Cascade de glace Freissinières et Ceillac

Cascade de glace Freissinières et Ceillac

Cédric est de retour cette année pour braver à nouveau les cascades de glace locales. C’est Jacob qui est là pour l’accompagner cette fois. Première journée avec une météo parfaite à Freissinières et deuxième journée à Ceillac en mode commando entre les gouttes… et à la clé deux très belles cascades dans des styles différents.

Fracastorus à Freissinières

Conditions printanières pour cette première journée dans la vallée de Freissinières. Avec Cédric, nous avons déjà fait l’an dernier une journée de cascade au parc de la Schappe. Jacob est totalement novice mais le bonhomme en toute modestie n’a pas l’air très impressionnable.

L’objectif du jour est Fracastorus, une belle cascade à l’entrée de la vallée de Freissinières, haute d’environ 180m dans un niveau très accessible. Une cordée d’Espagnols nous précède, à part ça nous sommes tranquilles! Tout s’enchaîne à merveille malgré une tentative d’homicide involontaire de ma part sur Cédric! Mes deux gaillards « déroulent »! Cédric en profite pour se faire une petite longueur un peu plus technique dans le haut de la voie… C’est quand même bien agréable de profiter des cascades dans des conditions climatiques clémentes!

cascade de glace - Fracastorus - Les espagnols devant nous

cascade de glace - Fracastorus - Cédric pilone

cascade de glace - Fracastorus - Jacob à l'oeuvre

cascade de glace - Fracastorus - Belle ambiance dans le finish

cascade de glace - Fracastorus - Beaux stalactites

cascade de glace - Fracastorus - Cédric s'entraîne dans la dernière longueur

Debriefing à la bière à la Dormilhosa. La prévision météo n’est pas sur-excitante pour le lendemain avec de la pluie annoncée assez haut. Le plan est de tenter d’aller à Ceillac, en espérant que la neige y remplace la pluie! Ce qui a quand même des chances d’arriver dans cette haute vallée!

Formes du Chaos à Ceillac

Il drache copieusement en vallée ce matin. Je retrouve mes deux compères à Guillestre. Jacob est tellement confiant qu’il n’a même pas mis la tenue ce matin! Nous montons à Ceillac, il faut aller voir, on peut être surpris! En tous cas j’y crois!

Obstination payante : lorsque nous arrivons à Ceillac, il ne pleut presque plus et la pluie a même une tendance plutôt solide. Evidemment, il n’y a personne! Banco!

Forts de l’expérience de la veille, je propose une cascade plus ambitieuse qui devrait donner un peu de grains à Cédric et Jacob. Les Formes du Chaos est un des musts de la région et se l’offrir en totale solitude un samedi est un sacré luxe!

Les connexions se sont fait dans le cerveau la nuit, mes deux apprentis commencent à bien piger le truc, même si les ressauts raides tirent un peu sur les bras! Afin de pas trop jouer avec les éléments, je tire la cascade en 3 grandes longueurs de 60m… ça ne traîne pas!

Comme tout déroule très bien et qu’il neige ici, on prend le temps de gravir les 2 longueurs facultatives, très belles aussi! On en termine bien content de s’être faufilés à travers ce créneau météo pas gagné d’avance. Rendez-vous est pris pour l’été prochain dans les montagnes!

Formes du chaos - Jacob en finit avec la première longueur

Formes du chaos - Jacob dans le deuxième ressaut

Formes du chaos - Goulotte de sortie

Formes du chaos - dernière longueur

Back to the Aiguillas

Back to the Aiguillas

Malgré l’effervescence pendant que la meute dévorait sa pitance dans le Gourenq, du coin de l’œil nous avions tous remarqué ce couloir parfait qui bordait la face est de l’Aiguillas…

Une petite liberté de dernière minute et me revoilà partis sur les flancs de l’Aiguillas! Avec la belle trace de la veille et la motivation d’une descente pas dégueulasse c’est presque facile de remonter là haut, même si les courbatures me rappellent à ma triste condition d’homme peu entraîné!

Après une bonne paire d’heure de méditation transcendantale, me revoilà sur cette belle croupe ensoleillée où nous avions fait la pause hier. Aujourd’hui, je n’irais guère plus haut. Le couloir peut s’attraper de là.

Un renard a profiter de nos traces de la veille pour se faire un trip à l’Aiguillas et certainement profiter d’une bonne sieste au soleil!

L’entrée dans le couloir orientée vers l’est a déjà subi les assauts du soleil. Pas bon. Mais ce passage ne fait que 50m de dénivelé. Ensuite le couloir à proprement parler est d’une parfaite orientation nord!

La suite tiendra ses promesses! Malgré les cuissots qui m’implorent une pause, j’ai du mal à m’arrêter!! Pour bien finir, le couloir s’ouvre sur de larges pentes et un mélézin parfait jusqu’à la piste. 1000m sans chichis, droit dans le pentu, et du pentu juste comme il faut!

Couloir nord Aiguillas - Traces de la veilleCouloir nord Aiguillas - Traces de la veilleCouloir nord Aiguillas - Promesse
Couloir nord Aiguillas - Là hautCouloir nord Aiguillas - Renard vs skieurCouloir nord Aiguillas - En bas là basCouloir nord Aiguillas - Quelques virages au soeil avant le couloirCouloir nord Aiguillas - La minute contemplationCouloir nord Aiguillas - La ligne

L’Aiguillas

L’Aiguillas

Quand la beauté s’invite dans le jardin… pourquoi aller la chercher plus loin! L’Aiguillas, la Tête de Gaulent… Nos montagnes locales… Gravées dans l’inconscient des Champcellouires! Celles qui l’hiver nous donnent l’heure et nous prive un peu tôt du pouvoir calorifique de notre étoile préférée! Celles qui nous rappellent qu’on est bien là, en bas et que là haut, c’est loin!!

Evidement quand on habite au pied d’une montagne comme ça et qu’on est un peu dérangé de la spatule, l’envie d’y glisser dessus vient naturellement! Mais cette montagne ne s’offre pas facilement… entre les vastes couloirs avalancheux du Gourenq, où l’absence de mélèze témoigne du passage fréquents de volumes de neige en mouvement et la sortie sommitale rocheuse, nécessitant un bon enneigement pour passer à skis, les bonnes conditions sont plutôt rares!

Et puis un beau matin alors qu’on y pense presque plus la montagne lance son invitation. C’est le jour!

Une fine équipe de 4 guides est improvisée. L’état de fraîcheur de certains membres de la cordée laisse un peu à désirer mais l’ensemble est à peu près fonctionnel! Nous savons tous que ce type de sorties entre potes guides peut paradoxalement assez vite dégénérer… esprit d’indépendance exacerbé, non-dits, compétition inconsciente, non respect des consignes… le cocktail peut-être parfois être explosif malgré le niveau de compétence.

Mais rien de tout ça aujourd’hui, l’ambiance est saine et détendue. Ceux qui en ont les capacités pulmonaires blaguent à la montée. Les décisions de prennent de façon fluide. Le manteau neigeux est d’une stabilité remarquable, après un épisode neigeux d’une 20aine de cm tombés sans vent, ce qui est assez rare!

Et l’accès au sommet qui laissait planer quelques doutes vus du bas se révèle plutôt facile! Nos 4 corps plus ou moins entamés s’échouent là haut sous un soleil printanier… Pas question de fuir illico vers le bas, on profite en tenue légère de la vue panoramisante et de l’indécente douceur qui règne dans les montagnes en cette fin de janvril.

Nous nous ferons un peu moins de politesses pour faire la trace à la descente qu’à la montée. Heureusement il y a largement de la place pour nourrir toute la meute dans ce vaste cirque du Gourenq! La suite en image…

Aiguillas Face Nord - Andiamo!Aiguillas Face Nord - Sylvain, stableAiguillas Face Nord - Ju à la besogneAiguillas Face Nord - A la montéeAiguillas Face Nord - Il maestroAiguillas Face Nord - Des conditions rudesAiguillas Face Nord - Dans la partie la plus raideAiguillas Face Nord - JuAiguillas Face Nord - MiamAiguillas Face Nord - SylvanoAiguillas Face Nord - Yann au télémarkAiguillas Face Nord - Duel télémark-ski

On sort pas du bois!

