par admin | 5 Fév 2011 | Alpinisme, Ecrins, Face Nord, Massif
Une hivernale! Berk! Mais pourquoi aller trainer ses guêtres dans une face N froide et austère au coeur d’un massif désertifié?? Et en plus dormir la dedans? Gratuitement? Pour le plaisir? C’est du masochisme!!
Et pourtant, en prenant soin de réunir quelques ingrédients de base, l’expérience hivernale des faces N peut être source d’un véritable plaisir!
Quels sont ces ingrédients?
Tout d’abord prenez un anticyclone indestructible et faite le durer sur plusieurs semaines et automatiquement commenceront à germer dans les caboches d’Alpins des embryons d’hivernales envolées.
Ensuite trouvez (à moi que ce soit lui qui vous trouve) un comparse fiable, relativement entrainé, disponible, motivé, avec qui vous avez déjà vécu de solides expériences et si possible doté d’un minimum de sens de l’humour. Bref un authentique compagnon de cordée!
Faites correspondre vos agendas, prévenez votre compagne… Et le tour est joué!
Avec Seb ces ingrédients étaient déjà tous réunis, ne manquait plus que l’agenda! Et en ce jeudi 3 février 2011, alléluïa! Nous partons!

Rasoir électrique, déodorant, game boy...
Notre choix s’orientera vers la Couzy-Desmaison à l’Olan. Il a neigé quelques centimètres en début de semaine sur l’Est et le Nord du massif et des projets comme la Russemberger au Pic sans nom ou la Devies à l’Ailefroide risquent de devenir d’authentiques galères dans les passages dalleux déjà peu protégeables en été…
A l’Olan, il n’a pas neigé et la face est quasiment verticale sur 500m!
L’approche par le vallon est un vrai régal malgré le poids des sacs… Première visite hivernale de ce vallon pour Seb et totale découverte pour moi, je suis sous le charme…
Au bout d’une petite heure de ski, la face NW apparait à nos yeux donnant soudainement toute sa dimension au projet!

Le vallon de Font Turbat barée par L'Olan

Face NW de l'Olan, un bel assemblage minéral
Le refuge est atteint en trois bonnes heures et sera pour nous seuls ce soir! Le luxe!

Refuge d'hiver de Font Turbat, charmant!
Vendredi 4 février : entrée! une heure d’approche en ski jusqu’à la rimaye et c’est parti pour deux journées bien remplies. L’avantage de la face NW de l’Olan en hiver c’est qu’une bonne partie du socle s’évite par le couloir central.
Ca grimpe quand même au dessus de la rimaye, avec un premier ressaut de glace de 15m pour ouvrir le bal suivi d’un deuxième ressaut d’environ 40m en grade 4. Les broches ne seront pas inutiles!
A la sortie du deuxième ressaut en repartant, alors que je l’assure du haut, Seb se ramasse le contenu d’une baignoire d’eau glacée fourbement retenue par une fine couche de glace. Cette douche froide a bien failli geler notre projet mais après inspection du bonhomme, il semblerait que son caleçon et son tee shirt soit sec, ouf!
On quitte le couloir peut avant qu’il ne bute sur le rocher et l’ascension continue alternant pentes neigeuses et passages mixtes. Jusqu’au pied de la muraille.

C'est au pied du mur qu'on voit le mur
Le début de la muraille se contourne à droite par une « rampe » mixte.

La fin de l'apéritif est proche
Pour la petite histoire nous sommes partis involontairement sans topo, ce qui nous a valu quelques tergiversations très chronophages.
Cette photo par exemple est un flagrant délit de fourvoiement. Nous quittons la « rampe » au pied de la face trop tôt, ce qui me vaudra un petit pendule suivi d’un bon passage athlétique! Il aurait fallu remonter encore la « rampe » et traverser une 50aine de mètres plus haut.

Larguer les amarres dans cet océan minéral

Alpiniste en proie à un profond questionnement
Une longueur plus tard, notre coeur balancera encore entre moults options que par pure curiosité scientifique Seb essaiera les unes après les autres! Encore deux longueurs exigeantes et nous accostons sur un névé suspendu dans la face sur lequel du bas nous avions pas mal spéculé espérant y trouver un confortable bivouac. Mixtus, divinité des faces N, nous a entendu, cet endroit 4* sera un des seuls beaux bivouac que nous croiserons dans la face.
Avant de poser le camp, nous fixons une longueur de corde au dessus du bivouac afin d’attaquer au plus tôt le lendemain. Un bon V+ que je prend plaisir à grimper sans le sac!

