Roche Malotte et Petit Fourchon

Roche Malotte et Petit Fourchon

La météo laissait bien supposer une journée moins lumineuse qu’hier, cette journée tellement parfaite! Nous nous levons quand même tôt dans l’espoir de se faufiler dans une hypothétique éclaircie… un bref regard par la fenêtre avant le petit déjeuner : on ne voit pas les chalets à 50 mètres du refuge. Le GPS et la boussole vont chauffer aujourd’hui!!

Nos expériences poudreuses de la veille me conforte dans l’idée qu’il faut viser les versants nord. Le reste sans soleil aujourd’hui ne vaudra pas grand chose à skier… Après un copieux petit déjeuner à base de confitures faites maison et de miel local, nous nous sentons prêts pour affronter la rudesse des éléments!

Nous avons déjà connu ensemble des conditions largement pires comme au col du Chardonnet il y a deux ans où un vent de face nous projetait de la pluie rouge à 60km/heure, ou l’an dernier au col de la Noire où nous avons travaillé le dépeautage en conditions extrêmes… à côté de ça, aujourd’hui c’est une vraie promenade de santé!

J’essaye de rester concentré sur l’itinéraire, de ne pas perdre le fil, de me fier au maximum aux instruments… même si un peu de feeling peut aider en l’absence de visibilité, l’expérience montre qu’on finit toujours par dévier du cap qu’on croit tenir! Nous gagnons la crête au dessus des Rochers Malotte. Visibilité 10m, pour un selfie ça suffit!

Ski rando - Roche Malotte - Petit fourchon - y a de la neige

Ski rando - Roche Malotte - Petit fourchon - photo d'équipe

Nous descendons dans un couloir plein nord. L’avantage d’un couloir étant qu’une fois trouvé l’entrée, l’itinéraire est plutôt simple à suivre! La neige est de qualité habituelle, poudre légère, un régal! Malgré les conditions de visibilité, on en profite bien! Nous profitons même d’une vague éclaircie pour accélérer un peu la cadence des virages dans le bas du couloir et les grandes pentes en dessous… Evidemment, sur les photos c’est moins parlant que la veille mais c’est la même came!

Ski rando - Roche Malotte - Petit fourchon - Ambiance givrée

Ski rando - Roche Malotte - Petit fourchon - L'éclaircie à la sortie du couloir

Ski rando - Roche Malotte - Petit fourchon - Champ de poudre

Une remontée de 250m nous permet de gagner le sommet du Petit Fourchon, premier sommet avec un vrai nom de notre séjour, il était temps!

500m de poudre pour finir en beauté les festivités, ça deviendrait presque lassant!

Ski rando - Roche Malotte - Petit fourchon - Derniers virages

Ainsi s’achève la cuvée 2018 qui restera un grand cru!! La Savoie a su gagné ses lettres de noblesse!

Ski de rando chez les Valmineux

Ski de rando chez les Valmineux

C’est l’heure du désormais traditionnel rendez-vous ski rando annuel avec François et Lolo! Cette année Tom nous lâche mais David est la nouvelle recrue! Comme d’habitude, le suspens sur la destination reste entier jusqu’au bout! De la bonne organisation made in Hautes-Alpes qui permet d’être assez réactif et de coller au mieux aux conditions… faut dire que pour me traîner en Savoie, il faut que les arguments soient convaincants! Surtout vu la qualité du ski qu’on fait en ce moment dans le Queyras, la veille par exemple à côté de saint-Véran. Les prévisions météos étant contradictoires toute la semaine, nous attendons les toutes dernières divinations pour prendre une décision… revirement de dernière minute, la Savoie mets le paquet avec au moins deux journées de beau temps. C’est bien assez pour notre équipe habituée à braver sans sourciller les plus extrêmes conditions!! Après le Queyras l’an dernier, direction le Valminois!!

L’idée est d’aller découvrir le secteur autour du Refuge de Terre rouge qui ouvre en hiver pour la première fois cette année, offrant un accès aisé à toute la haute vallée de la Neuvache… pour cette première journée, l’expérience montre qu’il ne faut pas être trop gourmand. L’idée est donc d’accéder au refuge par les remontées de Valmeinier et Valloire. Nous apprenons bien vite à nos dépends que le ski de randonnée n’est pas vraiment la religion dominante ici! Malgré d’âpres négociations menées de main de maître par notre expert en la matière, nous ressortons totalement bredouille avec juste un forfait 4h dans la poche… rien pour les randonneurs, rien pour les guides, le ton est donné! Le Valmineux est plutôt rude en affaire.

Et bien soit, nous trouverons bien un moyen d’amortir ce skipass… nous prenons la direction du Grand Plateau d’où part une magnifique crête que nous longeons à peau de phoque… la vue est grandiose. C’est quand même bon de se retrouver si vite en haute montagne surtout par une belle journée comme ça!