On sort pas du bois!

Dernier jour avec Ludovic. On va pas changer notre recette gourmande. Forêts pour la qualité de la neige, protégée du vent et pentes à moins de 30°, parfaites à skier avec cette neige préservée par le froid… En ratio plaisir/sécurité, on peut difficilement faire mieux.

Mon cerveau de guide en agitation permanente ne pourra quand même pas s’empêcher de chercher « encore mieux » que mieux. J’ai déjà identifié ce biais plus ou moins conscient dans mes prises de décision et celles de certains copains guides. L’envie de « sur-optimiser », de vivre et faire vivre l’instant parfait alors que d’autres plans, moins incertains sont déjà plus que très bien! La sensation de rareté nous conduit parfois dans ces travers…

En haut de cette pente, les incertitudes sont plus nombreuses que les 2 jours précédents et cela m’alerte. Tiens pourquoi tant de questions soudaines? Que sais-je vraiment de l’inclinaison de cette pente? De sa stabilité? Je sens que pour réduire ces incertitudes, je vais me coincer dans une non-stratégie qui consiste à aller voir et laisser la pensée rapide prendre les décisions… c’est le moment d’une pause! En reformulant tout ça et en discutant ensemble de la décision le choix nous apparaît simplissime : pourquoi descendre à l’ombre dans cette pente incertaine, avec obligation de devoir remettre les peaux alors que nous pouvons rester au soleil et skier en sécurité dans les bois que nous avons monté ce matin et éviter de rentrer trop tard pour Ludo qui a de la route? La défocalisation ça a du bon!

Le choix nous conviendra parfaitement tous les 2! On monte sous le Pic du Clocher versant Risoul. Petite pause au soleil à contempler les sommets autour de nous, dont le Mont-Orel, skié le même jour par mon cher acolyte. La descente sera largement à la hauteur de ses promesses et comblera nos désirs de poudre les plus enfouis (c’est mieux que de finir enfoui sous la poudre). Arrivés à l’altitude où nous devrions traverser vers la voiture, je propose à Ludovic de poursuivre la descente le plus bas possible… ce qui nous permet de faire encore 300m de très bon ski avant de gagner les chemins qui nous ramènent dans les premiers hameaux au dessus de Guillestre vers 1100m! Il y a longtemps qu’on avait pas skié aussi bas par ici!! Par la magie d’un ptit coup de stop nous regagnons la voiture facilement..

Merci à toi Ludo pour ton enthousiasme et ta confiance ces 3 jours! Et aussi pour les petites spécialités lorraines! A la revoyure!

Pow pow is back!

Pow pow is back!

Après un automne entre Jordanie et îles de Méditerranée, retour sur ces chères terres Hautes Alpines qui cette année se sont parées très tôt d’un épais manteaux blanc!! Pour l’occasion je retrouve Ludovic qui descend direct des Vosges dans l’espoir de faire voler la poudre pendant 3 jours… et les espoirs se sont largement concrétisés!!

Évidement, aller en montagne après d’intenses épisodes neigeux accompagnés de vents parfois tempétueux nécessite quelques précautions et de la rigueur dans le choix du terrain. Le filtre pour cette première sortie sera très basique, nous ne dépasserons pas les 30°. Encore faut-il que cette noble volonté se traduise concrètement sur le terrain et ne pas laisser l’ivresse de la poudre prendre les commandes ou rendre le pilote trop optimiste sur la stabilité de la neige!!

Bref, pas la peine de construire un plan trop alambiqué pour cette première journée. J’explique dans la voiture à Ludovic la façon d’aborder une sortie en ski de randonnée et en montagne de façon général : des éléments techniques certes mais aussi (et surtout?) humains!! Cette « sphère » humaine pas toujours facile à appréhender pour un « jeune » leader empêtré dans les détails du terrain faisant appel à des ressources et une lucidité intérieures parfois mises à mal en montagne, et qui peut gonfler, gonfler, gonfler au point d’occulter beaucoup d’éléments et conduire à des décisions malheureuses… Connaître et identifier les facteurs inconscients qui peuvent orienter nos prises de décision, instaurer une communication efficace au sein du groupe, gérer l’incertitude sans partir en quête de certitudes, etc, etc…Je sens que Ludovic est sensible à ce discours et a déjà pris conscience de tout ça au cours de précédentes expériences!

Ludo est en Splitboard. Littéralement une « planche qui se coupe ». Un Snowboard qui se divise en 2 skis pour la montée. De la belle mécanique, un peu lourd à la montée, pas toujours évident à manipuler dans les sections raides. Mais une récompense magnifique à la descente quand les conditions sont là comme aujourd’hui!

Aujourd’hui nous grimpons sur la crête de la Lauze en bordure de la station de Puy-St-Vincent encore fermée, dans une solitude quasi totale. La météo comme bien souvent chez nous est meilleure que prévue et c’est au soleil que nous finissons la montée. La descente dans les bois, vierge de traces, sur une poudre tassée en profondeur mais parfaitement légère en surface nous colle un sourire béat à la face! Parfaite entrée en et dans la matière!

Crête de la Lauze - Que bellissimo!

Crête de la Lauze - A la montée

Crête de la Lauze - Sur la crête

Crête de la Lauze - Et le Pelvoux sort de son nuage doucement

Crête de la Lauze - C'est partiCrête de la Lauze - Yallah

Crête de la Lauze - Dans les bois

Crête de la Lauze - Ce fut bon!

Crête de la Lauze - Et Msieur le Pelvoux nous montre son nez!

Cime de la Condamine en traversée Sud-Nord

Cime de la Condamine en traversée Sud-Nord

On prend les mêmes qu’hier et on en rajoute 2. Ca nous fait une belle équipe à l’ambiance joviale! Estelle et Stan sont comme Chloé, Cyril et Clém la veille : ils découvrent le ski hors des pistes

Une longue journée en perspective! Nous usons comme hier d’un petit subterfuge pour gagner un peu de dénivelé et faire plus de descente : le forfait rando de Serre-Chevalier nous permet de gagner sans trop forcer le pied du Col de la Trancoulette d’où nous démarrons une longue remontée sur la cime de la Condamine.

L’ambiance est printanière et le soleil ne laisse aucune chance aux nuages aujourd’hui. Le final avec en toile de fond les grands sommets des Ecrins est sublime!

Cime de la Condamine - En direction du Col de Vallouise

Cime de la Condamine - En direction du Col de Vallouise

Cime de la Condamine - Non loin du sommet

Un léger vent nous cueille au sommet et on part donc faire la pause casse croûte 200m plus bas… On bascule dans une combe bien sauvage du versant nord de la Condamine sans aucune trace.

Cime de la Condamine - Petite combe extra

Cime de la Condamine - Petite combe extra

Cime de la Condamine - Les premiers virages

Après manger on se réveille dans une petite section raide qui nous mène dans les pentes nord sous Rocher Bouchard… Y a de l’ambiance avec ses grandes falaises qui nous surplombent et cette poudreuse profonde!

Cime de la Condamine - Grande ambiance dans les pentes nord de Bouchard

On rejoint le fond du vallon où la pente se fait moins raide mais la neige un peu piégeuse, l’occasion de quelques gamelles!

Vers la Trancoulette on retrouve de la bonne face plane plus facile à skier avant de se laisser glisser jusqu’à la piste des combes.

Cime de la Condamine - Vers la Trancoulette

C’est pas fini: Il nous faut encore remonter jusqu’au télésiège du Rocher Blanc, louper proprement les derniers sièges et emprunter du coup la piste bleue qui nous amène jusqu’à Briançon : on aura skié seuls sur les pistes de Briançon en pleine saison, belle performance!