Dernière longueur du premier jour, le soleil sera pas pour aujou'hui!
Le soleil est tout proche mais nous resterons dans l’ombre toute l’ascension!
Quelques travaux de terrassement plus tard, nous voilà confortablement installés. Petit gueuleton et coup de génépi avant une bonne petite nuit, au delà de nos espérances. Chose relativement incroyable, en réglant le réveil, je m’aperçois que le téléphone capte à cet endroit improbable, alors que j’ai parfois des problèmes de réseau à Briançon…

En voilà un que la milice ne viendra pas déloger!
Samedi 5 février : plat de résistance! La journée attaque au petit jour par la remontée des cordes fixées la veille. De quoi bien se réchauffer! La longueur du dessus grimpe pas mal encore (V) et nous dépose au pied de l’artif. Nous découpons ce passage très aérien en trois petites longueurs.

Seb se régale dans l'artif du bas
A la sortie de l’artif, après une grande traversée à gauche, le cheminement n’est pas évident et l’absence de topo nous conduira dans quelques variantes pas évidentes. Avant l’artif du haut de la face, j’ai notamment rendu visite à une fissure verticale, jugée IV+ du bas, qui s’avèrera être un bon VI scabreux où les quelques bacs en place n’attendaient que mon passage pour rompre tous lien avec la roche mère!

Flagrant délit de fourvoyage
Cette longueur nous dépose à quelques encablures d’un dièdre bien caractéristique. D’après la gardienne de Font Turbat, un petit éboulement a modifié l’itinéraire. Nous avons grimpé en artif une fine fissure déversante 20m à gauche du dièdre qui débute après une 10aine de mètres en V. A gauche de cette fissure, un ou deux pitons indiquent quelques passages.
Seb se régalera dans cette fissure accueillante pour les camalots, enfin surtout le 0.4, ce qui obligera Seb à le récupérer plusieurs fois. Quelques pitonnages et le tour est joué! Y a plus qu’à déséquiper!

Dans la longueur d'artif du haut

Suspendu plein gaz!

Un p'tit clou, des p'tit clous, toujours des p'tits clous!
Sortant de l’artif, c’est quand même pas fini! Encore deux braves longueurs (c’est fou comme le V+ en hiver nous parait 7b), à l’itinéraire rusé nous attendent.

V+ Desmaison certifié conforme
Le vent s’est bien levé durant la journée et refroidit bien l’ambiance. Et le soleil à quelques mètres de nous nous nargue! Toute la face est au soleil sauf nous bien à l’ombre d’un éperon (visible sur la photo ci-dessous : zone d’ombre tout en haut de la face).

Du soleil partout sauf à l'ombre!
Enfin en bout de longueur, Seb goutera le luxe de quelques secondes de soleil, pas volées!
Quelques rochers brisées faciles nous sortent de la face à la tombée de la nuit. Grande joie!
Court moment d’extase… Et bien vite les questions terre à terre reviennent. Qu’est ce qu’on fait? Bivouac ici ou descente? Le vent bien soutenu ne nous motive guère au bivouac et nous attaquons donc la descente par l’arête Nord que en alternant désescalade et rappels. Au hasard de l’errance du faisceau de la frontale nous apercevons de temps à autres des brins de génépis, bien déséchés, comme nous! Enfin, sortis des difficultés de l’arête, nous nous octroyons une bonne pause réhydratation avant d’entamer la descente de la brêche de l’Olan.
Récup des skis sous la rimaye. Un peu de friraillde jusqu’au refuge. Un réchaud qui ronronne. Un poèle qui nous enfume et bientôt on s’échoue sur les matelas pour un repos bien mérité.
Dimanche 5 février : le dessert! Descente du refuge, on regrettera pas les skis! y a plus qu’a se laisser glisser! Il ya même quelques bons virages de poudre à prendre!