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Joli nuage sur la pointe des cerces

J’avais imaginé quelques options de descente depuis cette crête vers le Refuge… mais comme nous avons un vrai forfait, nous allons en profiter un peu! Il suffit d’ouvrir un peu les yeux et de mettre le radar à poudreuse en route pour trouver de belles zones non tracées… premier run de chauffe sur le versant Neuvache et descente sur Valmeinier… pas dégueulasse pour un début!

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Premiers virages!

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Premiers virages!

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Bon début

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Lolo

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - David

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - François

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Dans le bas ça reste excellent

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Lolo retrouve son style

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Magnifique tout ça

Rebelotte. On remonte au grand plateau et on tire un peu plus loin sur la crête jusqu’au pas des Griffes. Et le délire poudreux continue… une belle descente en sucre pour mettre tout le monde d’accord, rien de tel!

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - La meije

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Deuxième descente, du sucre!

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Equipe de rayeurs en action

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - François et David

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Lolo se fait un petit kif!

Ski hors piste rando - Valloire - Valmeinier - Fin de la descente

Une courte remontée au refuge de Terre Rouge et on peut s’affaler à la sieste afin d’être en forme pour l’apéro! Excellente première journée avec une approche par la station carrément valable pour mettre le corps en route en douceur sans sacrifier au plaisir du ski à la descente! Nous nous couchons sans savoir que le lendemain nous attends une journée d’anthologie sur le bord de la Pissine

Arête de la Bruyère

Arête de la Bruyère

Toujours avec Alain et Paul, on part pour une très belle course au départ de la vallée, les arêtes de la Bruyère dans le massif des Cerces. Paul et Alain sont des amoureux de la montagne dans toute sa diversité et cette journée passée entre edelweiss, bouquetins et escalade aérienne avec en toile de fond les grands sommets de Ecrins nous comble tous! Rébuffat ne s’était pas trompé en glissant ces belles arêtes dans ses 100 plus belles!

Arêtes de la Bruyère - Le StégosaureArêtes de la Bruyère - Ambiance!Arêtes de la Bruyère - Sur fond de lacArêtes de la Bruyère - Panorama

Arêtes de la Bruyère

Arêtes de la Bruyère

Guillaume et Armelle m’ont contacté pour découvrir l’alpinisme le temps d’une petite session de 3 jours. Avant d’aller courir la haute montagne les jours suivants, je leur propose de découvrir un magnifique parcours d’arête, les arêtes de la Bruyère, une petite perle d’escalade dans un cadre incroyable, face aux Ecrins.

Bien que n’ayant pas grimpé depuis des années, ils sont bien tentés par l’aventure. De toute façon, peu de passages sont vraiment obligatoire sur cette arête et on peut composer à loisir, en fonction de la motivation une sortie bien adaptée..

Passé la première longueur pas évidente, Armelle et Guillaume trouvent petit à petit leur repères sur cette arête aérienne!

Arête de la Bruyère - Armelle apprécie le gaz!

Une escalade extrême sur des dalles à la lissitude quasi parfaite. La photo parle d’elle même (réalisée sans presque aucun trucage!)

Arête de la Bruyère - Escalade extrême, sans trucage ou presque!

Une arête, un lac, du gaz… la routine, quoi!

Arête de la Bruyère - On est pas là tous les jours

Pique nique devant la carte postale géante!

Arête de la Bruyère - Y a pire comme pique nique

3 jours au pays de la moquette!

3 jours au pays de la moquette!

Ce matin quand je retrouve la bande que Philippe a réuni pour 3 jours, personne ne sait trop à quel sauce il va être mangé, moi compris! Mes 6 comparses ne disposent que d’évasives bribes de programme, le reste n’étant au moment du départ qu’un grand mystère! Peut-être que c’est mieux comme ça d’ailleurs!

Au programme de ces 3 jours : pas de programme! Juste 2 refuges réservés autour desquels nous allons essayer de broder quelque chose qui pourrait s’appeler un raid à ski! C’est dans la vallée de la Clarée que nous allons traîner nos spatules, une bonne valeur sûre où la qualité du ski se conjugue parfaitement avec de douillets refuges!

Jour 1 : découverte des bosses de guide et de l’éclairage au niveau des pieds!

Se retrouver, récolter tous les objets nécessaires à nos 3 jours, fourrer tout ça dans un sac, refaire le sac… Voilà déjà qui nous occupe toute la matinée! Il est 13h quand notre équipée s’engage sur la route de la haute Clarée… 4km d’échauffement en faux plat montant, de quoi mettre tout le monde dans le bain!

Raid Cerces - Fausse platitude

4 km et déjà nous comptons parmi nous une belle collection d’ampoules toutes plus variées les unes que les autres!

