Col de Péas

Col de Péas

Aujourd’hui je retrouve Marie et Jean-Luc pour leur faire découvrir les joies du ski de rando. On se dirige vers le col du Lautaret. Horreur! Un nuage humide, tout droit venu de l’Isère semble scotché sur le secteur. De quoi pourrir une moquette ça! Du coup revirement de situation total, on part aux Fonds de Cervières. Le regel a été très bon cette nuit et malgré notre départ finalement tardif (8h), les conditions sont bonnes. On prend la direction du Col de Péas. Marie et Jean Luc découvrent la joie des conversions! Pas évident ce fichu mouvement! Tranquillement nous arrivons vers 10h30 au col ou un petit banc d’herbe nous attend. Nous laissons cuire une petite demi-heure cette belle moquette qui nous attends. L’occasion de profiter de ces instants privilégiés en montagne, tous seuls!

11h : c’est parti. La neige est revenue à point! Un régal de skier là dedans! Comme bien souvent en ski de rando, la descente est vite avalée… c’est sur on skie moins qu’en station mais quelle sensation de liberté! Nous déchaussons 2 fois avant de skier les 50 derniers mètres légèrement moins bons que le reste!

Bosse de la Momie

Bosse de la Momie

Les ambitions sont grandes aujourd’hui! Le Pic Coolidge par le couloir SE qui comme son nom l’indique nécessite de se lever bien tôt! C’est donc à 4h du mat’ que cet horrible réveil vient nous arracher de notre lit… Pfoudi. Une fois sur la partie haute du Glacier noir, on déchante un peu. Le regel n’a pas été excellent cette nuit et le couloir est déjà au soleil… C’est donc tout naturellement que nous nous octroyons une bonne petite pause pour entériner ce cuisant échec. l’occasion aussi de rebondir vers un autre projet. La Bosse de la Momie nous tend les bras. Son orientation ouest permet de l’envisager bien tard.

Il y a des jours comme ça où ‘ambiance permet vraiment de s’attarder en montagne. Pas un souffle d’air là haut. On est bien en tee-shirt. Nous passons 2 heures au sommet à attendre que la pente ouest se moquettise. L’occasion de refaire le monde entre 2 siestes!

Descente excellente jusqu’à la branche basse du glacier puis un peu collante… M’enfin bref.

Pic de Rochebrune

Pic de Rochebrune

Une belle équipe de voyageurs est réunie aujourd’hui pour se dégourdir la spatule sur la belle moquette Briançonnaise. Certains reviennent d’un stage vino rosso et prosciutto en Sardaigne, d’autres d’un séminaire tapas y cervezas à Madrid. Un objectif, un seul : taper des grandes courbes sur de la moquette à poil court… mais avant il faut monter. Les organismes peinent un peu à se mettre en route mais bien vite la magie de la montagne opère et tout se met en branle. Le second souffle nous conduit au sommet du Pic de Rochebrune où nous profitons bien peinard d’un panorama de rêve. Quelle vie!

Descente un peu bouletteuse dans le couloir puis on se pose pour laisser encore un peu de cuisson à cette belle moquette…. Enfin c’est le moment, on lâche les chevaux…. Jouissance! En finaudant un peu dan la forêt, le ski reste très correct jusqu’à quelques centaines de mètres de la voiture. Là, ces fichus tapis d’herbes nous contraignent à une sieste forcée… Dur, dur.

Combe du Riou

Combe du Riou

Après cette petite mousson de printemps, on a bien envie d’aller faire un tour vers le Pré de Madame Carle avec Nico. Pas trop d’objectif défini. Une fois sur place on se laisse attirer par la combe du Riou qui nous semble correcte. De toute façon il est déjà un peu tard, faut se lancer!

Pas mal du tout finalement l’affaire. On arrive à faire du bon ski entre les boulettes et la couche de fraîche (environ 40cm) facilite pas mal la chose! 300m sous le sommet de la combe, le soleil nous rattrape. On fait une croix sur la belle vue pour privilégier le bon ski. Choix finalement bien payant! Malheureusement, la batterie de l’appareil me lâche à la descente…

Vers le Pic de Malrif

Vers le Pic de Malrif

Dernier jour du raid épicurien. Il a fait très beau de 22h à 4h du matin. Malheureusement au réveil, à 6h30, c’est plus la même. C’est déjà bâché même si la visibilité reste correcte… Le départ vers le Grand Glaiza n’est pas très euphorique mais la bonne humeur est toujours là dans le groupe, c’est l’essentiel. Le beau temps de la nuit a permis un excellent regel, c’est toujours ça!

Le plafond nuageux joue au yoyo entre 2800m et 3100m. L’idée du Grand Glaiza est rapidement abandonnée. Au bout du plat, on s’oriente vers un couloir sur la crête comprise entre le Pic de Malrif et le Petit Rochebrune. Lorsqu’on arrive au pied du couloir, la météo s’emballe un peu : la visibilité tombe, la neige s’en mêle. On lève le camp! Malgré l’ambiance météo, on fait du bon ski avec les 2 cm de fraîche sur fond dur. Un peu plus de visibilité n’aurait pas été du luxe quand même.

Le temps d’évacuer le refuge se mettent à tomber de belles galettes de neige et on se demande même si on va rester bloquer au Fonds de Cervières… Le raid épicurien se conclut comme il se doit au restaurant devant une bonne bière!

Merci à tous les 3, c’était un régal ces 3 jours en votre compagnie!

