelle à son souvenir. Paix à toi, noix de jambon.

Le lendemain, le regel est bien moins bon que la veille. On a bien fait de faire le Grand Paradis d’entrée! On brasse un peu dans les pentes de la Tresenta mais en passant par le caillou ça reste très raisonnable. Météo toujours parfaite…

Grand Paradis - Tresenta sommet Tresenta - Panorama

Comme de toute façon on a plus rien à boire et à manger, pas le choix, on redescend dans la vallée!

Mission rondement menée les z’amis! Merci pour la totale confiance sur notre programme obscur jusqu’à la dernière minute! Et pour la parfaite gestion des repas qui nous a permis de survivre même sans le jambon.

 

Bonus : suite à plusieurs réclamations, vous trouverez en bonus quelques photos de notre petite virée de l’an dernier pour laquelle il n’y avait pas eu de billet. Veuillez excuser la direction pour la gène occasionnée

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Traversée Pointe Cézanne – Pic d’Arsine

Traversée Pointe Cézanne – Pic d’Arsine

Nico et Eve souhaitait réviser un peu les fondamentaux du cramponnage et faire une jolie course dans le secteur du Glacier Blanc… Et bien bonne pioche sur le créneau avec une météo au beau fixe et de superbes conditions de neige (qui ne devraient pas trop durer…).

Le premier jour on révise les gammes sur le Glacier Blanc.

Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - La veille quelques révisions Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - La veille quelques révisions sur le Glacier Blanc

Sans oublier les fondamentaux… on souffre.

Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - On oublie pas les fondamentaux!

Le lendemain, on s’envole pour la traversée Pointe Cézanne – Pic d’Arsine avec un joyeux mélange de couloirs, d’arêtes cornichées et de pentes de neige raides… Rien d’extrême et de très belles conditions qui nous permettent de savourer chaque sommet tranquillement!

Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - Pas belle la vie? Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - Vue pas dégueulasse Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - Départ de la traversée Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - Conditions idylliques Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - Arrivée au Pic D'Arsine Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - Arrivée au Pic D'Arsine Pointe Cézanne - Couloir Sud et traversée - On savoure

Deux jours de pur plaisir dans une montagne étrangement déserte. On va pas s’en plaindre!

Cosmique Mont-Rose

Cosmique Mont-Rose

La météo un peu particulière de cet été oblige à s’adapter en permanence. Non seulement aux conditions météo elles mêmes mais aussi aux conditions de la montagne!

Quand je rejoins Lucas et Romain à Cham, l’idée est de tenter l’ascension du Mont-Blanc par la voie des Aiguilles Grises après deux journées d’acclimatation ensemble. Une très belle (mais plus longue) alternative à la voie normale du Goûter. Les quantités de neige tombées ces derniers jours m’inquiètent un peu, d’autant qu’il n a pas encore fait beau depuis la dernière chute, et que tout ça n’est donc pas très stabilisé!

En attendant de prendre une décision, nous partons pour notre acclimatation au refuge des Cosmiques. Mes gars sont surmotivés et viennent de passer 3 jours dans les refuges pour s’acclimater et faire connaissance. Contrairement à la météo, l’ambiance est au beau fixe!! Comme on va pas rester comme des moules accrochées au refuge, je propose chaque jour une course à mes loustics pour leur permettre de découvrir d’autres terrains, un peu plus techniques. Nous réalisons ainsi la traversée des Pointes Lachenal et l’arête des Cosmiques. Et peinard à chaque fois par un choix d’horaires « décalés ». Nous peaufinons l’acclimatation par un régime diététique strict à base de croûte et de bière pression complété par des séances intenses de sieste à rallonge.