Maintenant on monte pour de vrai en direction de Ricou. Notre objectif du jour est le refuge de Laval. On continue à traverser. La bande comprend vite que l’espace-temps du guide est assez élastique et que les « on monte encore un peu », « encore une petite bosse », « un ptit quart d’heure » ne sont pas à prendre au pied de la lettre!

Raid Cerces - Quelle discipline

Raid Cerces - Bosse de Planiaud

Le salut vient enfin au sommet d’une bosse parmi les autres qui nous fera une bonne rampe de lancement pour le refuge Laval. La gravité nous redevient enfin favorable (enfin presque)! Grâce à notre horaire particulièrement matinal, nous jouissons d’une neige parfaitement trop transformée, à l’image de nos cuisses!

Raid Cerces - Petite descente du jour

Heureusement le refuge salvateur n’est pas loin!

Jour 2 : monter – descendre – monter

Grâce à notre chaleureux camp de base avancé, nous partons aujourd’hui dans un horaire bien plus adapté au ski de randonnée qu’au ski nautique!

La montée vers la crête de Moutouze glisse toute seule et je sens que l’équipe atteint son plein rendement. Chacun en profite pour développer son style de conversion et nous gagnons le Lac des Beraudes sans embûche. Encore un « ptit raidillon » ou deux et nous voilà en bonne position.

Le cadre est grandiose dans cette vallée suspendue au pied d’impressionnantes falaises!

Raid Cerces - Tour de Moutouze

La descente démarre prudemment dans une pente encore en neige froide.

Raid Cerces - Au départ de notre petit col du jour

Puis on gagne des océans de moquette pas volés! La place ne manque pas, faut bien que tout ces efforts servent un peu à quelque chose!

Raid Cerces - Tour de Moutouze - On manque pas de place là!

Raid Cerces - Tour de Moutouze - Pour nous tout ça!

Raid Cerces - Tour de Moutouze - Comme des Indiens

Raid Cerces - Tour de Moutouze - Moquette toujours

Du très bon ski dans un terrain joueur. On remonterai bien une autre fois mais on est attendu pour le déjeuner au Refuge de Laval!

Nous allons devoir surmonter coup sur coup un petit gueuleton en terrasse et une sieste au soleil. Heureusement la bande reste soudée dans ces moments terribles et fait face comme un seul homme.

Raid Cerces - Pas mal là! Raid Cerces - Petit remontant Raid Cerces - Douceur de vivre

Après ces rudes instants, enfin la délivrance : nous repartons! Je sens une onde de motivation extrême à l’idée de ce nouveau départ! Quel bonheur de se dégourdir un peu les jambes après manger.

Le refuge du Chardonnet sera notre étapes de ce soir. Là encore un accueil et une ambiance parfaite!

Raid Cerces - Refuge du Chardonnet

Jour 3 : Tour du Queyrellin

Comme il faut bien trouver une occupation avant de manger (!) autant faire le tour d’une petite bosse puisqu’on a des skis!

Un tour magnifique nous attend aujourd’hui avec un peu d’émotion au programme!

Départ pépère dans les magnifiques vallons au pied du Queyrellin.

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Non loin du Chardonnet

Notre petit raidillon du jour sera un excellent prétexte pour progresser en conversions. Je sens que la tension monte un peu dans le groupe au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur dans cette pente de la Casse Blanche.

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Dans la pente de la casse blanche

Là encore le groupe découvrira que les indications du guide sont parfois très relatives! « Plus qu’une ou deux conversions »! La vraie dernière conversion finit quand même par arriver juste à temps! Le nervous breakdown guettait certains d’entre nous!

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Dernière conversionNous sommes poursuivis de prêt par un autre groupe de prétendants. Si sympathiques soit-ils, nous préférons nous réserver la primeur de cette descente!

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Au sommet

Les séquelles des jours précédents se font un peu sentir dans les cuissots mais le ski est tellement bon!

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Première pente en neige froide

On a skié dans une carte postale!

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Skier dans une carte postale

Hold-up en bande désorganisée…

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Ski en bande

Cyril retrouve un style plus aérien!

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Cyril se réconcilie avec la gravité!

Talonné de prêt par Philippe

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Philippe s'envole!

Du ski moelleux à souhait sur une moquette digne des plus beaux palaces!

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Du ski joueur

Raid Cerces - Tour du Queyrellin - Final en top moquette

Un petit détour sympa qui nous permet d’arriver à l’auberge pas trop tôt! Enfin en lieu sûr, nous profitons de l’instant présent sans trop penser à ce qui nous attend après! Certains cerveaux semblent un peu affectés par le séjour en altitude!!

Raid Cerces - Enfin en lieu sûr!Raid Cerces - Du partage!Raid Cerces - Enfin en lieu sûr!