Grand Vallon

Grand Vallon

Ambiance très humide ce matin au réveil! Il a flotté toute la nuit et ça continue… Pas idyllique tout ça.  M’enfin faut voir le bon côté des choses, ça permet de faire une petite grasse matinée et ça c’est pas du luxe! Le CAF de Coudon ne partage pas mon optimisme quand aux possibilités d’éclaircies et dès la fin de la pluie, ils lèvent le camp. Qui sait? Un rayon de soleil et à nous les 30 cm de poudre au sommet! Mon enthousiasme laisse sceptique mes épicuriens…

Finalement, sur le coup des 10 heures, l’arrivée des éclaircies se confirment et nous partons vers la Cime du Grand Vallon, plus pour la ballade que pour faire du grand ski. Vu du bas, il ne semble pas avoir neigé tant que ça, ou le vent à déjà tout emporté! Sur les 200 premiers mètres, la neige nous laisse peu d’espoir de bon ski. Puis finalement plus on monte, plus c’est bon avec une longue section en poudre tassée… On pousse jusqu’au sommet, tout soufflé par le vent et on part sans attendre pour ces 600m de poudre tassée où enfin on peut se lâcher et pousser des grands cris! L’acharnement est récompensé! Ca prend de la vidéo dans tous les sens et Odette goûte la neige : tout va bien! C’est un mini hold-up

Dans les 200 derniers mètres comme prévu ça se gâte. José nous fait une petite démonstration sur l’art de gérer les transitions de neige. Quelle gifle!

Dans l’euphorie, nous avons complètement laissé de côté l’idée de pique niquer. Du coup c’est au refuge qu’on s’offre un modeste en cas à base de crozets et de sandwichs accompagné d’un petit coup de rouge histoire de bien préparer la sieste..

Sortie de la sieste, un petit coup de Kite plouf avant d’aller à la cabine téléphonique de la vallée au bout de la plaine du Bourget. Quelques coup de fil pour rassure et prendre la météo. Encore une fenêtre météo qui ressemble plus à une meurtrière! Une chose est sure : va plutôt falloir se lever tôt.

Mais il en faut plus pour nous abattre et c’est devant une belle entrecôte saignante que nous nous préparons mentalement pour le lendemain!

La suite du raid épicurien

Petit Rochebrune

Petit Rochebrune

Premier jour de ce raid épicurien avec Odette, Marcel et José! 3 jours à jongler autant avec la météo et les conditions de neige qu’avec les bons mots et les bons vins! Trouver les fenêtres météo qui s’ouvre et se ferment au moindre courant d’air n’est pas une mince affaire! Après un départ bien assez matinal, on dépose notre barda au refuge des Fonts après une approche très exigeante puisqu’un névé persistant sur la route nous oblige à 25m de portage! Ce modeste local d’hiver de 9 places semble déjà bien occupé : nous dénombrons 5 duvets! Va falloir se serrer!

Nous partons aujourd’hui en direction du Petit Rochebrune et ses 3078m. 1000m de dénivelée pour cette première journée que nous parcourons en … un certain temps. Le calcul n’est pas facile car il y a une heure de décalage horaire dans ce vallon… Bref pendant que certains offrent aux vents un peu de textile, d’autres vivent hors du temps!

Le premier panorama sur le Queyras n’est pas des plus inoubliables. Entre deux volutes nuageuses, on devine parfois le nuage suivant qui arrive! Mais bon, à l’abri du vent on arrive quand même à pique niquer donc tout va bien.

La descente attaquée un poil tard s’avèrera un chouya collante sur le bas. Mais il n’y a pas de mauvaise neige, seulement des mauvais skieurs… Enfin dans certaines neiges quand même tous les skieurs sont mauvais!

Il nous reste un bout d’après midi pour une petite initiation Kite avec José qui a emmené sa voile. Bien sympathique d’apprendre à rester dans la fenêtre, de faire travailler sa voile et surtout de faire des Kite plouf!

Sur la fin d’après midi débarquent nos compagnons de refuge le CAF de Coudon. Le courant passe assez rapidement. Les échanges à base apéritive créent immédiatement une saine ambiance de rigolade. Ce ne sont pas des tristes au CAF des couillons même si à l’évidence leur régime gastronomique est très loin d’égaler le notre!

Notre premier repas sera d’une frugalité monacale : salade de tomate, crozets inondés de parmesan, saucisses locales, chocolat et un petit génépi pour pousser tout ça! C’est rude la montagne.

La suite du raid épicurien…

Turge de la Suffie

Turge de la Suffie

Le vent a pas mal soufflé cette nuit. C’est ce que l’on constate à la montée vers le col de Chaudemaison avec Rémy et Tibo. La poudre a été bien soufflée par un bon petit vent d’ouest. Malgré tout la descente sera excellente avec quelques centimètres de fraîche sur un fond dur. Des conditions propices au lâchage! Dans la première pente sous la Turge, quand même 30 cm de poudreuse à l’abri du vent. De la jouissance à l’état pur. on a pas la vie facile. Arrivée à la voiture sans déchausser. Que demande le peuple?

Grand Peygu

Grand Peygu

Le Grand Peygu est une magnifique pyramide qui attire inmanquablement l’oeil quand on remonte vers le col de l’Izoard. On espère ce jour avec Rémy y trouver une neige transformée. La fraîcheur dans la montée permet à la neige de ne pas transformer trop vite, idéal pour nous qui sommes un peu tard! Au sommet le vent ne nous incite pas trop à lézarder et on se jette rapidement dans la descente. La neige est agréablement transformée et de petites coulées sans conséquences se déclenchent à chaque virage. Du bon ski même s’il y a mieux!