Rentrer maison moi

La cordée : pochtrons ou alpinistes heureux?
par admin | 7 Oct 2010 | Alpinisme, Ecrins, Face Nord, Goulotte
Depuis notre dernière virée avec Seb à la Meije il y a un mois (voir Mitchka – le retour), on s’est bien tourné les pouces tous les deux. L’envie d’une belle virée en montagne nous titille. Seb me propose d’aller faire un tour sur le Glacier Noir plus précisément dans la goulotte Marchal Ombre en face Nord de l’Ailefroide Orientale. La voie s’appelle aussi la Hardy-Parks du nom des ouvreurs. Les premiers répétiteurs, Jean Burgun, Jérome Para et Christophe Moulin pensaient réaliser une première en novembre 2005 en parcourant cette ligne. Le nom de la voie est un hommage à Marchal Musemeci, mort en 2003 dans une chute de sérac vers les Grands Mulets.
Nous ne sommes pas super entrainés, loin s’en faut. Mais on le sait depuis nos précédentes expériences : notre cordée fonctionne, c’est l’essentiel. Ajoutez à cela une bonne dose de curiosité et nous voilà partis, à 3h du mat du Pré de Madame Carle.
Nous remontons la longue moraine du bas du glacier noir en bavardant comme des concierges. Passée la corde fixe du verrou, on accède au deuxième étage du glacier noir, au pied de toutes ces mythiques face Nord. Le lieu en impose, chacun s’enfonce dans sa matinale méditation. C’est à peu prêt là que je me rend compte que j’ai oublié l’appareil photo après avoir dit plusieurs fois à Seb que je le prenais. Dommage.
Passé le pied du Coup de Sabre, nous nous encordons.
La rimaye à 3200m est atteinte vers 8h après avoir contourné quelques abyssales crevasses. 200m de pentes de neige entrecoupés de quelques courts passages mixtes concluent cette longue marche d’approche. La section difficile ne fait « que » 300m mais quand on voit l’horaire annoncé par Moulin pour la voie (12h), on est forcément méfiant.
J’ouvre le bal. Après une dizaine de mètres faciles en glace à 70°, une traversée en arc de cercle vers la droite nous permet de rejoindre la goulotte à proprement parler. La traversée présente un pas techniquement bien difficile, en dalle (avec les crampons miam, miam!) bien protégeable avec un camalot rouge. Une fois la goulotte rejoint, je fais relais sur deux becquets pour faire monter Seb.
Seb enchaine. Le pas juste au dessus du relais n’est pas commode du tout et demandera à mon acolyte un peu d’acharnement! Il s’engouffre ensuite dans la branche de droite de la goulotte. C’est diablement raide tout ça et ça engage pas mal. Chaque geste est calculé d’autant qu’une courte section présente du rocher moyen. Ambiance sanglier dans un magasin de porcelaine. A la sortie, Seb trouve un bon emplacement de relais sur deux becquets.
Je repars dans une section mixte soutenue et de plus en plus difficile. Je passe du temps à trouver des protections correctes. Tel le bouquetin grattant la neige pour trouver de quoi survivre, je déblaie de grands volumes de neige à la recherche de la fissure qui voudra bien acceuillir un piton ou un coinceur. Travail assez fastidieux mais finalement payant puisque je trouverai au bout d’une demi heure une protection satisfaisante pour me lancer dans le petit pas déversant qui cloture ma longueur.
Au dessus, une très belle petite longueur avec du mixte plus facile. Très classe. A la sortie, Seb fait un relais sur broches, enfin de la glace!
De là je m’engage à gauche dans un passage qui sera bien moins débonnaire que prévu avec un passage demandant de la détermination. Au dessus c’est moins dur mais soutenu. C’est dans cette longueur que je comprendrai que le pied-main, ce geste qui nous ravit si souvent en escalade est à proscrire lorsque l’on porte des crampons. Bilan : ongle sectionné et beaucoup de sang de perdu! Je fais relais sur un piton plus un becquet. Lorsque Seb me rejoint, on fait une petite pâuse infirmerie. Entre le mal de bide de Seb et mes exploits de charcuterie, la trousse de premiers soins n’aura pas été un poids inutile aujourd’hui!
La longueur du dessus fait un grand crochet à droite avant de revenir dans la goulotte.
Encore une très belle longueur de glace puis du mixte facile et nous voilà dans les pentes sommitales alternant glace et neige posée sur le rocher. On arrive à conserver toujours une protection pour la cordée. Sortie à la brêche vers 18h, c’est pas pire. A priori, ce soir c’est dodo au Sélé, pas dehors, tant mieux!
On passe au sommet de l’Ailefroide Orientale et sans s’arrêter, on plonge dans la descente sur le refuge du Sélé. C’est quand même l’inconvénient de ces voies dures : on se pose jamais! Toute cette énergie pour gagner un sommet que l’on s’empresse de fuir (voir pour exemple la Ginat aux Droites, la Colton Mac-Intyre aux Grandes Jorasses, la Couzy-Desmaison à l’Olan, et j’en passe)!
Enfin bon c’est pour la bonne cause. Comme ça on descend les vires de la voie normale d’Ailefroide avec le maximum de lumière.
On connait tous les deux cette descente donc aucun souci. Nous sommes rapidemment rendus au refuge du Sélé où l’on se bricole un repas avec ce que l’on peut pendant que Seb me raconte l’histoire de Pschit qui après l’ouverture de la goulotte éponyme juste à côté de Marshal ombre a rampé jusqu’au Sélé avec une jambe cassée. Il se serait fait une soupe avec les miettes trouvés dans le refuge!
par admin | 17 Juin 2007 | Alpinisme, Ecrins, Face Nord
Depuis Marseille et Montpellier, nous hésitons longtemps avec JEan avant de venir dans les Alpes. La météo annoncée le vendredi n’est pas idéale pour se lancer dans une grande face Nord comme la voie Fourastier à l’Ailefroide. Nous sommes prêts à renoncer.
Samedi matin, rebondissement : la prévision météo s’améliore et semble nous ouvrir un court créneau pour Dimanche avec retour du mauvais dans l’après midi. Concertation, hésitation : et pis zou, allez, allons-y!
On arrive en fin d’aprèm à Ailefroide où l’on s’envoie au passage premier de Corvée, une grande voie Cambon pas trop vilaine. Quand j’y pense restrospectivement, nous étions bien affamés de montagne!
On monte « dormir » au pré de Madame Carle. Plutôt que dormir je dirais passer quelques heures en position horizontale à essayer de calculer l’incalculable, de prévoir l’imprévisible, de faire 20 fois son sac dans la nuit tout en se disant qu’on ferait bien mieux de dormir.