Quelques coups de bâtons plus tard nous voilà tous rendus à Névache, pas tout à fait dans le même état qu’au départ!

Groupe

Arête de la Bruyère

Arête de la Bruyère

Pour notre dernier jour ensemble et vu l’absence de regel, on reste sagement sur des courses « de vallée ». Aujourd’hui nous visons l’arête de la Bruyère, une splendide traversée aérienne, sur du caillou impeccable avec en toile de fond les Ecrins… et un retour dans les alpages au milieu des bouquetins… Que demander de plus?

Voie Davin – Aiguillette du Lauzet

Voie Davin – Aiguillette du Lauzet

Aujourd’hui Maxime se joint à nous pour aller gravir la voie Davin à l’Aiguillette du Lauzet. Une voie old style qui pourrait surprendre le grimpeur moderne habitué parfois à des cotations low cost! L’escalade s’y déroule principalement en cheminée et le IVsup a de beaux jours devant lui… Evidemment pour l’intérêt alpinistique nous gravissons tout ça en grosses… l’occasion pour mes deux compères de travailler les adhérences. Après un beau combat dans le départ direct, Ju aura le déclic. La confiance aidant les pieds tiennent de mieux en mieux!

Nous sortons au sommet de l’Aiguillette, un vrai sommet qui a de l’allure, le tout face aux Ecrins! Retour au bercail juste pour l’apéro du soir, une journée bien remplie!

Entre Lautaret et Chardonnet

Entre Lautaret et Chardonnet

François, Laurent et Thomas n’arrive pas en plein anticyclone c’est le moins que l’on puisse dire! Mais il en faudrait plus pour altérer leur motivation et leur bonne humeur! On va pas se laisser enquiquiner par quelques gouttes de pluies!

Pour la première journée on monte le plus haut possible afin d’atteindre la zone ou la pluie se transforme en neige (oui, oui, ça existe encore!). Ca sera l’occasion de réviser les gammes et de faire un petit décrassage avant les 2 journées suivantes. Bizarrement, nous ne sommes pas emmerdés par la foule ce jour! Nous prenons la direction du Col de Laurichard. La rando commence par 200m de dénivelé dans une neige colorée, merci le Sirocco! Un groupe descend du vallon de Laurichard, nous ne verrons plus personne de la journée! Dans le vallon, nous sommes à l’abri du vent et les nuages se déchirent de temps à autre laissant apercevoir de façon fantomatiques les montagnes qui nous entourent… A défaut de grands paysages, on savoure cette ambiance changeante. Dernières conversions sous le col puis un petit pique nique dans la corniche après quelques petits travaux de terrassement! La routine quoi!

Descente étonnamment pas mauvaise du tout jusqu’à la couche Roland Garros où ça devient très collant

Jour 2 et 3 : petite escapade du côté du Chardonnet. On largue les amarres pour 2 jours en montagne avec une nuit dans le confortable refuge du Chardonnet. La météo ne s’est pas arrangée, et nous serons légèrement chahutés par le vent à chaque passage de col. La montée par l’Alpe du Lauzet est encore tout juste en condition avec juste un court déchaussage… mais ça va pas durer! J’opte pour le col du Chardonnet nord, un peu plus raide (bon entraînement pour les conversions!) mais moins exposé au vent que la crête. Pas de pique nique dehors aujourd’hui, le vent nous encourage à gagner le refuge, où on s’octroie une collation digne de ce nom avant une bonne petite sieste! Le lendemain on prend le chemin inverse avec un petit extra, le Pic du Demi, juste à côté du Pic Ombière… des noms évocateurs pour les amateurs de bière que nous sommes… Des bons virages sur le Pic du Demi au gré des créneaux de visibilité… Puis un passage de col du Chardonnet encore plus mouvementé que la veille : un vent renforcé (rafales à 80km/h quand même!) et une visibilité réduite à son plus stricte nécessaire… J’en profite pour réviser mes classiques d’orientation, carte et boussole à la main!

Une fois le col trouvé, on fait pas de vieux os et on se jette dans les pentes qui nous ramène sur le vallon de la Ponsonnière… On y fait même du très bon ski! Sous 2300m ça se gâte, la neige a pris l’eau et le sable, il faut inventer des nouvelles techniques pour skier dans cette neige peu commune!

Des conditions pas simple mais on a réussi à tirer dignement notre épingle du jeu et même faire des bons virages. A l’année prochaine peut-être!

Raid à ski dans les Cerces

Raid à ski dans les Cerces

Nous partons pour deux journées de ski de randonnée dans les Cerces avec Jérôme. L’idée est de faire un joli tour sur 2 jours et profiter du magnifique créneau météo qui s’offre à nous. Nous traînons les spatules d’abord du côté du Pic du Lac Blanc. Nuit 4 étoiles au refuge Laval où nous sommes quasiment seuls avec le gardien! Le lendemain, nous prenons la direction de la Pointe des Cerces. Nous n’irons pas au sommet mais la descente n’en sera pas moins bonne!