Vallon du Fontenil

Vallon du Fontenil

Pas d’objectif bien précis ce matin. Une rando vers le Laus avait été évoquée mais au vu de l’épais stratus dans lequel baigne le Briançonnais ce matin, ça ne semble plus très judicieux! Le nuage semble moins épais vers le Lautaret. Avec un peu de chance, c’est même une belle mer de nuage. Bingo! En se dirigeant vers le Lautaret, ça se déchire! Mais c’est pas non plus le grand bleu, des nuages accrochent le relief. C’est finalement vers le Vallon du Fontenil que la météo est provisoirement la meilleure. On peut chausser au niveau des Boussardes grâce à la petite chute de la nuit qui aura déjà fondu à notre retour. En montant dans le début du vallon, on se laisse appeler par les belles pentes en rive droite. Nous visons une sorte de large couloir. Vers le haut de la pente, les conditions nivologiques sur ce versant froid nous inquiètent un peu : le manteau est très irrégulier avec de belles accus et un millefeuille pas très appétissant. Un mini-woom à l’entrée du large couloir suffit à nous faire renoncer.

Quelques minutes d’extase dans une neige parfaite! Qu’il est bon ce printemps!

Pic W du Combeynot

Pic W du Combeynot

La neige semble enfin vouloir arriver dans nos massifs! Le mauvais temps s’est emparé de ce mois d’avril et ne semble plus vouloir le lâcher! Quasiment chaque journée apporte sa livraison d’or blanc. Aujourd’hui, on se motive avec Nico pour aller tâter d’un peu plus prêt les nouvelles moussons. Départ dans un nuage au propre comme au figuré, avec un réveil un peu difficile! Puis c’est l’illumination : le nuage se déchire, l’esprit s’éclaircit et le corps se réveille… Nous stoppons la montée 150m sous le sommet car les cumuls de neige deviennent un peu trop important. Pas de regret de toute façon vu ce qui nous attend!

Refuge du Promontoire – Brêche du Rateau

Refuge du Promontoire – Brêche du Rateau

Après une petite vaguelette de froid (de vent surtout) voilà que notre saint oracle nous promet l’anticyclone parfait (en échange du très raisonnable  sacrifice de 1€30 par appel + 34 cents/min). Pas un souffle d’air, un iso oscillant entre 3000m et 3500m  (au demeurant plutôt inquiétant).

Il n’en faut pas plus pour qu’à nouveau les alpinistes tourmentés par leur rêves de faces nord laisse libre cours à tous leurs fantasmes ascensionnels… 2 coups de fils plus tard et nous v’là au téléphérique de la Meije avec Ju en train de charger nos gros sacs d’un maximum d’objets que nous supposons utiles pour les 5 jours qui viennent. Le programme est simple, limpide : enchaîner la face Nord de la Meije et la face NO de l’Ailefroide par 2 voies peu parcourues, probablement jamais en hiver :  Salsa pour 3 étoiles (ouverte par Alain Rougier et Pascal Tanguy en 1985) et le Pilier des Temps Maudits ouvert en 2 temps par Arnaud Guillaume et Pascal Dauger (juin et octobre 97) .

Le trip démarre par une très difficile montée en téléphérique, moyen de locomotion très rare dans nos contrées. La vue sur la Meije est parfaite, on essaye de comprendre par où ça passe mais c’est pas évident, on verra sur place!

On monte jusqu’au Dôme de la Lauze d’où on bascule sur le Vallon de la Selle. Ce magnifique hors piste, souffre un peu sur le haut de la chaleur et du vent… En traversant le plus tôt possible vers la Brêche du Râteau, on réduit au max le déniv’. Nous partons pour 5 jours et déjà, dès les premiers mètres de déniv’,  les jambes sont lourdes… Que se passe-il?

La montée à la Brêche est en neige sauf un court passage en rocher. De l’autre côté ça descend ski au pied. On prend le raccourci qui coupe à flanc en direction du Promontoire, 400m d’économisés. Pas très difficile mais bien exposé… Après cette longue trav’ à flanc on repaute pour 200m jusqu’au refuge… On monte comme des tortues, croulant sous le poids de nos carapaces, en plein cagnard. Même l’escalier du refuge sera gravit en 2 temps! Ca commence bien!

Personne au refuge qui n’a pas été visiblement fréquenté depuis un petit moment. C’est le pied ce Promontoire qui se dore au soleil jusque tard dans la soirée… On est bien! Quelques godets de génep’ nous font presque oublier ce qu’on fout là! On se couche tôt car le réveil va être torride demain à 2h30! Brrr.

La suite…

Pic de Ségure, c’est sur!

Pic de Ségure, c’est sur!

La neige c’est pas trop ça cette année dans le Sud. L’ambiance est plutôt aux longues siestes dans les près… Alors quand un pote t’appelles en te disant : « y parait qu’ils ont pris 80cm au Viso, ça doit être méga bon! », c’est d’abord l’incrédulité qui t’envahit. Mais bon, sait-on jamais. Allons faire un petit tour dans le Queyras. 10 cm ça serait toujours bon sous les spatules…

Direction donc le Pic de Ségure avec Sylvain, élément plus que moteur du projet. A 10 km de l’objectif, rien! Pas la moindre trace de neige… Mais on sait que ces fameux retour d’est sont très localisés. A Ristolas, c’est déjà nettement plus réjouissant : 10cm au parking, ça sent bon. Cette rando n’est pas très confidentielle mais l’avantage c’est que la trace est faite! Au fur et à mesure qu’on monte, c’est le festival de popow : jusqu’à 50cm! Wahh!

A quelques encablures du sommet, on rattrape nos braves traceurs. Sylvain reprend les opérations en main 2 minutes, le temps de faire voomer un bon stade de football. Signal très clair pour nous : on s’arrête là! D’autant que de plus en plus de monde s’ammasse dans ce secteur craignos. Ca sent le fait d’hiver : cassos! Tant pis pour les 100 derniers mètres, ce qui nous attends est déjà largement suffisant!

Col de la Lauze

Col de la Lauze

Direction le Queyras aujourd’hui pour une petite virée avec le frangin à la recherche de la poudreuse perdue! Cette denrée commence à se faire effectivement un peu rare avec le redoux… Et les versants sud n’ont pas encore assez chauffé pour se moquettiser! Cerise sur le gâteau, le vent à complètement cartonné voire durcie la neige au dessus des forêts. Trouverons nous aujourd’hui de quoi satisfaire nos spatules?