Tout ceci nous amène pile à l’heure pour la cloture de l’happy hour au bistrot qui nous tend les bras à la fin de la piste, bon timing!

Rando à ski vers les Orres

Rando à ski vers les Orres

Journée de découverte du ski de randonnée avec Clément, Chloé et Cyril. Nous partons des Orres ou grâce au forfait rando on accède directement à une belle descente.

Parti comme d’habitude avec plusieurs plans sous le coude, j’opte pour une descente directe dans le Grand Vallon depuis le sommet des Marmottes. Tout le monde (sauf moi!) découvre aujourd’hui les joies du ski sauvage, hors des pistes… Des repères à trouver, des sensations à se faire! La première moitié de la descente est délicieuse dans un doux manteau de faces planes très agréable à skier! Sur le bas il faut jouer avec une neige plus changeante mais tout le monde s’en sort bien!

La dure vie du guide

Ski de randonnée - Les Orres - Premières traces en dehors des pistes, pas mal!

Ski de randonnée - Les Orres - Chloé au travail!

Ski de randonnée - Les Orres - Suivie de prêt par Cyril!

Ski de randonnée - Les Orres - Pas degueu

Ski de randonnée - Les Orres - Yipi!

Vers 1900m on remet les peaux pour monter vers le Col de Terre Rouge, pour contourner ainsi le Boussolenc. l’occasion de faire les premières conversions avec des styles très différents! Dans la montée, on voyage à travers les saisons!!

Ski de randonnée - Les Orres - Yipi!

Belle trace!

Au dessus du col nous continuons vers un sommet sans nom, skis sur le sac avec en prime une belle petite arête aérienne!

Skis sur le sac pour le finish

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On continue au dessus du col vers un sommet sans nom que l’on gagne au prix d’un petit portage de skis et une belle arête aérienne, facile. Pas un souffle de vent au sommet, on se cale pour un casse croûte pas volé!

Avant de plonger dans la belle descente qui nous attend versant nord nous temporisons un peu… un nuage farceur voudrait tenter de nous gâcher la descente . Au jeu de la ptience nous gagnons!

17_02_19-20_skirando-16Nous gagnons au jeu de la patience et le soleil est de nouveau parmi nous!

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Ski de randonnée - Les Orres - Deuxième descente du jour en belles condi

Ski de randonnée - Les Orres - Deuxième descente du jour en belles condi

Ski de randonnée - Les Orres - Deuxième descente du jour en belles condi

En suite nous plongeons dans les bois dans une magnifique poudre dense qui chauffe bien certaines cuisses! On arrive à se faufiler dans cette immense forêt dans des zones toujours bien skiantes, un régal

Ski de randonnée - Les Orres - Des bois tout poudre!

Ski de randonnée - Les Orres - Chloé ouvre la trace tranquille!

Ski de randonnée - Les Orres - Clem découvre les joies de la profonde

Ski de randonnée - Les Orres - Clem découvre les joies de la profonde

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Sous 1900m ça se complique un peu, la poudre laisse la place à la croûte. On rejoint une piste forestière qui nous ramène jusqu’à la voiture avec un finish parfait pour peaufiner la musculation des cuissots!

Hors piste à la Grave et Montgenèvre

Hors piste à la Grave et Montgenèvre

Me voilà embauché pour 2 journées de hors piste avec Skier Lodge à la Grave avec une équipe multiculturelle et des accents américains, anglais et hollandais. Nous skions une journée à la Grave et une journée à Montgenèvre

Jour 1 : hors piste classiques à la Grave

Nous passons la première journée à la Grave à parcourir les classiques de ce coin toujours aussi magnifique. Dans l’équipe, tout le monde n’est pas rodé au ski hors piste, certains découvrent même! Les conditions s’y prêtent bien : la neige est froide et lisse sur la plus grand partie des itinéraires classiques.

Nous commençons par un petit tour du propriétaire à Chancel au soleil. La vue est parfaite aujourd’hui! On monte ensuite au sommet de la Lauze pour un petit run sur le Glacier de la Girose, l’occasion d’approcher un peu les crevasses.

On remonte au sommet de la lauze pour se faire l’intégrale du Glacier et rebasculer sur Chancel, où l’on se fait une pause bien méritée sur la terrasse du Refuge de Chancel, un lieu incontournable de la Grave…

Hors piste - La Grave - Première descente dans ChancelHors piste - La Grave - Sur le Glacier de la GiroseHors piste - La Grave - Ski sur fond de Mont-Blanc

Nous concluons la journée par les Vallons classiques de la Meije, sous les yeux de la reine du coin!

Hors piste - La Grave - Dernière descente dans les vallons

Jour 2 : hors-piste Montgenèvre

Pour cette deuxième journée, on va chercher les bonnes conditions à Montgenèvre et la pioche est excellente. Mon équipe s’est un peu réduite depuis hier et l’après-midi, seule Samantha est encore motivée pour skier

Même s’il n’a pas neigé depuis plusieurs jours, on trouve de très bonnes traces à faire en cherchant un tout petit peu… et de la poudre encore bien douce sur les bonnes orientations!

On mixe les descente par gravité avec des hors-piste demandant un peu d’approche à pied… Dernier run de toute beauté à la Plane!

Hors-piste-Montgenèvre - Samantha dans du déjà un peu raideHors-piste-Montgenèvre - Samantha dans du déjà un peu raideHors-piste-Montgenèvre - One more time!Hors-piste-Montgenèvre - C'est bowwHors-piste-Montgenèvre - Allez ça on prend!Hors-piste-Montgenèvre - Allez ça on prend!Hors-piste-Montgenèvre - Vers ClavièreHors-piste-Montgenèvre - Vue panoramique

La poudre, le soleil et des conditions printanières : que demande le peuple?

Une tête de Fouran improvisée

Une tête de Fouran improvisée

Après avoir découvert la cascade de glace hier, Cédric et Julien sont tentés pour découvrir aujourd’hui le ski de randonnée. Ce changement d’objectif de dernière minute n’est pas pour me déplaire car il me semble que les conditions sont bien propices au ski en ce moment!

La journée démarre par une belle démonstration du potentiel d’étourderie du guide! Oubli magistral de ma caisse contenant peaux de phoques et ARVA. C’est sans appel, je retourne à la maison et on repart!

Il en faudrait quand même plus pour nous perturber! Nous trouvons rapidement notre rythme dans cette belle forêt de mélèze qui mène à la Tête de Fouran. Les conditions sont printanières!

Tête de Fouran -Montée printanière dans les bois

On prend de la hauteur…

Tête de Fouran - Cédric et Julien arrivant au sommet!

Et ce qui devait arriver arriva : à force de monter nous finissons au sommet!

Tête de Fouran - Au top!

On chôme pas car le sommet est bien ventilé aujourd’hui!! Je propose à mes deux compères de descendre dans une combe vierge de traces non loin de la classique bien tracée. Cédric et Julien me font totalement confiance même s’ils ne savent pas vraiment à quelle sauce ils vont être mangés!

Les conditions sont parfaites : poudre tassée, aucun passage et la possibilité de descendre « safe » sans s’exposer en jouant avec le terrain.

Tête de Fouran - Des conditions pas dégueulasses du tout!Tête de Fouran - C'est bon là, on se laisse aller!Tête de Fouran - Petite combe safeTête de Fouran - Cédric envoie dans la poudre

Passées la première partie un peu plus raide on gagne ensuite le fond de la combe bien large et toujours en excellente poudre… Je sens que tout de suite Cédric et Julien sont plus à l’aise! Cédric en profite pour envoyer quelques figures gardoises!

Tête de Fouran - Style Nimois, gare à la réception!

Encore du très très bon dans le bas de la combe. Belle opération!

Tête de Fouran - C'est bon là, on se laisse aller!

Sous 1700m, il faut commencer à jouer un peu plus les conditions de neige (et les obstacles) et les efforts de la journée commencent à se sentir dans les cuisses…

Tout aurait été parfait… mais un enfourchage de dernière minute pas très loin de la voiture vaudra à Cédric une petite entorse du genou, heureusement bénigne! Et pour moi l’occasion de tester le ski avec 75 kilos sur le dos… une expérience!