Récit complet et photos sur le site d’Horizon Rando : ici.

Couloir de Tête Colombe

Couloir de Tête Colombe

Un plan de dernière minute improvisé avec Nico. Trop fainéant pour aller chercher la poudre en altitude on se « contente » d’une moquette 4 étoiles à deux pas de la maison agrémentée d’une petite pente raide. La Tête Colombe n’est pas un sommet phare du massif. D’ailleurs de loin, on ne dirait même pas un sommet! Mais pourtant la vue de la haut vaut le déplacement.

La pente raide avec un court passage à plus de 45° se négocie bien mais attention de pas y être trop tard avec les chaleurs actuelles d’autant plus que c’est exposé est. 10h-10h30 semble le max en ce moment.

En dessous c’est du gros régal, ça skie partout sur du velours! Et puis luxe suprême de cette saison, on peut quitter la tenue de ski et mettre directement short et tatanes!

Crête de Môme par le vallon

Crête de Môme par le vallon

Avec les 2 Tibos, nous succombons à l’appel de la moquette… C’est irrésistible.  Pour être peinard, on file se cacher dans un vallon peu fréquenté de la Clarée tout simplement appelé « le Vallon ». 10 minutes de portage et nous rechaussons dans ce magnifique vallon où une couche de 5cm de fraîche donne un aspect magique aux lieux.

On monte piano piano, on profite. C’est trop beau aujourd’hui. Pas âme qui vive dans le secteur.

Pour la descente, rien de plus simple! Du point 2911m, on tire droit dans le pentu et on tourne là où on veut! Finalement en guise de moquette, c’est une poudre tassée qui accueille nos spatules, ma fois on prend aussi! Descente presque parfaite (150m de colle!) jusqu’au chemin qui nous ramène à la voiture…

Le Pic Hauleur en ski de rando

Le Pic Hauleur en ski de rando

Petite expédition à ski dans les Cerces avec Zitoune et Clément. Un peu juste pour le Pic Ombière, nous nous contenterons du Pic Hauleur, un petit téton sur le chemin nous convenant parfaitement!

Pourtant tout avait très bien commencé avec une montée jusqu’au refuge du Chardonnet menée à une cadence infernale! D’un commun accord, notre équipe décide de faire une courte halte dans ce chaleureux bâtiment… Et là tout bascule! Un solide en cas est commandé et pour patienter, les tournées de vin chaud s’enchaînent ! Bref on sort de là plombé mais l’esprit ouvert… Encore une petite demi-heure de montée digestive et nous nous échouons sur un tas qu’aussitôt nous décidons de baptiser le Pic Hauleur… Quelques rasades de génépi pour fêter cette belle première et on fonce dré vers la vallée!

Tour Termier – Ponant neuf

Tour Termier – Ponant neuf

Murielle est de retour dans le Briançonnais pour aller tâter un peu de calcaire… Aujourd’hui, la miss hérite de 2 guides bon pour l’HP! Une bonne journée de rigolade à la Tour Termier… ça permet de moins penser au petit courant d’air qui nous a bien refroidit l’échine dans les longueurs du haut.

La voie du jour, le Ponant neuf, est un magnifique itinéraire qui monte dré vers le sommet de la Tour Termier. L’itinéraire est direct, homogène sur un caillou irréprochable avec dans le dos une vue périphérique sur les Ecrins. Et le sommet ressemble à un vrai sommet à déjà plus de 3000m. Pour ne rien gâcher, on descend paisiblement de là haut à pied…

Eperon de la route – Roche robert

Eperon de la route – Roche robert

C’est parti pour 5 jours de stage avec Catherine et Hans. L’objectif est de se préparer pour l’ascension de la Barre des Ecrins en fin de semaine si les conditions le permettent. Déjà, ces premiers jours, le mauvais temps essaye de contrarier nos plans… Déjà, hier nous aurions du monter à Adèle Planchard, mais une vague de seau d’eau nous a fait sagement reporter à aujourd’hui. Ce matin, nous profitons d’un créneau sec pour faire un petit entraînement à la grimpe en grosse sur le calcaire des contreforts de Roche Robert. Nous gravisson l’éperon de la route avec des difficultés jusqu’au 5a.

Vers 12h, une nouvelle vague de seaux d’eau nous assaille au col du Lautaret. Petit conseil de guerre devant un café avant d’annuler la montée à Adèle Planchard… Reévaluation complète de la stratégie, nous partirons demain matin en direction du Glacier Blanc!

Grand aréa

Grand aréa

Petit tour au Grand Aréa pour aller goûter à la bonne transfo des versants S. Avec le froid qui est un peu revenu pas besoin de partir trop tôt. Tout bien!