Passées ces deux journées la décision est claire : trop de risques pour tenter le Mont-Blanc par Gonella. En plus le créneau météo n’a pas l’air optimal. Côté Mont-Rose, les oracles sont meilleurs, on file à Gressoney. La montée à Citta di Mantova se fait pour bonne partie en téléphérique, ça change de l’Oisans!! Bon 200m à monter pour de vrai, quand même! L’occasion de voir qu’ici comme partout ailleurs il y a des coulées de partout sous l’effet du soleil et des cumuls exceptionnels de neige du mois de juillet! Et des coulées que la plupart des « anciens » n’ont jamais vu en 40 ans de carrière… Brrrr, ça fait froid dans le dos…

Pour être partis et rentrés de bonne heure, et être tranquilles, on opte pour un réveil matinal… Nous sommes la première cordée à se lancer en direction du Mont-Rose. Au bout d’une heure de marche, nous commençons à entendre derrière nous quelques coups de tonnerre. Etrange conception du beau temps les prévisionnistes cette année. L’orage est encore loin, on continue. J’aimerais au moins atteindre le bivouac du Balmenhorn pour nous abriter et attendre un créneau. Au fur et à mesure que l’on monte, le décalage entre le flash de l’éclair et le boom se rapprochent ce qui autrement dit veut dire qu’on a l’orage aux fesses!!

Un éclair nous « claque » un kilomètre devant nous, on se taille, pas le temps d’aller au bivouac. Philippe profite de cette retraite pour explorer sans conséquence le sous-sol du glacier!! Toutes les cordées parties derrière nous rentrent également au bercail. Rideau, on plie la boutique.

Philippe et Romain acceptent avec le sourire et dans la bonne humeur cet « échec ». Belle attitude les gars! On se remet ça l’année prochaine!

Et un Blanc s’il vous plait!

Et un Blanc s’il vous plait!

Un Mont-Blanc qui déroule avec Yann et Gaëlle!

Après une première session dans les Ecrins un mois plus tôt, on se retrouve pour gravir la grosse bosse blanche en 3 jours. Première nuit à Tête Rousse. Le deuxième jour, on a le créneau idyllique avec la tempête de ciel bleu et le festival de température clémente sans vent… Alors zou, on pousse ce jour jusqu’au sommet et demain après la nuit au Goûter, on aura plus qu’à redescendre!

Gaëlle maintient le suspens sur son état au dessus de Vallot mais finalement tout rentre dans l’ordre et grâce à la bonne énergie de la cordée on peut tous profiter du sommet ensemble!! Une fois n’est pas coutume on peut vraiment se poser là haut. Le panard!

Nuit au Goûter et descente tôt, à l’heure où les pierres ne tombent pas dans le couloir! Grâce à la neige encore bien présente, on économise les genoux et le retour au Nid d’Aigle passe tout seul.

Initiation alpinisme en famille

Initiation alpinisme en famille

Après la sortie en petit comité avec Audrey et Fabrice, je retrouve une sympathique troupe au refuge du Glacier Blanc : Kom, Pascal, Christophe, Gaby, Jens et Pierre Yves… Pour certains, le séjour est l’occasion de rafraichir les vieux souvenirs d’alpinisme, pour d’autres c’est la découverte totale! Sur la glace, tout le monde trouve vite ses repères… et les jeunes commencent à avoir la dent longue! Une heure de plus et je les retrouvais pendus à leur piolet dans les dévers… Plutôt que de s’orienter vers la performance, on part pour une « balade » ludique et pédagogique sur le Glacier Blanc… La corde est pas juste là pour faire joli! Elle peut même servir à arrêter les glissades de ses compagnons de cordée (n’est-ce-pas!)… …. une petite nuit plus tard, on prend la direction du Pic d’Arsine, ce sommet tellement idéal pour l’initiation! La troupe se réparti en 2 cordées et moi je gravite autour pour dispenser quelques conseils et faire les photos. Les conditions sont excellentes, on en profite pour jouer dans quelques variantes plus difficiles. La montée nous permet de voir quelques façons d’assurer et de progresser dans des terrains variés.