Merci les gars pour ces deux belles journées de découverte. A cet été peut-être!

Tête du Crachet – Initiation ski de randonnée

Tête du Crachet – Initiation ski de randonnée

Tom est de retour cette année avec la ferme intention de ne plus mettre une spatule en station de ski. Après avoir étudié tous les modèles météos disponibles, il me contacte pour ce samedi, flairant la bonne opération. Banco! Les conditions de neige sont vraiment pas vilaines voire carrément excellentes dans les combes épargnées par le vent.

Apprivoiser le matos de rando et oublier son passé de snowboarder demande quelques virages mais Tom ne boude pas son plaisir!

Ca fait quand même bien plaisir de voir la montagne un peu blanche!

Voie Davin – Aiguillette du Lauzet

Voie Davin – Aiguillette du Lauzet

Aujourd’hui Maxime se joint à nous pour aller gravir la voie Davin à l’Aiguillette du Lauzet. Une voie old style qui pourrait surprendre le grimpeur moderne habitué parfois à des cotations low cost! L’escalade s’y déroule principalement en cheminée et le IVsup a de beaux jours devant lui… Evidemment pour l’intérêt alpinistique nous gravissons tout ça en grosses… l’occasion pour mes deux compères de travailler les adhérences. Après un beau combat dans le départ direct, Ju aura le déclic. La confiance aidant les pieds tiennent de mieux en mieux!

Nous sortons au sommet de l’Aiguillette, un vrai sommet qui a de l’allure, le tout face aux Ecrins! Retour au bercail juste pour l’apéro du soir, une journée bien remplie!

Tête de Gaulent – Arête Sud

Tête de Gaulent – Arête Sud

Julien est de retour cette année pour un trip montagne de 3 jours. Principale difficulté du séjour : franchir les nombreux kilomètres qui sépare l’Allemagne de l’Argentière-la-Bessée malgré la grève à la SNCF. Le suspens sera entier jusqu’au bout et je récupère un Julien surmotivé pour les 3 jours

Le plan initial était de monter à la Barre des Ecrins en prenant le temps de se préparer et de s’acclimater. Les conditions du moment en décideront autrement : trop de neige en montagne et pas de regel… Sale temps pour les piétons!

L’avantage avec Julien c’est qu’il n’est pas du tout cramponné aux objectifs. Il vient pour être en montagne et prend du plaisir où qu’il soit! J’ai donc toute sa confiance pour concocter d’autres plans et ça j’avoue c’est confortable!

Nous partons pour cette première journée à l’assaut de la Tête de Gaulent, un sommet d’altitude modeste mais qui s’impose par sa présence visuelle dans le Briançonnais. Départ par les alpages de Tramouillon où après une petite marche d’approche bucolique nous nous lançons sur l’arête Sud de la Tête de Gaulent. Pour pimenter le jeu, j’ai proposé à Ju de faire ça en grosse. Sur que ça pimente! L’essentiel de la course se déroule dans un niveau compris entre le III et le IV mais un passage de 6a vient sérieusement corser l’affaire! Après quelques doutes et au prix d’une belle bagarre, Ju vient à bout de la longueur… Plus rien ne nous barre la route du sommet!

Beaucoup de cordées s’arrêtent à la fin de l’arête sans gagner le sommet de la Tête de Gaulent. Pourtant le sommet est vraiment tout proche… et une petite centaine de mètres de dénivelé dans un terrain plus adapté aux capridés qu’aux octogradistes permet de s’y rendre. La vue de là haut n’a rien à envier aux sommets des Ecrins. On est bien!

Entre Lautaret et Chardonnet

Entre Lautaret et Chardonnet

François, Laurent et Thomas n’arrive pas en plein anticyclone c’est le moins que l’on puisse dire! Mais il en faudrait plus pour altérer leur motivation et leur bonne humeur! On va pas se laisser enquiquiner par quelques gouttes de pluies!

Pour la première journée on monte le plus haut possible afin d’atteindre la zone ou la pluie se transforme en neige (oui, oui, ça existe encore!). Ca sera l’occasion de réviser les gammes et de faire un petit décrassage avant les 2 journées suivantes. Bizarrement, nous ne sommes pas emmerdés par la foule ce jour! Nous prenons la direction du Col de Laurichard. La rando commence par 200m de dénivelé dans une neige colorée, merci le Sirocco! Un groupe descend du vallon de Laurichard, nous ne verrons plus personne de la journée! Dans le vallon, nous sommes à l’abri du vent et les nuages se déchirent de temps à autre laissant apercevoir de façon fantomatiques les montagnes qui nous entourent… A défaut de grands paysages, on savoure cette ambiance changeante. Dernières conversions sous le col puis un petit pique nique dans la corniche après quelques petits travaux de terrassement! La routine quoi!

Descente étonnamment pas mauvaise du tout jusqu’à la couche Roland Garros où ça devient très collant

Jour 2 et 3 : petite escapade du côté du Chardonnet. On largue les amarres pour 2 jours en montagne avec une nuit dans le confortable refuge du Chardonnet. La météo ne s’est pas arrangée, et nous serons légèrement chahutés par le vent à chaque passage de col. La montée par l’Alpe du Lauzet est encore tout juste en condition avec juste un court déchaussage… mais ça va pas durer! J’opte pour le col du Chardonnet nord, un peu plus raide (bon entraînement pour les conversions!) mais moins exposé au vent que la crête. Pas de pique nique dehors aujourd’hui, le vent nous encourage à gagner le refuge, où on s’octroie une collation digne de ce nom avant une bonne petite sieste! Le lendemain on prend le chemin inverse avec un petit extra, le Pic du Demi, juste à côté du Pic Ombière… des noms évocateurs pour les amateurs de bière que nous sommes… Des bons virages sur le Pic du Demi au gré des créneaux de visibilité… Puis un passage de col du Chardonnet encore plus mouvementé que la veille : un vent renforcé (rafales à 80km/h quand même!) et une visibilité réduite à son plus stricte nécessaire… J’en profite pour réviser mes classiques d’orientation, carte et boussole à la main!

Une fois le col trouvé, on fait pas de vieux os et on se jette dans les pentes qui nous ramène sur le vallon de la Ponsonnière… On y fait même du très bon ski! Sous 2300m ça se gâte, la neige a pris l’eau et le sable, il faut inventer des nouvelles techniques pour skier dans cette neige peu commune!

Des conditions pas simple mais on a réussi à tirer dignement notre épingle du jeu et même faire des bons virages. A l’année prochaine peut-être!

Skitouring in the Southern Alps

Skitouring in the Southern Alps

Since one is not the norm here, I’m writing the post in the language of Shakespeare, so please be indulgent!

For that last couple of days, I was with Jane and Derick to have skitouring around Freissinieres. Weather was not perfect but in the other hand we had some fresh snow each day!

Day 1 : la Tête des Raisins, into the white!

That was quite an headache for me to decide were to go! Should we go south to find the best weather, but not the best snow? Should we go north to find hypothetic fresh snow (but also wind)? Finally I decide to make the average and to stay around Freissinieres. Just up the village, there is a fantastic skitour going to la Tête des Raisins. We climb up 1000 meters in a perfect quiet and peaceful athmosphere.. like alone in the world! We find real good ski with 10cm of packed powder on top… Low visibility but sufficient to have fun. We then skied down a good 5cm fresh snow between spaced trees almost to the car… We didn’t need to go far today to find happiness!

Day 2 : la Blanche

Today we are going to la Blanche, up to the ski resort of Pelvoux. With the lift, we get an easy departure to 2100 meters! Then we follow a ridge with a short technical section… Not easy to turn because the fresh snow packed on the hard bottom is a little bit sliding under our skis. And that takes energy! In around 2600 meters after a 500 meters climb up (and a easy but impressive ridge!), we decided to stop : snow is comming and legs are tired, we prefer to keep energy and visibility for the descent… Perfect descent in 15 cm of packed powder with almost no tracks!