Bon le Grand Aréa, ça se mérite, avec une longue longue approche sur la piste avant d’attaquer les 600 derniers mètres plus raides. Mais la sueur est grandement récompensée par un panorama bluffant qui nous garderas tous deux scotchés pendant plus d’une heure là haut à laisser errer le regard à 360° du Viso au Mont Blanc, de la Barre des Ecrins à l’Ubaye… Une bien paisible contemplation.

Sans être parfaite partout, la descente nous réserve de belles sections de neige de printemps. Bien suffisant pour nous satisfaire!

Col de Roche Robert

Col de Roche Robert

Rien à faire! L’anticyclone des Açores qui nous inonde de soleil et de douceur depuis quelques temps ne nous lâche pas…Avec Marie on part pour une petite rando tranquille et loin des foules au Col de Roche Robert. Petit coup de froid au départ pour nous rappeler qu’on est vaguement en janvier et puis c’est la montée printanière sur ce versant sud-est. Au Col, on profite d’une petite vue et d’un bon dorage de pilule, la vie est belle!

Descente bien peinard dans de la douce neige un peu revenue. Marie retrouve petit à petit ses marques et finit par quelques belles courbes dans une pente bien transformée. Vraiment pas facile cette vie!

Voie de la Grand Mère

Voie de la Grand Mère

Avec le père Tibo, on profite d’un court créneau pour s’envoyer la voie de la Grand Mère dans le vallon de la Moulette au dessus de Monetier. C’est une jolie classique avec deux longueurs majeures en dièdre (L2 et L3). Le reste est plus commun mais bien sympathique quand même si l’on aime l’esprit serpentant des vieilles classiques. On a couplé certaines longueurs bien que n’ayant qu’un brin simple de 45m  : L2 et L3 (45m, relais à la sortie du dièdre sur un camalot 2 et un goujon de 12mm ou sinon sur le vrai relais 8m plus haut, en oblique à droite), L6 – L7 (45m), L9 – L10 (55m, départ facile en corde tendue). Les deux passages d’Ao passent bien en libre aux alentours de 6b/6b+.

Une bien belle promenade même pour Tibo qui ne sait plus la dernière fois qu’il a grimpé! Il nous aura fallu 2h30 pour en finir avec la voie de la Grand Mère. Nous sommes accueillis au sommet par quelques embruns, les Ecrins ont disparus dans la mélasse… Le temps s’est très nettement dégradé, on entend même tonner au loin… Filons! Comme nous n’avons pas pris de rappel, il faut sortir par le haut… cette option est bien pratique et pas longue puisqu’il faut un petit quart d’heure seulement pour en finir avec l’arête et rejoindre une bonne sente qui ramène vers le sentier d’approcheet la voiture en 3/4h de marche… on sera finalement épargnés miraculeusement par la drache!

Pointe de l’Aigle – Princesse de Feu

Pointe de l’Aigle – Princesse de Feu

Aujourd’hui grand saut dans l’inconnu avec Nico : on franchit le col du Galibier pour aller en Savoie!! Mais l’aventure extrême est de courte durée puisque si l’accès se fait par la Savoie, la pointe des Aigles est dans les Hautes Alpes. Il s’agit d’un beau bout de falaise de 250m qui surplombe directement le camp militaire des Rochilles. La proximité avec ce camp nous permet ce jour de réduire considérablement la marche d’approche puisque par la piste on vient se garer sous la paroi, à 10min de l’attaque… Un cinquantaine de bidasses sont là pour surveiller le véhicule. Parfait!

Grâce à la corde de 60m, on couple pas mal de longueur : L1 et L2 jusqu’au pied du toit. L4 et L5. L6 et L7. Pour de bien belles envolées. Le caillou est excellent, très abrasif… Le pas de 6c est vraiment très dur et très bloc… L’ensemble est vraiment bien plaisant avec une descente pépère de l’autre côté…

Une belle découverte, on reviendra pour les voies d’à côté!

Tour termier – Marmotta Impazzita

Tour termier – Marmotta Impazzita

Les températures redeviennent clémentes on va donc se mettre au frais au dessus des alpages. Retour à la Tour Termier, que l’on gagne tranquillement par une heure de marche à flanc d’alpage. On est au pied de la face sur les coups de midi, nickel pour grimper au soleil. La température est idéale. Plusieurs cordées sont engagées dans la face : dans la voie du Ponant Neuf, dans le Feu Sacré, dans ici mieux qu’en face. On choisit une voie où l’on sera tranquille : Marmotta Impazzita, 300m qui oscille entre le 6a et le 6c. Mussato n’en dit que du bien dans son topo. Il faut avouer que la qualité de l’escalade est au rendez vous avec quelques longueurs majeures. Deux bémols quand même pour cette voie : la vire centrale qui coupe l’élan de l’escalade et le finish dans les longueurs en 3. M’enfin, ça ne suffit pas à nous faire bouder notre plaisir. L’escalade est jouissive!