Après quelques heures de montée en forêt et après avoir renoncé à remonter la combe des Près de la Lauze (pas tracée et nous obligeant à une traversée foireuse) nous sortons au Col de la Lauze ou nous cueille une petite bise ravigotante! Nous tentons un timide assaut sur la face Nord du sommet de la Lauze mais la neige est bien trop dure avec qui plus est pas mal de relief. on est pas là pour en chier! Du coup retour sur le col pour un bon petit pic-nique, pas volé.

La descente sera plus qu’honorable avec de la poudreuse sur quasiment 500m de déniv… Inespéré. Bon certes, pas la poudre de cinéma qui rentre dans les narines mais du très agréable à skier quand même… Dans le bas de la forêt, pas vraiment taillé pour le ski, on suit la piste forestière qui nous ramène tranquillement vers le bas de la vallée et ses terrasses de café ensoleillées!

Ski – Pic Ouest de Côte belle

Ski – Pic Ouest de Côte belle

De retour d’une session cascade de glace à Chamonix et dans le val de Cogne, me revoilà sur les familières terres Hautes Alpines pour un peu de ski de rando. Je suis aujourd’hui avec une joyeuse équipe de Provençaux : Bruno, Oliv’ et Damien. Le choix de la course est discuté jusqu’au dernier moment. Il semblerait que le Queyras ait été arrosé par un récent retour d’Est. Si poudreuse nous cherchons, c’est par là bas qu’il faut diriger nos spatules. Par contre, la plus grande vigilance sera de rigueur. Nous optons pour Côte Belle avec un repli sur l’Arpelin si les conditions nous font trop peur.

Le ton est vite donné dans le groupe : ça blague, ça chambre! Bref une belle équipe de phénomènes. L’heure d’approche sur la piste de fond passe vite! Arrivé au pied de la belle côte de Côte Belle, on observe 6 skieurs qui descendent par l’itinéraire que nous visons. Aucune précaution à la descente, ça ski banzaï! Et la trace de montée coupe toutes les pentes entre l’Arpelin et Côte Belle plutôt que de sagement s’en écarter. Il nous faut donc en retracer une partie. Dès le début de la montée, nous prenons de grandes distances de délestage. Le risque marqué aujourd’hui justifie ces précautions. Il y a peu d’accumulations sur notre trace. Le manteau est homogène et repose sur un fond dur où l’on sent les vieilles traces. Mais la quantité de neige fraîche n’est quand même pas anodine (une 30 aine de cm). Dans le haut une centaine de mètres sous le col, le vent à ravagé la neige, complètement cartonnée et durcie par endroit. Nous nous rejoignons tous au col pour une petite pause. La vue sur le Queyras et les Ecrins s’ouvre juste après notre arrivée! On profite même de quelques tièdes rayons de soleil… Celui ci ne suffira pas à nous réchauffer… Heureusement, sortie d’on ne sait où, une petite fiole de grappa grecque nous évitera de congeler sur place!

Cette petite pause est l’occasion de faire l’état des lieux des troupes. Apparemment il y a encore un peu d’énergie à revendre. C’est donc parti vers le sommet (ski sur le dos!). On suit l’élégante arête de neige qui gagne le sommet. C’est la grande classe. L’ambiance est feérique!

Nous descendons prudemment les premiers 100 mètres à ski sur une neige dure complètement soufflée. Ensuite nous retrouvons la fraîche. On skie d’abord par petite section pour le maximum de sécurité mais aussi pour épargner les cuisses. La neige alourdit les spatules et il faut déjauger en se mettant pas mal en arrière. C’est sport mais l’équipe est aux anges dans cette belle combe vierge! En guise de cerise sur gâteau d’anniversaire, nous laissons Bruno tracer tout le bas de la descente qui devient de mieux en mieux. Monstre bon!

Ensuite on finit par une petite sessions popow en forêt avant de rejoindre la piste…

Fin de chantier devant quelques bières comme il se doit! Merci les gars pour cette belle journée de ski.

Grand aréa

Grand aréa

Petit tour au Grand Aréa pour aller goûter à la bonne transfo des versants S. Avec le froid qui est un peu revenu pas besoin de partir trop tôt. Tout bien!

Bon le Grand Aréa, ça se mérite, avec une longue longue approche sur la piste avant d’attaquer les 600 derniers mètres plus raides. Mais la sueur est grandement récompensée par un panorama bluffant qui nous garderas tous deux scotchés pendant plus d’une heure là haut à laisser errer le regard à 360° du Viso au Mont Blanc, de la Barre des Ecrins à l’Ubaye… Une bien paisible contemplation.

Sans être parfaite partout, la descente nous réserve de belles sections de neige de printemps. Bien suffisant pour nous satisfaire!

Col de Roche Robert

Col de Roche Robert

Rien à faire! L’anticyclone des Açores qui nous inonde de soleil et de douceur depuis quelques temps ne nous lâche pas…Avec Marie on part pour une petite rando tranquille et loin des foules au Col de Roche Robert. Petit coup de froid au départ pour nous rappeler qu’on est vaguement en janvier et puis c’est la montée printanière sur ce versant sud-est. Au Col, on profite d’une petite vue et d’un bon dorage de pilule, la vie est belle!

Descente bien peinard dans de la douce neige un peu revenue. Marie retrouve petit à petit ses marques et finit par quelques belles courbes dans une pente bien transformée. Vraiment pas facile cette vie!