See you Jane and Derick, I was really happy to meet you. Thanks to trust me and to feed me with your excellent cake! A bientôt peut-être!

Montagne en famille – Suite

Montagne en famille – Suite

Suite de nos aventures dans la montagne… Après une journée de break (sauf pour les papas, en cascade de glace), tout le monde est chaud pour une nouvelle expédition à la journée. Baptême du feu pour moi aujourd’hui, j’encadre ma première randoluge : le concept est finalement assez simple, monter puis descendre! L’idée est de monter en direction du refuge Napoléon. La journée démarre dans les nuages mais en peu de temps le soleil fait son apparition nous offrant une bonne pause pique nique au soleil. Le pied. Ensuite on part par un itinéraire sauvage dans les bois. Il faut faire la trace et Lou et Manu s’en donnent à cœur joie… A une demi-heure du refuge, la fatigue commence à se faire sentir et le temps se durcit un peu. Des vraies conditions de montagne avec un vent « sensible »! On motive les troupes pour tenir bon jusqu’au refuge car la tentation de se retourner et de monter sur la luge est forte par moment pour les petits! L’arrivée au refuge est jouissive : chaleur, bons canapés,chocolat chauds, bière… et les magnifiques desserts qui font la réputation du lieu. De quoi reconstituer tout le monde avant la descente!

La suite est moins compliquée : les fesses dans la luge et retour à la vallée!

Cascade Cervières-Ceillac

Cascade Cervières-Ceillac

Suite de nos aventures avec mon Dahu préféré! Les conditions pour le moins tiède et humide ont un peu saccagé les cascades et le choix n’est pas pléthorique! Pour la première journée on part faire un tour à Cervières pensant y trouver deux trois acharnés : et bien pas âme qui vive ce jour là si ce n’est deux-trois kiteux égarés… On déguste donc tranquillement nos glaçons avec des belles choses à faire pour tout le monde!

Le lendemain, direction Ceillac pour un petit jogging matinal dans le Y… Faut dire qu’avec mon p’tiot a récupérer à l’école, on avait pas trop le droit de traîner! Après le training d’hier à Cervières, le Y est une formalité pour Guillaume qui savoure le plaisir de dérouler enfin!

Et il raconte ça très bien ici : http://dahu-libere.fr/2016/01/15/cascades-glace-cervieres-ceillac

 

 

Ski de rando, mission sauvetage!

Ski de rando, mission sauvetage!

Quand je présente à Guillaume toutes les options pour cette journée, il y a en a une à laquelle je pense très sérieusement : le calage bistrot! Faut dire que nous partons de Champcella sous la drache, nous laissant à priori peu d’espoir pour faire du bon ski. Mais on y croit! La stratégie est simple : monter le plus haut possible en voiture pour se prendre le moins de flotte possible! A 100m de Montgenèvre il pleut encore mais nous croisons des voitures les toits garnis de neige! Ca sent bon! Et, ô miracle, nous nous garons à Montgenèvre sous un déluge de flocons. Yess! La suite est racontée par le dahu libéré.

Voir le récit sur le Dahu-Libéré

Etoile de Dormillouse

Etoile de Dormillouse

Quand le Sylvano m’a branché pour aller faire cette descente à deux pas de la maison la motiv’ est vite montée (beaucoup plus vite que nous!). En bon renard, pour gratter quelques centaines de mètres de deniv’ on fait une dépose de caisse dans le vallon du Fournel et on monte par Freissinières. Refusant de s’abandonner à tant de facilité, Sylvain inaugure un style de dépose rendant plus compliqué la situation après dépose qu’avant dépose. Pour cela rien de plus simple! Il lui a suffit de laisser les clefs du véhicule du lieu d’arrivée dans celui du véhicule du lieu de départ… Quelle créativité!! Cela nous a permis de faire connaissance avec de forts charitables Grenoblois qui n’ont pas hésité à souiller leur bas de caisse sur les chemins boueux de nos routes de bouzeux… Merci de nous avoir sauvé l’honneur en nous épargnant les quolibets du comparse qu’on aurait du appeler pour nous sortir de notre détresse…

A part ça quand même un peu de ski mais bon rien d’exceptionnel, à peine 1500m de poudre. Et puis avec ce soleil qui nous fatigue les yeux, c’est pas évident!!

Deux jours à poudreland

Deux jours à poudreland

Bonne pioche pour Nico et toute la bande! Le tableau est parfait : la poudre et le soleil sont au rendez-vous pendant 2 jours, des conditions d’anthologie! C’est l’orgie…

Cibouït, Cucumelle, Montagnolle, Corneilles, Guibertes….  on chôme pas. La poudre est éphémère et on est pas les seuls à courir après! Et jusqu’aux derniers instants on trouve de la trace à faire. Le plus dur c’est de s’arrêter pour prendre des photos! On a même eu du mal à s’arrêter pour boire une bière!

On remet ça quand vous voulez!

Initiation ski de rando à la Cochette

Initiation ski de rando à la Cochette

Journée d’initiation au ski de rando dans les bois de la Cochette. Plus de déniv’ que prévu et plus de poudreuse aussi! Certaines guiboles s’en souviendront!

Spéciale dédicace à Laétitia qui s’est bien battu pour arriver jusqu’au col. L’épisode des jurons (que je ne peux malheureusement pas publier sur ce site sans risquer une intervention de la CNIL), restera mémorable!

Au plaisir de reparcourir la montagne avec vous!

Chaudemaison – Ca sent le printemps

Chaudemaison – Ca sent le printemps

Tibo renoue avec la rando et la moquette est de nouveau parmi nous!

Rando judicieusement choisi pour éviter un départ trop matinal auquel nous ne sommes pas encore psychologiquement préparé! Tibo qui a pris le soin d’oublier la quasi intégralité de son matos de rando goûte à la joie des peaux qui accrochent pas!!! Un régal! Du col on traverse un peu sur l’arête pour aller chercher quelques pentouzes un peu plus raides et déjà un peu plus revenues. Nickel! La moquette est de très bonne qualité cette année, avec une légère tendance velours…

Tête des Raisins

Tête des Raisins

Y a des jours comme ça qui ne font pas regretter d’habiter une si belle région…

Partis initialement pour une modeste journée de lézardage au pied d’une falaise à trouver, on rehausse d’un cran nos aspirations pour un biathlon poudreuse-caillou…

Avec Caro, Jeanne et Sylvain, on démarre la journée en apothéose! 1000m de poudreuse délicieuse, légère, virevoltante, onctueuse… Une combe entièrement vierge… Un moment de beauté, sous le soleil haut alpin exactement. La vie est belle!

L’idée nous chatouille de remonter pour remettre ça mais l’idée de finir la journée par quelques voies d’escalade au soleil ne nous déplaît pas non plus. On file à Saint-Crépin où ça grimpe tranquilos en tee-shirt. La vie est parfois si ingrate!

Turge de la Suffie

Turge de la Suffie

Grimper est une chouette activité, c’est sûr. Qui ne rêve pas d’oisifs instants au pied d’une belle falaise? Qui ne rêve pas de se prélasser en tenue légère au soleil en regardant les cascades de glace se former sur l’autre versant?
Jusqu’à aujourd’hui, j’étais encore complètement dans ce désir de prolongation de l’automne. J’avais beau voir les copains rentrer avec de la peuf plein les narines, je ne parvenait pas à abdiquer! Bon sang, il doit bien avoir encore un endroit où on peut se dorer la pilule sans trop forcer prêt de la maison!!

Quelques coup de fils plus tard, l’évidence s’impose. L’hiver est là et bien là, et les copains se moquent doucement quand je leur parle d’escalade…

C’est la plus dure cette première sortie à ski. Le corps est fainéant. Il faut se réhabituer à l’effort. Puis viennent les sensations. Finalement, il fait pas si froid dehors et puis c’est tellement beau la montagne en hiver. Et cette poudre fine et légère chargée sur les arbres. Les crêtes qui fument. Le bleu infini des hautes Alpes. La vue de plus en plus en belle. L’ivresse n’est pas loin et ça compense les efforts, largement.