La neige porte bien pour (presque) tout le monde : y a plus qu’à cueillir notre sommet, rien que pour nous une fois de plus! C’est le bonheur…

Un crampon mal placé à la descente laissera quelques souvenir à Pierre Yves, heureusement sans gravité…

Initiation à l’alpinisme, c’est reparti!

Initiation à l’alpinisme, c’est reparti!

Le début de saison c’est du velours! La montagne est toute blanche et ça c’est beau… La neige est bien présente, pas besoin d’aller chercher le bonheur trop haut au risque de brasser dans la molle. Je retrouve deux compagnons inconnus avec qui le contact passe rapidement. Audrey et Fabrice venus du sud sont clairement là pour se faire plaisir! J’adore. Pas de prise de tête… La montagne en toute simplicité. Audrey, passionnée de photo, trouvera de la matière paysagique de premier choix… Un ptit tour sur le glacier la première après-midi histoire de s’en mettre plein les mirettes en apprenant les bases du cramponnage. Puis le lendemain, le Pic d’Arsine, en traversée s’il vous plaît, par un couloir plus facile qu’il n’y paraît et un final quand même aérien! Évidemment on a réservé le sommet rien que pour nous, on est pas embêtés par la foule! Panorama 4 étoiles histoire de rêver aux projets futur. Le pied quoi!

Roche Faurio

Roche Faurio

Une dernière virée dans le secteur du Glacier Blanc…

Dernier soir d’ouverture pour le refuge des Ecrins… après 6 mois passés là haut!! Avec mes compagnons on profite d’un créneau parfait et pas trop de monde : le pied… Levé de soleil toujours aussi dément dans  la montée, je m’en lasse pas! Ne manquera que la pause omelette au refuge du Glacier Blanc déjà fermé… Ca attendra la vallée!

Y a de la belle crevasse!! Levé de soleil à la montée

4 jours dans les Ecrins

4 jours dans les Ecrins

Après notre première session de juin où nous avions pu faire connaissance, Caroline et François revienne pour 4 jours. La confiance règne et mes deux tourtereaux ne savent pas jusqu’au dernier moment à quelle sauce ils vont être mangés!!  Finalement, rendez-vous est pris à la Grave… On va faire un eu d’alpinisme « à la benne » comme on a rarement l’occasion d’en faire par chez nous.

Premier jour : remise dans le bain. Le Pic de la Grave. Les conditions sont exceptionnelles en cette fin de saison! Rien de difficile. On savoure la montagne tranquillement…

Vue sur le Pic de la Grave Au sommet du Pic de la Grave Les crevasses à la descente

Deuxième jour : on monte d’un petit cran la difficulté avec le Rateau ouest. Ca grimpe déjà plus!Heureusement qu’un bon casse dalle nous attend au sommet. Bonne pause gastronomico-philosophique au sommet…

François s'intérresse à la rimaye Des bons produits pour le moral des troupes Caroline et François heu-reux!

Pour les 2 derniers jours on s’éloigne des commodités de la Grave pour gravir un des beaux sommets du massif : l’Ailefroide Orientale. Loin des foules! Le Sélé est quasi désertifié, Raoul toujours aussi accueillant!! Moins de difficultés techniques qu’au Rateau Ouest mais un peu plus d’engagement physique. Un sommet qui se mérite! Encore de belles émotions partagés ensembles…

Juste le bon créneau Un couple au top! Bienvenue au Sélé

Allez les Janvier – Planche, j’espère que nos chemins se croiseront encore car ces moments ensembles étaient bien cools!

Roche for you

Roche for you

Une petite école de glace 2 ans auparavant avait bien marqué Valérie et Eric… Cette année il revienne pour voir ce qu’il se passe « plus haut » pour une durée de 3 jours. Claire et Vincent nous accompagne également. L’ambiance tête dans les nuages se poursuit les 2 premiers jours. Faut faire marcher l’imagination pour le paysage!! Mais l’ambiance elle est au beau fixe… J’abandonne lâchement mes compagnons aux mains d’Arthur pour le dernier jour qui finira en apothéose à la Roche Faurio avec le soleil!!