Petit Puy – Couloir Sud

Petit Puy – Couloir Sud

Suite à la petite exploration d’avant hier dans les contreforts est du petit Puy on se motive de nouveau pour ce beau vallon des Ayes. Nous avalons à nouveau les 6 km de piste et ce coup là, nous nous engageons pour notre plus grand bonheur dans le couloir S du Petit Puy. Vers 9h30 dans le bas du couloir, nous passons au soleil et c’est en tee-shirt que s’effectuera la montée. Y a plus de saison ma pov’dame! Belle petite ambiance dans ce couloir pas raide. On le remonte skis aux pieds jusqu’à 100m du col. Petite pause d’une demi-heure pour bien laissé décailler tout ça. Obligé de contempler encore une fois ces montagnes à perte de vue. Quelle vie pas facile!

Descente tip top dans de la bonne transfo et même de la poudre dans les bois du bas. Puis rebelote avec les 6km de piste qui passent quand même vachement mieux à la descente!

Petit Puy, couloir NE

Petit Puy, couloir NE

Avec Sylvain on se motive pour un petit tour de ski dans le vallon des Ayes. Ce vallon se mérite : il faut en préambule avaler 5 km de piste avant d’attaquer la « vraie » montée. Partis initialement pour le couloir Sud du petit Puy, on se réoriente suite à une petite mistake et un magistral oubli de carte vers un autre objectif. On monte « à vue » vers la face est du petit Puy. Y a l’air d’avoir du bon ski! C’est finalement dans un large couloir orienté NE que nous finissons. Nous nous arrêtons 100m sous la crête, pas motivé du tout par le final en neige carton.

Neige un peu variable dans le couloir puis dès les pentes en dessous une poudre tassée de rêve. Nous poussons des grands cris, c’est le bonheur!

Ski au Chenaillet

Ski au Chenaillet

Après le petit coup de glace du matin sur le secteur du Bourget on regagne le soleil sur le versant du Chenaillet. On largue les sacs au petit hameau de la Chau et c’est parti pour 80om de montée. C’est très plaisant de monter sur ce versant. Pas de fortes pentes, ici on est plus dans les grandes étendues et très vite la vue sur les Ecrins se dégage. On savoure. L’arrivée au Chenaillet est un vrai régal! en cherchant bien on trouve de très bonnes sections à skier alternant poudre tassée sur les versants froids et transfo là où ça chauffe. Une bonne journée qui démate!

Mélézin – Ski

Mélézin – Ski

Pour démarrer l’année en beauté, nous partons avec Gab et Vincent à la recherche d’un peu de poudreuse que le gros redoux aurait épargné. Avec la douceur des deux derniers jours, le manteau s’est humidifié jusqu’à plus de 2000m et la poudreuse en forêt s’est bien alourdie.

Dans la partie haute de l’itinéraire avant la croix, nous remontons dans les restes de plaques à vent. Dans ces zones qui ont été arrachées par les avalanches, la neige est béton, l’occasion de faire quelques conversions intéressantes! L’arrivée à la croix est magique : un petit rayon de soleil nous accueille et la vue sur les Ecrins est pas vilaine.

Première descente : on redescend jusqu’au Mélézin avec du ski délicat dans le haut et de belles portions de poudre tassée en forêt au dessus du village.

Au village, on s’en remet pour 400m de montée jusqu’au départ de la traversée…

Ce coup là on descend dans la combe qui étonnamment n’est pas tracée. La neige est bien préservée dans cette combe. le ski devient carrément bon! On commence même à pousser des cris!

400m de pur bonheur…

… et un peu de labeur dans la forêt avant de rejoindre sagement la piste qui nous ramène au parking.

Au final une sortie bien agréable avec plus de poudreuse que prévu et un petit sommet à la clé! Et 1600m de déniv’ quand même! Merci les gars

Crête de la Seyte

Crête de la Seyte

Encore une dure journée qui s’annonce avec toute cette poudreuse qu’il faut brasser à la montée et à la descente. Grâce à une diabolique stratégie consistant à se lever tard, nos 3 collègues du Sud des Hautes alpes ont une heure d’avance sur nous et nous ferons une trace parfaite! Ca s’est bien réfléchi!

A la montée pendant que certains discutent à pleins poumons, d’autres essayent simplement de consacrer l’oxygène à l’alimentation musculaire.

La descente est un véritable délice dans une poudreuse bien légère et en grande quantité permettant toutes les fantaisies !

Ski au Pic W de Combeynot

Ski au Pic W de Combeynot

En ce moment il faut chercher la neige assez haut. C’est sans grande originalité que l’on se dirige aujourd’hui vers le Lautaret avec Rémy sans trop savoir ce qu’on va faire là bas. Au sud, des centaines de skieurs se répartissent sur les plusieurs itinéraires. Quel cirque! On opte pour la froideur du versant Nord bien plus calme. L’itinéraire classique du Pic W de Combeynot vient d’être tracé à la montée mais pas encore de traces de descente. On monte dans les restes d’une grosse avalanche recouverte par les 20cm dernièrement tombés. On s’arrête au premier replat après 500m de montée en pensant déjà au sandwich qu’on mangera au soleil à Briançon dans 3/4 heures! La descente est un vrai régal, mise a part quelques zones irrégulières brèves, on skie dans 20cm de poudre tassée sur fond dur. Excellent!

Arpelin – Ski de rando

Arpelin – Ski de rando

Le ski est une activité diabolique! Une véritable drogue! Une sortie suffit pour replonger dedans… Le long sevrage de l’été et l’automne n’ y fait rien. J’avais presque oublié que j’étais skieur. Presque oublié ces purs moments de bonheur et d’ivresse vécus. Et pourtant dès les premiers instants de glisse, c’est tout qui se remet en place, comme si une partie de moi-même m’étais rendue!