Puis alors vient cet instant autant désiré que redouté : le premier virage!

50cm de poudre. Je suis bien content d’avoir traîné mes fats qui m’en ont fait bavé toute la montée. Mes cuisses me remercient à la descente… Très courtois, nous nous partageons le plaisir de tracer la descente chacun notre tour. On pousse des cris, tout va bien! Qu’est ce que c’est bon le ski!!

Ponteil – La Martine et le Surplomb jaune

Ponteil – La Martine et le Surplomb jaune

On va chercher aujourd’hui avec Murielle un peu plus de chaleur qu’hier à la Tour Termier où nos épidermes ont quelques peu chairdepouleter dans les derniers relais! Direction donc le sud sur une falaise qui a toutes les chances de chauffer : le Ponteil. Un vrai petit coin de paradis au bon potentiel calorifique qui en fait une falaise grimpable toute l’année. Ajouté à cela une marche d’approche liliputienne, un décor bucolique, des voies de tous niveaux au style varié, de l’ambiance même dans les voies faciles et une descente rapide… et voilà tous les ingrédients réunis pour satisfaire les grimpeurs hédonistes que nous sommes.

Premier tour de chauffe dans le Surplomb jaune où dès la 2ème longueur on a les fesses qui pendent au dessus du gaz. On s’envoie les 2 longueurs suivantes en une seule pour une fantastique envolée de 50m sur un caillou dément. Une classique qui a bien vieilli!

Après un petit casse croûte à l’ombre des pins, on repart digérer dans la Martine en empruntant la première longueur de Bulle. J’enchaîne la célèbre longueur en 6a de la Martine avec la longueur suivante pour un beau voyage anthologiesquissime de 55m. Un bon moment d’extase!

Murielle est encore en forme alors avant de rentrer nous faisons une pause au Pouit, la belle falaise de couennes en dessous du Ponteil.

Lacelle qui reste – Freissinières

Lacelle qui reste – Freissinières

C’est une fine équipe Pyrénéo-Lozérienne qui s’élance aujourd’hui dans la vallon de Freissinières en direction de la tête de Gramusat. Bon l’élan est un peu coupé par un (désormais quasi rituel) faux départ. C’est l’occasion de tester un peu ces merveilleux pneux neiges! Faute de neige (et donc d’avalanche), la route de Freissinières est encore ouverte jusqu’au parking d’été (avec quand même un minimum d’équipement). Ca réduit bien les marches d’approche!

Avec Flo on attaque en beauté en remontant droit vers Lacelle qui reste par une trace qui se révèlera être une trace de montée! Nous en serons quitte pour une bonne suée… Les -14°C du parking sont vites oubliés.

Notre objectif du jour est une combinaison entre les longueurs du bas de l’ensemble de Mandelbrot et les longueurs du haut de Lacelle qui reste. Dans les premières longueurs, la qualité de la glace est surprenante. Ce n’est pas dur mais pas évident à brocher. Faut grimper tranquille! On accède à la suite par une grande traversée facile sur une bonne vire. Le relais sous jeux de quille est impressionnant. La chandelle qui pend au dessus de nous comme une épée de Damoclès est dure à oublier. Dès les premières broches dan la longueurs suivantes, je décale le relais vers un endroit plus sain… Pendant ce temps là Flo, se régale entre pétales et méduse. Longueur vraiment classe qui se protège à la fois sur broche et camalots. Relais sur une bonne vire.

La longueur suivante c’est de la haute voltige. Après un peu de mixte au départ, on remonte plein gaz, le long de la chandelle jusqu’à buter sous un toit ou un vieux spit un non moins vieux piton permettent de se rétablir sur le mur de glace, au prix d’un mouv’ assez athlétique qui oblige à lâcher les pieds. Waaah! L’ambiance est démoniaque!

Ensuite c’est encore bien soutenu sur une glace très sculptée et pas toujours facile à brocher… Et quand le lactate prend le contrôle des avants bras, tout se complique!

Descente « peinard » en 4 rappels bien filants.

Un bien sympathique voyage que j’étais ravi de partager avec toi Flo. Merci!

Petit Puy – Couloir Sud

Petit Puy – Couloir Sud

Suite à la petite exploration d’avant hier dans les contreforts est du petit Puy on se motive de nouveau pour ce beau vallon des Ayes. Nous avalons à nouveau les 6 km de piste et ce coup là, nous nous engageons pour notre plus grand bonheur dans le couloir S du Petit Puy. Vers 9h30 dans le bas du couloir, nous passons au soleil et c’est en tee-shirt que s’effectuera la montée. Y a plus de saison ma pov’dame! Belle petite ambiance dans ce couloir pas raide. On le remonte skis aux pieds jusqu’à 100m du col. Petite pause d’une demi-heure pour bien laissé décailler tout ça. Obligé de contempler encore une fois ces montagnes à perte de vue. Quelle vie pas facile!

Descente tip top dans de la bonne transfo et même de la poudre dans les bois du bas. Puis rebelote avec les 6km de piste qui passent quand même vachement mieux à la descente!

Ski au Chenaillet

Ski au Chenaillet

Après le petit coup de glace du matin sur le secteur du Bourget on regagne le soleil sur le versant du Chenaillet. On largue les sacs au petit hameau de la Chau et c’est parti pour 80om de montée. C’est très plaisant de monter sur ce versant. Pas de fortes pentes, ici on est plus dans les grandes étendues et très vite la vue sur les Ecrins se dégage. On savoure. L’arrivée au Chenaillet est un vrai régal! en cherchant bien on trouve de très bonnes sections à skier alternant poudre tassée sur les versants froids et transfo là où ça chauffe. Une bonne journée qui démate!

Voie du Pierrot – Tête d’aval

Voie du Pierrot – Tête d’aval

Après être allé vérifier en montagne que rien n’était entreprenable vue la quantité de neige tombée (40cm quand même!), on se « rabat » sur des projets en vallée. Seb n’est jamais allé à la Tête d’Aval, quant à moi j’aimerai explorer ce côté de la falaise.

Sur le papier, cette voie du Pierrot est bien appétissante : 550m, un tracé plutôt direct… La réalité est un peu plus décevante : 3 premières longueurs péteuses jusqu’à la vire puis pas mal de longueurs moyennes… Mais quand même une chouette ambiance et quelques très belles envolées (les 4 longueurs au dessus de la vire sont bien jolies et les longueurs finales aussi). En tous cas la grimpe se mérite, les cotations sont bien frappées et il ne faut pas mollir d’un point à l’autre! La section en Ao du haut passe bien en libre (7a). C’est d’ailleurs une des plus belles longueurs.

Bref un ensemble pas inoubliable mais que l’on ne regrette pas d’avoir parcouru même si ça ne vaut pas Ranxerox et les voies de ce secteur.

Ranxérox – Tête d’aval

Ranxérox – Tête d’aval

Ca faisait déjà quelques années que je devais retourner finir cette Ranxérox de laquelle on avait été chassée avec Sylvain par une météo trop capricieuse à notre goût… On avait parcouru les deux tiers de l’itinéraire mais il manquait le plus beau. Cette fois c’est fait!

Aujourd’hui No stress météo, le bleu est de rigueur, il ferait même presque trop chaud…

Comme on a pas envie de se lever trop tôt avec Mathieu, on opte pour une technique qui peut nous faire gagner pas mal de temps : une corde de 60m et un brin de hissage.. Et effectivement ça nous a permis de coupler un paquet de longueurs et de s’offrir de belles envolées de 60m.. On a couplé L1 et L2, L3 et L4 (65m). L7 (7a) et L8 (6b+). L9 (7a) et L10 (6c). L11 (5a) et L12 (6a+). L13 (6b) et L14 (6b). L15 (6a) et L16 (6a). L17 (6a) et L18 (6b+).