La tête dans les nuages

La tête dans les nuages

Trois jours d’initiation avec Pascal, Agnès, Hervé et Raoul… Les nuages nous tournent un peu autour créant des ambiances hallucinantes. Après l’école de glace du premier jour où le contact s’établit sur de bonnes bases, on part le lendemain pour le Pic d’Arsine. Le dernier jour, on laisse la fourmilière se diriger vers le Dôme. Pour nous ce sera la Roche Faurio tout aussi beau et tellement moins dangereux. Cerise sur le gâteau, on profitera de la seule éclaircie du jour pile poil au sommet entre deux plafonds nuageux, chance que n’auront pas les cordées parties plus tard! Un paysage et une ambiance comme il est rare d’en voir. Tout le monde savoure à sa juste valeur ce spectacle unique. Une fois de plus merci à tous pour la confiance que vous m’avez accordée!! A l’année prochaine pour d’autres projets…

Mont-Blanc par les Aiguilles Grises

Mont-Blanc par les Aiguilles Grises

Si vous cherchez une façon originale de gravir le Mont-Blanc tout en restant dans le techniquement abordable c’est la voie des Aiguilles Grises qu’il vous faut! Faut juste être un peu en forme car l’étape du 2ème jour est longue (1800m) de dénivelé entièrement au dessus de 3000m.

Avec Tom, Edern, Aurélien et Raf on se lance donc dans cette belle aventure à deux cordées sur ce versant himalayesque du Mont-Blanc. La remontée du Glacier de Miage est rendue agréable par la présence de beaux névés… Les yeux ne quittent pas l’Envers du Mont-Blanc defendu par d’imposants piliers et des glaciers monstrueux!! Tout parait surdimensionné dans ce versant… La montée à Gonella sans être laborieuse est déjà une bonne journée de mise en jambe avec ses 1500m et quelques passages sur câbles et échelles. Gonella est un refuge tout neuf… Une belle réussite il faut dire. On s’y sent pas trop mal! Et quelle vue!

Le gros défaut de l’attaque par ce côté c’est l’heure du réveil : minuit! Aïe ça fait mal ça! Les yeux piquent devant notre petit déjeuner à base de biscottes (!). Faut vite partir pour ne pas céder à l’appel du lit… Une traversée à flanc de pente permet de rejoindre le glacier. Les conditions du glacier sont très bonnes cette année et le regel impeccable. Une courte section sur quelques ponts de neige nous laisse entrevoir ce que peut réserver  ce glacier les années moins enneigée. Finalement, l’essentiel de la montée se fait de nuit et ça passe plutôt bien. Le piton des Italiens est vite atteint. Une courte section très effilée sur l’arête puis on rejoint la croupe accueillant du Dôme du Goûter. L’équipe tourne au poil, l’acclimatation y est pour quelque chose… On rejoint le col du Goûter en même temps que les premières cordées arrivant du Goûter.

C’est là qu’il faut pas se décourager! L’arête des Bosses est encore longue et l’échappatoire commode vers le Goûter nous tend les bras… Mais toute la bande est gonflée à bloc et on vole jusqu’au sommet en quelques enjambées!! C’est pas les grosses chaleurs là haut mais on profite quand même bien…

Stage Mont-Blanc et summit!

Stage Mont-Blanc et summit!

Après une intense semaine de préparation avec Simon qui mène d’une main de fer le groupe, Tibo, Freddy, Kilian et Merwan sont fin prêt pour s’attaquer à la grosse bosse blanche tant convoitée. Je retrouve une partie du groupe à Tête Rousse de bonne heure histoire de franchir le couloir de la Mort (brrrr) de bonne heure. Un bel endroit qui ne fait pas trop rêver. Un genre de roulette russe à la française. Quand même nettement plus fréquentable le matin surtout quand il y a encore de la neige. Simon lui fait des aller retours dans le couloir du Goûter pour travailler les mouv’. Quel sens du travail bien fait!! Je reste avec Tibo pour quelques mises au point visuelles sur le paysage (c’est pas du vide, c’est du paysage!!).