Me voilà en route pour l’Arpelin aujourd’hui au départ du Laus. La piste est eneigée. Certains l’ont pris en 4*4 pour éviter une heure de faux plat. Tant mieux pour eux. Mais cela dégrade pas mal la piste pour ceux qui n’ont que leurs gambettes pour monter là haut. C’est toujours le même bonheur que d’aller dans ce vallon très prisé des Briançonnais. Le versant Nord de l’Arpelin déjà pas mal skié réserve encore de belles sections vierges. Cerise sur le gâteau : le bas de la combe NE qui rejoint l’itinéraire de montée est en poudre bien légère, un vrai délice!

Queyras – Crête de Coq

Queyras – Crête de Coq

Après la sympathique petite remise en canne d’hier du côté de Montgenèvre, on file aujourd’hui avec Sylvain et Raphaèle du côté de Saint- Véran dans le Queyras. La neige est encore plus timide là bas que dans le Briançonnais. L’avantage c’est que les accès routiers sont encore bien praticables. On se gare vers 2300m sous la Chapelle de Clausis sans objectif clairement définis. Laissons les spatules prendre le contrôle! En s’avançant on est attiré par la combe qui monte vers la crête de Coq. Le couloir N a belle allure. Voilà un beau petit objectif qui se dessine. En montant dans une neige assez variable, tantôt croûteuse tantôt plus légère, un léger doute s’installe sur la qualité du ski qui nous attend. M’enfin, on est bien là, on s’aère… et on a le Queyras pour nous! Arrivé au col, Sylvain profite de la pause thé pour nous improviser une petite leçon de géographie dont lui seul à le secret…

… nous gagnons en quelques minutes le sommet du couloir Nord. Très appétissant. Hélas, c’est là qu’est l’os : les premiers mètres sont vraiment chargés. Ca sent la fourberie a plein nez. Comme aucun de nous ne souhaite servir de fusible, on renonce sagement à cette petite gourmandise et on redescend par l’itinéraire de montée où le ski est finalement bien meilleur que prévu en visant entre les parties croûtées!

Sommet du grand Vallon et petit Rochebrune

Sommet du grand Vallon et petit Rochebrune

Après une petite quinzaine loin des montagnes, une petite sortie moquette s’imposait!

L’avantage de la saison, c’est que la plupart des approches interminables en hiver se font aisément d’un petit coup de voiture. L’inconvénient, c’est qu’on sait pas du tout où on va trouver la neige!

Le choix est fait, on part sur les Fonts de Cervières, sans projet bien précis : adaptation!

Au parking, première surprise, c’est presque la cohue : au moins une quinzaine de voitures (là les Chamoniards doivent bien se marrer). Une flopée d’italiens prend littéralement d’assaut les premières pentes du Pic Lombard, avec joie, palabres et éclats de rires qui anime bien la vallée! Des gens en raquettes, en ski, et même en crampons!

Deuxième surprise : on chausse quasiment au parking : 5min de portage pour nous et moins que ça pour ceux qui vont au Piti Rochebrune!

Car instinctivement on s’écarte un peu de la masse et on prend la direction d’un sommet moins convoité que le petit Rochebrune ou le Pic Lombard : le sommet du Grand Vallon, un nom d’une rare originalité! Quand ils l’ont nommé ainsi les autochtones d’antan, avec toute l’admiration qu’on leur doit, ne devaient pas savoir qu’il existe à peu près 257 cimes, pointe ou autre sommet du Vallon dans les Alpes. Mais c’est le seule dans cette belle vallée et c’est bien ça qui compte… Effectivement vu du bas, il s’agit bien du sommet du grand Vallon, mais quel sommet ne l’est pas?

On se retrouve seuls à la montée sur ce « grand sommet ». La neige porte bien, ça brille : « Saturday night fever » comme dit Marion.

Bonne petite pause au sommet. Pile à l’aplomb notre couloir démarre… J’engage les premiers virages dans cette pente… De la bonne poudreuse tassée, quelle surprise! Mais à chaque virage je sens que le fond dur s’éloigne un peu plus. Stop! Grosse accumulation : on va chercher la partie avec le moins de neige. En quelques virage, Rémy nous purge dans les règles ce couloir. La couche de neige fraiche tombée l’avant veille (10cm) n’a absolument aucune cohésion avec la neige transfo sur laquelle elle repose… Mais la couche est peu importante, les volumes mobilisés modestes et puis nous déclenchons du haut… Dans les expositions favorables (Est) nous constaterons plusieurs départs spontanés à partir de midi…

Au bas du couloir, le petit Rochebrune nous tend les bras! Un peu d’élan et le plat est avalé sans remettre les peaux. On a l’impression qu’on est à deux pas mais 500m de déniv’ quand même nous attendent!

Bonne suée à la montée mais la neige n’a pas décaillé sur ce versant NW. Nickel. Pour le bas on s’attend à de la soupe, mais c’est le prix de la gourmandise!

Après râles, suée et coulage de bielle, petit moment de béatitude au sommet du Pic de Rochebrune avec sieste pour les premiers arrivés et gueuleton de biscuits et fruits secs pour toute l’équipe.

On attaque la descente sur un horaire quasi hivernal : 13h30.

Et bien ce fut l’extase avec de la pure moquette sur les 3/4 de la descente et de la transfo légère sur le bas… Ni bouillon de soupe, ni ski nautique pour aujourd’hui. En renardant un peu, on arrive avec un seul déchaussage à 100m de la voiture… Que demande le peuple?

Pointe Cézanne à ski

Pointe Cézanne à ski

Aujourd’hui, le plan du jour est de monter à la Pointe Cézanne, à l’entrée du bassin du glacier Blanc. C’est une course bien moins fréquentée (voire pas du tout) que ses classiques voisines (Roche Faurio, Neige Cordier, Dôme des Ecrins, Agneaux…) probablement du fait de sa raideur (un bon 45° soutenu sur 300m) et d’un accès « alpin » (crampons et piolets obligatoires).

En plus de Tibo, Tom, le frangin s’est joint à nous pour cette belle petite virée.