Bref un bien beau voyage qui dépose un Mathieu complètement occis au dernier relais. Faut dire que pour une presque reprise, Ranxerox c’est pas trop mal!

Tête d’aval – La mémoire de l’eau et le Pilier rouge hebdo

Tête d’aval – La mémoire de l’eau et le Pilier rouge hebdo

Dernier jour de notre périple grandes voies dans le grand Briançonnais avec Murielle. On ne saurait éviter une visite à la Tête d’Aval de Montbrison. Nous voulons combiner le départ de la Mémoire de l’eau avec la deuxième partie du Pilier Rouge Hebdo pour un ensemble direct et bien soutenu. Si la force est avec nous, peut être qu’en guise de gourmandise nous terminerons au sommet par la voie Kelle. Programme bien ambitieux donc!

Les premières longueurs de la Mémoire de l’eau sont bien exigeantes et grignote lentement mais surement nos réserves glycogéniques en les inondant d’acide lactique. En tous cas c’est de toute beauté. A la terrasse, nous enchainons sur le pilier rouge hebdo en empruntant la variante dure à Fiaschi (6b+). La encore, les longueurs sont exceptionnelles…

Ce qui devait arriver arriva. Nous parvenons au sommet du premier ressaut avec déjà 300m de varappe derrière nous. Après la pause casse croûte, la motivation pour parcourir les 200 derniers mètres du Pilier Kelle s’effrite complètement…

Nous filons donc vers le bas par le très aérien rappel du grand toit. 4 rappels mène à la vire équipée de cordes fixes qui permet de rejoindre rapidemment le pied de la face.

Fin de ce beau séjour sur les plus belles falaises du Briançonnais qui regorge de petites pépites! Murielle en a plein les bras, nos doigts sont bien broutés par les 1500m d’escalade parcourus ces derniers jours… Mission remplie : pas de longueurs moches, pas de caillou péteux, pas de points ou de relais hasardeux!

Tour termier – Marmotta Impazzita

Tour termier – Marmotta Impazzita

Les températures redeviennent clémentes on va donc se mettre au frais au dessus des alpages. Retour à la Tour Termier, que l’on gagne tranquillement par une heure de marche à flanc d’alpage. On est au pied de la face sur les coups de midi, nickel pour grimper au soleil. La température est idéale. Plusieurs cordées sont engagées dans la face : dans la voie du Ponant Neuf, dans le Feu Sacré, dans ici mieux qu’en face. On choisit une voie où l’on sera tranquille : Marmotta Impazzita, 300m qui oscille entre le 6a et le 6c. Mussato n’en dit que du bien dans son topo. Il faut avouer que la qualité de l’escalade est au rendez vous avec quelques longueurs majeures. Deux bémols quand même pour cette voie : la vire centrale qui coupe l’élan de l’escalade et le finish dans les longueurs en 3. M’enfin, ça ne suffit pas à nous faire bouder notre plaisir. L’escalade est jouissive!

Freissinières – Mamagama

Freissinières – Mamagama

Après les Clématites, nous nous décalons vers le Pilier de la Saint Jean. Une cordée est déjà engagée dans le Pilier. Nous partons dans la voie voisine Mamagama, 4 longueurs dans le 6a/6b. Nous sommes au soleil mais l’air est juste délicieux aujourd’hui à Freissinières. L’escalade, exigeante dans ce niveau se déroule sur un rocher parfait, sauf deux mètres au départ de la deuxième longueur. Les longueurs sont magnifiques. Un ensemble qui vaut autant la visite que le  plus connu Pilier de la Saint jean. La section en 6b+ de la dernière longueur est brêve et pas très difficile. Nous sommes descendus en deux grands rappels (50m et 45m).

Pour être bien sur que l’on a notre compte d’escalade pour aujourd’hui on finit la journée sur une couenne du secteur Clématites.

Freissinières – Les Clématites

Freissinières – Les Clématites

Suite à la mini perturbation d’hier les températures du jour en ont pris un coup. Pas question d’aller se percher à 3000m sur une paroi expo à tous les vents on s’oriente vers la vallée. Et c’est pas une punition d’aller à Freissinières, bien au contraire! C’est un vrai mini-Verdon cette falaise avec des voies de 3-4 longueurs sur un calcaire gris parfait… Pour démarrer nous attaquons par les 4 premières longueurs des Clématites que l’on s’envoie en 3 grandes longueurs en prenant une variante de départ plus directe, Clématites 2010. Une vraie pépite!

Descente facile en deux grands rappels. Il est aussi possible de redescendre par le sentier ou de continuer au dessus dans le deuxième ressaut.

Tenailles Montbrison – Vol et Volupté

Tenailles Montbrison – Vol et Volupté

Les Tenailles de Montbrison! c’est vrai qu’elles nous narguent. On les voient à tous les coins de rue à Briançon. Pour ma part j’y ai déjà trainé mes chaussons une paire de fois mais pour Murielle et Mathieu c’est le baptême du feu. Nous choisissons de gravir Vol et Volupté, une voie qui borde l’éperon Renaud mais qui est un peu plus difficile. La météo n’est pas au mieux de sa forme. Le mauvais temps annoncé en milieu d’après midi semble un peu en avance. On débute la voie dans la grisaille avec un vent de plus en plus fort qui finira par presque nous décoller du rocher! De temps en temps un bref rayon de soleil, quand même… Nous serons finalement épargnés par la pluie.

Vol et Volupté est un splendide voyage de 350m avec que des belles longueurs avec des sections très originales. La palme revient quand même à la longueur clé, le 6b+ de la deuxième partie mais la fissure Rudolph n’est pas en reste! Malgré la rudesse des éléments, on ne boude pas notre plaisir aujourd’hui. On finit quand même un peu saoûlé par ce courant d’air permanent.

Merci à la personne qui a prévu un porte sac anti marmotte au pied de la voie, c’est une bien louable attention.

Voie des Briançonnais – Queyrellin – Cerces

Voie des Briançonnais – Queyrellin – Cerces

Décidemment en ce moment avec Nico on yoyote entre escalade sportive et terrain d’av… Après la Voie des Grands Surplombs au vallon de la Moulette (vieux terrain d’aventure), un épisode escalade « sportive » hier à la Paroi du Lys, on part aujourd’hui pour notre deuxième TA dans les Cerces en quelques jours. En tant que Briançonnais, nous ne pouvons louper cet itinéraire à la troisième tour du Queyrelin baptisé prosaïquement la Voie des Briançonnais (TD+, 350m)…

Une fois de plus, les infos ne sont pas surabondantes sur l’itinéraire et nous partons sans trop savoir à quelle sauce nous allons être mangés tant au niveau de la qualité du rocher que de l’équipement en place.

Notre curiosité sera finalement payante. L’itinéraire est beau et se déroule globalement sur du rocher de bonne facture. Quelques zones pétouilleuses, mais rien de bien terrorisant! Les trois longueurs d’artif se parcourent bien en libre (6c+/6c/6b+) même en tête.

Il y a de l’équipement en place surtout dans les longueurs dures mais il faut compléter. Les pitons et les camalots sont indispensables.

Paroi des Lys – Rouge désir et le haut dans le Gaz

Paroi des Lys – Rouge désir et le haut dans le Gaz

Rien à voir avec la dernière virée terrain d’av à la voie des Grands Surplombs dans les Cerces! Les voies de la Paroi des Lys se déroulent à plus basse altitude sur un rocher quasi irréprochable. Le vent du Nord qui s’est levé depuis vendredi rafraîchit nettement l’atmosphère et permet de grimper au soleil en ces lieux où l’on pourrait se faire rapidement dessécher.

La Paroi des Lys ne paye pas de mine mais on y trouve des longueurs fantastiques.

Nous attaquons par Le Haut dans le gaz (ED-, 200m). Une voie très belle, soutenue dans le 6b/6c avec un final de toute beauté! La descente en 4 rappels est rapide.