Il est encore tôt dans la journée quand tout le monde se retrouve niché dans le flambant neuf refuge du Goûter… Je fais connaissance avec le reste du groupe. L’ambiance n’est pas triste et tout le monde a l’air en grande forme! Ca fait plaisir! Après une grosse ventrée de pattes on va regarder un peu nos paupières pendant une heure ou deux. La rude vie de l’alpiniste….

samedi… 2h… ça pique les yeux! Aujourd’hui c’est le sommet! Et ça déroule pour tout le monde… C’est bon l’acclimatation! Tout juste un petit mal de casque par ci par là mais rien d’alarmant, on monte à bon rythme. Le vent nous attrape un peu sur la première bosse, les doigts picottent, les orteils font pas trop les malins dans les grosses… Mais tout ça n’entâche pas un instant la motivation du groupe et le sommet finit par arriver (à moins que ce ne soit nous qui arrivions au sommet). Ca caille là haut mais c’est fantastique dans les lueurs matinales. On passe un gros quart d’heure à savourer ce rêve rondement réalisé pour tous nos compagnons….

Roche Faurio

Roche Faurio

Il est parfois rusé de modifier son projet en montagne…

Avec Carole, …., François et Caroline, le projet initial était de gravir le Dôme après une école de glace la veille. Nous sommes un des gros week end. Demain au moins 130 personnes prennent la direction du Dôme. Je n’aime guère l’idée de savoir autant de monde se balader sous les séracs. D’ailleurs je n’aime guère la surfréquentation! J’explique à mes compagnons mes réticences pour aller au Dôme. Tout le monde est d’accord pour trouver une alternative… Merci pour la confiance!

C’est donc à Roche Faurio que nous dirigeons nos crampons… Nous serons à peine une dizaine à tenter Roche Faurio ce jour là. Partis de bonne heure, nous croiserons les autres cordées à la descente…

Le levé de soleil à la montée restera un moment inoubliable… En contemplant la fourmillière qui monte au Dôme, on ne regrette pas du tout ce choix. Personne (sauf moi!) ne s’attendait à parcourir ce jour un petit bout d’arête aérien… Pas de bouffées délirantes sur le final, tout le monde semble bien équilibré!

Merci à tous les 4 de m’avoir fait confiance. Vous m’avez donné l’occasion de pratiquer sereinement mon beau métier sans obsession 4000esque! François et Caroline, rendez-vous au mois d’août.

Stage Ailefroide – Pelvoux

Stage Ailefroide – Pelvoux

Descendu le jour même de Roche Emile Pic où se concluait avec Pascal et Jacques notre magnifique session dans le secteur du Glacier Blanc, je remonte illico au refuge du Sélé pour retrouver Alain et Tristan avec qui nous avons pour projet d’enchaîner Ailefroide Orientale et traversée du Pelvoux sur 4 jours.

Premier crux déjà pour le guide fatigué : éviter l’embuscade fatale dans la cuisine de Raoul…

Les conditions du moment sont incroyables. On chausse les crampons en contrebas du refuge et on ne les quitte pas de la montée en passant par le couloir. Tristan et Alain découvrent pour la première fois l’ambiance magique d’un couloir armés de 2 piolets chacun. C’est l’éclate! Nous sommes encore loin du sommet et la joie est déjà là! Au dessus du couloir, on reprend notre bon rythme. Petite pause avant la banane et on se lance sur cette incroyable courbure de neige… Le dôme sommital n’est plus qu’à quelques pas…

Et voilà! Nous foulons l’Ailefroide orientale. L’émotion est palpable pour tous. Vue 360° incroyable. Il fait bon. Une vraie invitation à rester là haut. Je retrouve aussi sur ce sommet mon pote et voisin Tibo qui du coup nous accompagnera aussi au Pelvoux.