Réveil à 5h. Souffrance. Envie de se retourner dans le lit et d’écraser quelques heures de plus, de remmettre les projets de la veille aux calendes… Dans le paté matinal nous nous rendons à Mme Carle pour la deuxième fois de la semaine, après la Bosse de la Momie jeudi.

Départ vers 6h15, nous ne sommes pas seuls. Des lueurs s’agitent un peu partout, sur le parking, vers le glacier noir, dans la combe du Riou (qui fait vraiment pas rêver!).

La longue traversée du Pré de Mme Carle permet d’accueillir le jour en douceur et de s’extirper de la torpeur matinale, bien tenace certains jours! Le raidillon qui fait la jonction entre le Pré et le replat du Glacier Blanc (2250m) est déneigé. Il faut donc porter les skis sur environ 300m de déniv’. L’enneigement est bien léger cette année, a peu près équivalent à la mi-mai de l’an dernier!

Au pied du glacier Blanc, une brise descendante bien froide nous cueille et soulève un nuage de poussière venue de la moraine sous Serre Soubeyran. Drôle d’ambiance!

Au dessus du refuge du glacier Blanc, nous optons pour une montée plus directe que celle décrite dans les topos : nous ne sommes pas montés par le couloir E vers le col de la Pyramide mais par le vallon qui se situe au Nord du refuge du Glacier Blanc par un couloir orienté SSW repéré depuis la Bosse de la Momie.

Cette option permet de monter au frais ce qui par les chaleurs estivales du moment n’est pas du luxe! Le couloir plein Est à 11h ça fait pas rêver!

Pic de Peyre Eyraute

Pic de Peyre Eyraute

Et allez hop on enchaine après la Bosse de la Momie hier, on repart avec Tibo aujourd’hui avec toujours les mêmes exigences : partir pas trop tôt (pour la paix des ménages!), faire du bon ski et en prendre plein les mirettes!

Cette pyramide de Peyre Eyraute, en la voyant de loin on se dit : « wah, ç’est beau, ça doit être le pied de faire quelques virages tout là haut! ». Et bien voilà c’est chose faite.

Départ bien tardif pour ce genre de course (8h de Briançon!), on monte en voiture jusqu’au pas du Rif. Portage raisonnable jusqu’à la côte 1870m en ce moment. En tout cas ambiance bien bucolique dans les tapis de colchiques…

Malgré l’horaire tardif, on atteint Peyre Eyraute dans une neige pas encore revenue. Le vent fort (80km/h  en rafales au sommet) y est pour quelque chose, tant mieux pour nous! Sur la montée, on croise une monstrueuse avalanche. Il y en a quelques belles en ce moment : départ en coulée puis déclenchement de plaques sur des versants entiers, un vrai champ de bataille!

La vue de là haut est particulièrement belle. On se rince l’oeil!

Les yeux répus et la panse alourdie, quelques virages oncteux, sur une belle petite moquette font office de digestif. Jusqu’au lac c’est tout bon!

En dessous, c’est Beyrouth, Varsovie, Hiroshima, le Kosovo, enfin quelque chose dans le genre.

On skie plus, on progresse vers la vallée avec des planches. M’enfin c’est pas trop long et vite oublié une fois retrouvés les colchiques et les perce neige!

Bosse de la Momie

Bosse de la Momie

Après la petite virée d’hier au couloir sud du Pic est de Combeynot on part aujourd’hui avec Nico et Tibo (tout fraichement arrivé du Sud) en direction du glacier Noir. La route est ouverte depuis peu (on se gare au Pont du Ban). Le choix de la course a été dicté par des exigences très précises de la part de l’ensemble des participants : dénivelé modeste, difficulté modérée, vue de folie et surtout départ pas trop matinal. La bosse de la Momie c’est tout ça! Son exposition Ouest permet de partir assez tard, pour notre part 9h à Mme Carle. En attaquant la descente vers 13h les conditions seront nickel. Le bas du glacier Noir, en rive droite reste à l’ombre ce qui permet d’avoir de la bonne neige jusqu’assez bas. Evidemment les 200 derniers mètres sont soupeux à souhait mais tout ne pouvait pas être parfait vue nos exigences!

Pic E du Combeynot – Couloir sud

Pic E du Combeynot – Couloir sud

Aujourd’hui avec Nico, on décide de mettre un terme à cet élan de flemme qui nous empêche de se lever tôt pour aller skier (vie pas facile faut dire!).

Réveil douloureux donc à 5h30 du matin pour aller goûter la bonne transfo cuvée 2011.

Des Boussardes, on marche 5min avant de trouver la neige et même étonnament un peu de regel (on est à 1600m!).

Après le petit verrou, le mieux est de monter en dessous du lac pour arriver sur une zone plate vers 2700m. Cela permet d’éviter les raides pentes autour du lac et d’avoir une bonne visibilité sur l’itinéraire.

On décide de ne pas monter par le couloir mais de faire une boucle en montant des pentes sur la gauche. Bonne option avec une arrivée très ésthétique sur le sommet…

Descente par le couloir sud bien revenu comme il faut vers 10h30.

Une bien belle sortie qui redonne goût aux départs matinaux!

Dôme de Monetier à ski, couloir des Italiens

Dôme de Monetier à ski, couloir des Italiens

Avec mon plus fidèle acolyte, j’ai nommé ArnoK alias Michel,  nous nous sommes laissés  bercer par les charmes des ratios D+/D- favorables à savoir descendre plus que ce que l’on monte.  Ce prodige n’est malheureusement réalisable que par l’emploi de moyens artificiels aussi désastreux pour le réchauffement climatique que pour l’amaigrissement de nos bourses anorexiques….

Nous tenons en nous excuser auprès des personnes qui se sentiraient offensées, nous ça va.

C’est donc par un petit passage aux caisses de Monetier que la journée débute où d’âpres négociations nous permettrons de réduire partiellement la facture du jour.