Chauffé par cette première ballade, nous enchaînons avec Rouge Désir (ED+, 100m). Première et troisième longueur (6c+) splendides avec pour ne rien gâcher en deuxième longueur un 7a+ anthologiesque!

Fin des acrobaties avec le passage du soleil de l’autre côté de la falaise! Nickel : c’est que ça caillerait presque…

Cerces – Vallon de la Moulette – Voie des grands surplombs

Cerces – Vallon de la Moulette – Voie des grands surplombs

Changement d’ambiance après la grimpe tranquille de Freissinières hier : aujourd’hui l’objectif c’est d’aérer toute la quincaillerie indispensable pour les vieux terrains d’aventure. Pitons, camalots, coinceurs… Notre dévolu est jetté sur la voie des grands Surplombs au vallon de la Moulette dans les Cerces. Une voie ouverte par une équipe de 4 forts grimpeurs en 1961, dont Raymond Renaud, l’auteur du fameux éperon Renaud aux tenailles de Montbrison

nico dans la 5èle longueur

Pendant que nous grimpons, l'orage se ramasse tranquillement

Peu d’infos dans le topo Cambon (dont le tracé est d’ailleurs partiellement faux), sinon que la voie est rarement reprise, l’équipement léger et que c’était une des plus dures escalades des Cerces à la date de son ouverture. Exactement ce qu’il nous faut!

Départ depuis le Col de Buffère sous un soleil rayonnant avec en toile de fond une bonne partie du massif des Ecrins et du Queyras. Dur de croire aux orages annoncés en fin d’aprem, mais nous sommes en montagne!

La voie est à la hauteur des promesses du topo : relativement peu équipée et des pitons en place qu’on enlève à la main!! Le passage des grands surplombs est le clou du spectacle. Une longueur d’artif (ou 7b?) puis une traversée plein gaz juste au dessus du toit…  l’escalade est vraiment sympathique sur un rocher globalement sain. Comme la voie est peu parcourue, il faut quand même se méfier de se qu’on attrape.

A quelques encablures du sommet, nous prenons une petite averse de grésil… il reste 100m à faire : on file en corde tendue jusqu’au sommet (où quelques années avant après l’ascension d’Ayla j’avais oublié un magnifique altimètre, flambant neuf!). Les rappels par Ayla sont vites expédiés ainsi que le retour à la voiture.

Nous échappons de peu à la grosse saucée!

Freissinières – Escalade : Bonjour l’ambiance et Pilier de la Saint Jean

Freissinières – Escalade : Bonjour l’ambiance et Pilier de la Saint Jean

Avec Tibo, on part pour une petite journée d’escalade plaisir à Freissinières. Objectif : se faire plaisir en déroulant dans du 6a – 6b!
Les grandes voies de Freissinières sont idéales pour ça : un rocher excellent, onirique par endroit! Certaines longueurs n’ont rien à envier au Verdon…. La descente peut se faire tranquillement à pied. Avis aux amateurs : la grande falaise de Freissinières c’est aussi la première via ferrata de France (1986), rééquipée aujourd’hui et toujours très parcourue.

Notre choix aujourd’hui se tourne vers le pilier de la Saint jean et Bonjour l’ambiance, combinaison qui nous permet d’empiler une dizaine de longueurs et de sortir tout en haut de la falaise.

Ambiance délicieuse, avec juste ce qu’il faut de brise… Et pas un pelé sur la falaise… le pied!

Le pilier de la Saint Jean fait 120m et se parcourt en 4 longueurs ou 3 grandes. Il se descend en rappel mais il est aussi possible de rejoindre la vire centrale.

L1 : dépasser le premier relais pour faire relais 10m au dessus à droite. 40m, 6a

L2 : là aussi on a sauté un relais ce qui donne une belle longueur de 45m en 6b

L3 : le pas de 6c au départ, plutôt bloc puis un joli 5sup qui déroule.

La jonction avec le sentier n’est pas « tracé » : c’est du tout terrain, mélange escalade – jardinage mais jamais dur.

 

Bonjour l’ambiance. A part la première section en Vsup, tout est classe voire grandiose avec une mention spéciale pour les deux dernières longueurs digne du verdon (avec en plus des inclusions de silex). Le 7a est coriace en libre.

On a chinté le premier relais pour faire une longueur de 50m.

 

Eperon Renaud aux Tenailles de Montbrison

Eperon Renaud aux Tenailles de Montbrison

Après la Traversée des Aiguilles de Sialouze d’avant hier et la belle escalade d’hier au Pilier rouge hebdo, j’enchaine avec Tibo toujours dans le massif de Montbrison mais de l’autre côté, aux Tenailles de Montbrison. Les Tenailles de Montbrison c’est ce joli bout de caillou qui domine Briançon et qui est, en quelque sorte l’envers, de la Tête d’aval de Montbrison…

Les voies font 300m, le caillou est excellent et le style exigeant!

Nous choississons la voie la plus facile pour faire connaissance avec ce lieu : l’éperon Renaud. Cette voie historique a été ouverte en 1965 par Raymond Renaud, guide local qui sera le plus jeune prof de l’Ensa (l’école des Guides). Avec cette ascension, Raymond Renaud souhaitait faire vivre à ses compagnons de cordée une vraie première (et aussi éviter que la cordée Desmaison-Kelle qui sévissait au même moment à la tête d’Aval ne leur « vole » cette ascension).  La compétition existe parfois en montagne.

La face SE des TEnailles de montbrison

Les Tenailles

La voie prend le soleil dès le levé… Dans la deuxième longueur et à L2 : des édelweiss!

Edelweiss dans le bas de l'éperon Renaud aux Tenailles de Montbrison

L'edelweiss et son duvet moelleux

Les premières longueurs sont faciles et l’on rejoint la zone du « totem ». Jeux d’ombres.

Jeux d'ombres Tenailles Montbrison - Eperon Renaud

Jeux d'ombres

Etrange totem Tenailles Montbrison - Eperon Renaud

Etrange Totem

De là on peut contempler la Diagonale, cette belle fissure oblique que Raymond Renaux à l’époque à gravi en libre avec trois pitons! Aujourd’hui, l’équipement est nettement plus moderne et rapproché ce qui permet de grimper sereinement dans ce 6a bien athlétique. Respect l’ancien!

La fissure en 6a+ Tenailles Montbrison - Eperon Renaud

La fisstrouille

Au dessus encore une très belle longueur dans le dièdre (antépénultième longueur) avec un passage pas évident non protégeable à l’ouverture (fissure large) avec un beau spit maintenant! Respect encore aux anciens!

Cette voie permet de comprendre l’explosion vers le haut du niveau en escalade. Les anciens n’étaient ni plus manches, ni moins physiques qu’aujourd’hui mais les techniques d’assurage et le matériel utilisé bridaient en quelque sorte les possibilités. Aujourd’hui le 6a, autrefois limite des possibilités en escalade, est un niveau démocratisé grâce aux chaussons d’escalade et aux spits.

L’éperon Renaud n’en demeure pas moins une vraie petite merveille!

Tête d’aval – Pilier rouge hebdo

Tête d’aval – Pilier rouge hebdo

De retour de la traversée de Sialouze, l’envie de grimper à la Tête d’aval nous démange avec Ben. Nous choississons de gravir le Pilier Rouge Hebdo, une des voies les plus abordables de la paroi. Si nous avons la frite, nous sortirons le deuxième bastion par la voie Kelle.

Le pilier Hebdo fait 300m. La voie suit une ligne de faiblesse évidente. L’escalade est soutenue dans le 6a avec une ou deux pointes au dessus. Le rocher est parfait et l’ambiance, comment dire interressante! Si la voie n’était pas équipée, le Pilier pourait se gravir presque intégralement en trad…

A la sortie de la voie, nous avons du temps et de l’énergie à revendre et nous enchainons donc avec la seconde partie du pilier Kelle qui complète à merveille le Pilier rouge Hebdo. Nous descendons par les rappels de Ranxerox puis les rappels dans les grand toits toujours aussi classes!

Du bonheur cette Tête d’aval!

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