Chemin du Roy – Hélène et les garçons

Chemin du Roy – Hélène et les garçons

Après notre petit galop d’essai aux Contreforts de Roche Robert, nous partons dans Hélène et les garçons légèrement inquiètés par le commentaire alarmiste du topo : « La première longueur est très dure, 6b ». Bon, en guise de digestion on va rigoler. Que nenni. Il s’agit d’un 6b plutôt facile à lire sur bonnes réglettes et qui ne dure pas longtemps… pas la peine de s’affoler. Le reste de la voie est très joli, homogène, le rocher nickel et l’ambiance monte progressivement. Que du bon!

Du sommet on descend rapidemment en 3 rappels (50m pourle dernier) mais il est aussi possible de faire le tour à pied en rejoignant la descente des contreforts de Roche Robert.

Roche Robert – Le miel et les abeilles

Roche Robert – Le miel et les abeilles

Première d’une longue série de grandes voies avec Murielle. On attaque pépère par les contreforts de Roche Robert. Ca paye pas de mine mais le rocher y est excellent et on peut facilement enchainer plusieurs voies. Pas mal de cordées sont engagées dans Ché Guévaroux, la voie des Quarantes ou L’éperon de la Route. Pour notre part nous allons chercher la tranquilité dans le miel et les abeilles une  belle voie de 150m soutenue dans le 6a. Les 3 longueurs du bas sont très belles,. La dernière est un peu plus tarabiscotée pour aller chercher les plus belles parties… Une voie à parcourir!

Ce petit apéritif envoyé, nous redescendons tranquillement par le chemin avant de filer vers la paroi du Chemin du Roy à 20min de là.

Tour Termier – Feu sacré

Tour Termier – Feu sacré

A la Tour Termier on verticalise aujourd’hui nos prétentions par rapport à hier à la crête du raisin. Nous partons avec Mathieu pour le Feu Sacré une voie que Mussato conseille dans son joli topo. Et nous ne sommes en effet pas déçus par la voie! Le calcaire de la tour Termier est vraiment magnifique, haut en couleur et très sculpté… parfois trop même! Les picots martyrisent nos pauvres petits doigts… Toutes les longeurs ou presque sont classes. Le 7a nécessite d’être un peu plus alerte que dans les autres longueurs mais se fait bien.  Au relais, pendant que le leader s’emploie, on flane tranquillement en matant du coin de l’oeil la Meije, la Barre des Ecrins, les Agneaux…

Si la Tour Termier en impose vraiment sur le versant que l’on grimpe, elle n’est côté Nord qu’un anodin pilastre d’une trentaine de mètres qui se désescalade en trois mouvements. C’est pourquoi, même sans nos baskets nous optons pour le retour pédestre par le Col termier, l’occasion de prolonger quelques instants le contact charnel avec le calcaire local…

Crête du Raisin

Crête du Raisin

Il fait toujours aussi beau par chez nous… Vive le Sud! On part cavaler dans les Cerces avec Mathieu. Envie d’une escalade pépère, typée montagne, parsemée d’edelweiss et de génép’… allons explorer la Crête du raisin! Le cadre est exceptionnel. Au dessus du refuge du Chardonnet, cette arête se déploie sur plus d’un km avec une vue imbattable sur les Ecrins.

Nous parcourons une grande partie de l’itinéraire la corde sur le sac, avalant quelques passages de IVsup jamais bien difficile.s Dès que ça grimpe, le rocher est bon. Dans les parties plates, c’est du tout venant mais ça ne gène pas puisque c’est plat! Qui plus est l’arête est essaimée sur tout son parcours de goujons récents. Même le rappel se désescalade facilement (III+)

Sur la fin de l’itinéraire, nous sortons quand même la corde pour la longueur en Vsup. La descente versant Ouest décrite comme délicate est avalée en 10 minutes. Il s’agit d’une courte désescalade facile sur une centaine de mètres. 2 heures après avoir débuté l’arête nous sommes de retour sur le GR bien comblés par cette ravissante promenade aérienne… un évènement malheureusement dramatique viendra troubler ce bonheur : nous n’avons pas pris le moindre centime pour nous offrir une bière ou une omelette au refuge du Chardonnet. Gasp!