Nous croisons Julia et Julien qui partent pour la combe du Riou et partagerons avec eux une partie de cette belle journée.

Du départ du hors piste de la Montagnolle (sommet du télésiège de l’Yret), nous accédons par une grande traversée et une courte remontée (50m) skis sur le sac au col de la Montagnolle qui fait la jonction entre le ravin de la Montagnolle et le lac de l’Eychauda.

Un petit bout d’arête (100m) permet de rejoindre le couloir qu’il faut descendre juste avant le roc de la Montagnolle.

Arête de la Montagnolle avec derrière le glacier de Séguret Foran

Le petit bout d'arête entre le col de la Montagnolle et le Roc de la Montagnolle

Un court passage raide mène à une grande traversée à flanc au dessus du lac de l’Eychauda. Au début de la traversée, un spit permet de protéger un passage rocheux (qui passe avec les skis).

Descente Montagnolle

Le passage raide avant de traverser au dessus du Lac de l'Eychauda

Michel médite

Comment rentrer un double backflip sans mes bispatulés?

Après la trav’, c’est le phoquage et en avant pour environ 900m de montée jusqu’au Pic du Rif. Vers 2800m, on traverse une pente exposée SE qui chauffe pas mal (elle a déjà coulé d’ailleurs). Attention, cette pente est surplombée par une falaise de facture assez douteuse qui s’est séparée juste après notre passage de quelques éléments minéraux désireux de perdre un peu d’altitude. Pas de panique, il y a le temps de les voir venir et de les éviter mais voilà une raison de plus pour prendre quelques distances de sécurité avec ses comparses.

Montée du glacier de Séguret Foran

La fameuse pente SE et son chapeau tout pourri

Petit coup de chaud dans la montée pour trainer nos skis bien trop fats pour notre rythme de spermato (comprenne qui peut). Puis c’est l’apothéose au sommet, où dans une ambiance bien printanière, le panorama nous explose en pleine figure!

Panorama au top

Un bout de vue au sommet du Pic du Rif: tout y est!

Pause bien grassouillette, profitons en c’est pas tous les jours qu’on peut se dorer au sommet!

A la descente nous décidons d’aller zieuter les couloirs des Italiens qui font une belle variante à la classique. Nous optons pour celui de droite à la descente qui nous parait mieux rempli. Et c’est parti pour quelques bons virages dans la popow…

Ski dans le couloir des italiens

Arno tâte la popow dans le couloir des italiens

… avant une section moins enneigée qu’il n’y parait, où le caillou se joint à la partie. M’enfin ça reste tout de même correct.

Au pied du couloir, c’est l’extase : de la bonne bien fine à faire palir Escobar entre ombre et soleil. S’arrêter pour prendre une photo est un supplice!

Jeux d'ombres

Là c'est vraiment pas dégueu!

Les couloirs

A droite le couloir Pergnot, à gauche les couloirs des Italiens

Et en choisissant bien la skiabilité restera de très bonne à excellente jusqu’à la jonction avec le hors piste de la Montagnolle.

Roche Faurio, couloir N

Roche Faurio, couloir N

Devant le Shisha Pangma

Devant le Shisha Pangma

Par ces temps de moussons printanières, la neige colle et les couloirs se remplissent bien. C’est donc le bon moment pour aller skier quelques itinéraires hauts perchés.

Aujourd’hui notre dévolu sera jeté sur le couloir nord de roche Faurio, un couloir jamais extrême mais soutenu sur environ 1000m! Par bonnes conditions, la largeur du couloir et sa faible exposition permet de bien lâcher les watts….

Nous optons pour une attaque « à vue » via le prè de Mme Carle afin d’éviter la fastidieuse remontée des 1000m du couloir. Bonne option qui nous permettra de devancer un beau wagon de Grenoblois à qui nous sifflons de peu la virginité du couloir!!

Poudreuse de rêve sur les 2/3 du couloir : les conditions sont au rendez vous! Sur le 1/3 inférieur c’est déjà un peu plus sport, dans une neige irrégulière à la fois croutée, tendre, moquettée partiellement boulettée sur un fond dur sans consistance… On se comprend quoi!

Petit arrêt cullinaire au plan de Valfourche avant de remonter au col d’Arsine et redescente sur le Casset.

Les acteurs du jour sont Lucas, Cécile (alias Galinette), Sylvain (alias Pascal) et moi (alias Pascal).

Pic du Rif à ski

Pic du Rif à ski

Après un petit saut dans le Valgaudemar au col de Chabournéou, nous venons avec Thomas explorer l’autre côté du massif.

Le Pic du Rif est réputé pour être un des plus beaux panoramas sur la partie orientale du massif des Ecrins ainsi que sur les Cerces, la Vanoise, le Queyras, le Mont-Blanc et j’en passe!

Départ un peu avant le parking d’été au point 1689m. Quelques plaques de neige nous en barre encore l’accès.

Portage de ski sur le long plat du vallon de Chambran. Vers 1900m on peut chausser sans plus quitter les skis jusqu’au summit. Les skis bien lights sont calés sur le sac, la neige porte bien, on préfère porter que monter sans couteau, l’existence de ce bel ustensile ne nous étant pas encore parvenue!

Nous montons par la rive gauche du glacier sur une neige dure qui nous oblige à mettre les crampons. Malgré le soleil, le fond de l’air reste frais sur le glacier…

Le panorama au sommet du Pic tient ses promesses. Quelle classe!

Pour la descente, on laisse le feeling nous guider. Petite descente d’anthologie par la rive droite du glacier dans une neige froide parfaite!

Vidéo – Pic du Rif

Une « écharpe » au dessus d’une barre permet de rejoindre le bas du lac à son extrémité sud.

Jusqu’au déchaussage vers 1900m, le ski sera encore excellent sur une neige revenue à point!

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