A la descente nous passons par les vires, l’itinéraire estival classique qui se faufile dans un des contreforts de l’Ailefroide orientale. On quitte les crampons pour les quelques passages rocheux… En dessous des vires, la neige a un peu ramolli. Du coup on se laisse glisser sans crampons dans un large couloir qui mène jusqu’au pied du refuge. Tranquilos!

Alain et Tristan peaufinent leur acclimatation en restant dormir au refuge du Sélé. Rendez-vous est pris le lendemain au refuge du Pelvoux pour la suite du périple.

La traversée du Pelvoux est elle aussi en condition exceptionnelle pour la saison (y a pas de raison). On chausse les crampons 50 mètres au dessus du refuge. Toute la partie qui précède la bosse de Sialouze habituellement constituée d’éboulis et de dalles un peu fastidieuses de nuit sont d’agréables pentes de neige. Alain et Tristan sont en pleine forme, le rythme est bon. Tibo, notre photographe attitré, gravite autour de nous et nous shoote sous toutes les coutures… Nous arrivons au sommet de la pointe Puiseux de bonne heure. Encore de belles émotions pour tout le monde. Nous aimerions prolonger ces instants au sommet indéfiniment mais un petit vent nous rafraichit l’échine… et la descente est encore longue. La descente du plateau glaciaire du Pelvoux est un moment magique suspendu entre terre et ciel… Puis c’est la grande plongée vers la vallée. La zone des crevasses est avec ces conditions là une formalité! Une petite enjambée suffit à passer la vilaine mémère qui plus tard en saison imposera aux alpinistes quelques acrobaties… Quelques rappels plus tard on s’octroie une bonne pause au soleil histoire d’alléger le sac de nos victuailles… Il reste encore beaucoup de neige. On teste donc la descente par l’itinéraire d’hiver! Bien sympathique de s’éloigner des sentiers battus. Quelques gradins herbeux puis viennent les fameuses vires d’Ailefroide où il faut rester alerte… Le chemin nous mène directement à la terrasse du bistrot, sans transition!

Alain et Tristan, j’ai passé 3 journées excellentes avec vous. Ces instants ensemble étaient pour moi un régal! La façon simple et enthousiaste avec laquelle vous abordez la montagne, ces belles émotions partagées, votre émerveillement et votre bonne humeur permanent sont vraiment les plus belles récompenses pour un guide. Merci! Et j’espère à l’année prochaine pour un nouveau voyage.

Pic d’Arsine

Pic d’Arsine

Guillaume, Marc, Nico et Cyril, et … Cyril me rejoignent pour 2 jours d’initiation dans le secteur du Glacier Blanc. La météo est rayonnante comme jamais elle ne l’a été cette année, les températures presque indécentes!

Le courant passe vite avec les 5 potes et l’ambiance vire assez vite à la déconne!

Samedi, les oracles nous annonce quand même quelques ondées alors je préfère partir tôt pour passer à travers. En route on fait un petit crochet pour aller faire une école de glace et de neige sur le front du glacier vu qu’en haut c’est encore un peu trop enneigé à mon goût… Malheureusement, sur une des toutes dernières glissades en neige, Cyril se fait une entorse ce qui lui vaudra le lendemain un petit baptême de l’air…

C’est donc sans lui qu’on prend le lendemain le chemin du Pic du Glacier d’Arsine décidément magnifique cette année avec toute cette neige. Le sommet est juste assez grand pour nous accueillir tous les 5. Météo parfaite et bonne humeur sont au rendez-vous! Ca déroule!

A l’année prochaine les gars… avec Cyril cette fois là!

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