Tour Germaine – Spigolo Boccalate

Tour Germaine – Spigolo Boccalate

La météo est venu contrarier notre projet initial de gravir la barre des Ecrins avec Gab. Mais ce n’est que partie remise! Pour se consoler on se rabat sur une grande voie à la Tour Germaine, non loin de Bardonnecchia : le spigolo Boccalatte. La Tour Germaine est un édifice rocheux typiquement dolomitique : d’aspect ruiné au premier abord, le caillou s’y révèle excellent et l’escalade bien plaisante, homogène et variée dans le niveau que nous convoitons (5a max). Cette voie a été ouverte par deux génies italiens de l’escalade : Gervasutti et Boccalatte qui ont laissé dans les Alpes quelques traces de leur passage. Suite au reéquipement de la voie, l’itinéraire a pris un peu de liberté par rapport à l’itinéraire initial pour notre plus grand bonheur.

La journée commence par la fastidieuse remontée de l’éboulis. De quoi mettre en marche ses mollets! Nous voilà au pied des 250m de la Tour. Première grande voie pour Gab, curieux de ce qui l’attend. Une première longueur en IV permet de se mettre en jambe (et en bras) tranquillement. La suite est plus sérieuse : passage de 5 sur un magnifique rocher bien sculpté. Gab franchit tranquillement ces premières difficultés. Les longueurs se suivent et ne se ressemblent pas : passages dalleux, arête effilée, fissure à verrou : la totale! Un vrai plaisir… Et en deux bonnes heures, Gab en finit avec sa première grande voie. Yihaaa! Passé le rappel de descente, on rejoint rapidement l’éboulis bien plus agréable à descendre qu’à monter!

Pour ne rien gâcher nous terminons notre périple Haut Alpin sur une pizza et une glace italienne à Bardonnecchia. Merci Gab pour ses 3 belles journées!

Voie des Briançonnais – Queyrellin – Cerces

Voie des Briançonnais – Queyrellin – Cerces

Décidemment en ce moment avec Nico on yoyote entre escalade sportive et terrain d’av… Après la Voie des Grands Surplombs au vallon de la Moulette (vieux terrain d’aventure), un épisode escalade « sportive » hier à la Paroi du Lys, on part aujourd’hui pour notre deuxième TA dans les Cerces en quelques jours. En tant que Briançonnais, nous ne pouvons louper cet itinéraire à la troisième tour du Queyrelin baptisé prosaïquement la Voie des Briançonnais (TD+, 350m)…

Une fois de plus, les infos ne sont pas surabondantes sur l’itinéraire et nous partons sans trop savoir à quelle sauce nous allons être mangés tant au niveau de la qualité du rocher que de l’équipement en place.

Notre curiosité sera finalement payante. L’itinéraire est beau et se déroule globalement sur du rocher de bonne facture. Quelques zones pétouilleuses, mais rien de bien terrorisant! Les trois longueurs d’artif se parcourent bien en libre (6c+/6c/6b+) même en tête.

Il y a de l’équipement en place surtout dans les longueurs dures mais il faut compléter. Les pitons et les camalots sont indispensables.

Cerces – Vallon de la Moulette – Voie des grands surplombs

Cerces – Vallon de la Moulette – Voie des grands surplombs

Changement d’ambiance après la grimpe tranquille de Freissinières hier : aujourd’hui l’objectif c’est d’aérer toute la quincaillerie indispensable pour les vieux terrains d’aventure. Pitons, camalots, coinceurs… Notre dévolu est jetté sur la voie des grands Surplombs au vallon de la Moulette dans les Cerces. Une voie ouverte par une équipe de 4 forts grimpeurs en 1961, dont Raymond Renaud, l’auteur du fameux éperon Renaud aux tenailles de Montbrison

nico dans la 5èle longueur

Pendant que nous grimpons, l'orage se ramasse tranquillement

Peu d’infos dans le topo Cambon (dont le tracé est d’ailleurs partiellement faux), sinon que la voie est rarement reprise, l’équipement léger et que c’était une des plus dures escalades des Cerces à la date de son ouverture. Exactement ce qu’il nous faut!

Départ depuis le Col de Buffère sous un soleil rayonnant avec en toile de fond une bonne partie du massif des Ecrins et du Queyras. Dur de croire aux orages annoncés en fin d’aprem, mais nous sommes en montagne!

La voie est à la hauteur des promesses du topo : relativement peu équipée et des pitons en place qu’on enlève à la main!! Le passage des grands surplombs est le clou du spectacle. Une longueur d’artif (ou 7b?) puis une traversée plein gaz juste au dessus du toit…  l’escalade est vraiment sympathique sur un rocher globalement sain. Comme la voie est peu parcourue, il faut quand même se méfier de se qu’on attrape.

A quelques encablures du sommet, nous prenons une petite averse de grésil… il reste 100m à faire : on file en corde tendue jusqu’au sommet (où quelques années avant après l’ascension d’Ayla j’avais oublié un magnifique altimètre, flambant neuf!). Les rappels par Ayla sont vites expédiés ainsi que le retour à la voiture.

Nous échappons de peu à la grosse saucée!

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