La face Nord de la Pointe Fourastier
1h du matin, départ du Pré de madame Carle afin de monter tranquillement au pied de la face. Et effectivement, il est de bon ton de conserver quelques forces pour cette belle envolée!
A notre grande surprise la nuit est parfaitement étoilée et l’air piquant. Bon regel, c’est de bonne augure pour la suite!
La voie débute par des pentes de neige polystirène à 70°, improtégeable ça va de soi mais quel bonheur à grimper. Ce ne devrait pas rester très longtemps en condition. Sur les bords, l’eau n’est pas loin!
Pas de glace dans les goulottes de la branche droite du Y. Ca passe en plusieurs endroits toujours dans la neige polystyrène.
Après c’est plus la même, la pente est chargée de neige récente humide et pas encore bien transformée. Du coup on s’enfonce jusqu’à mi mollet. C’est pas le goulag mais à la longue ça use.
L’ambiance près du sérac est vraiment sympatique. Rien à craindre dans la Fourastier on est jamais exposé à ce monstre.
Dans le haut de la pente, les conditions se dégradent sournoisement. La pente se redresse ljusqu’à 50° et la neige ne porte plus du tout. On vient buter sous le dernier ressaut.
La fameuse rampe de mixte se dessine environ 50m à notre gauche. La neige est toujours aussi mauvaise et avant de partir dans le mixte on s’aperçoit non sans un brin d’émotion que la neige sur laquelle nous tenons est directement plaquée sur le rocher à 50°. Gloups!
La première longueur de mixte (20m) est laborieuse et c’est peu que de le dire. Dans la plus pure tradition du mixte foireux! La même mauvaise neige, des pas très délicats sur les pointes avant des crampons, les piolets gratonnant à l’aveuglette d’hypothétiques prises. Le tout, sinon ça serait pas drôle, 10 mètres au dessus du dernier point, un camalot foireux coincé entre deux plaques soudées par le pseudogel, ce camalot protégeant le relais constitué par les deux jambes du compère qui commence à sérieusement se demander ce qu’il fout là! Quelques vulgaires insanités plus tard, j’arrive à faire un relais correct.
La deuxième longueur (25m) est moins exigeante mais présente aussi son lot d’émotion avec quelques blocs en pélerinage pour le glacier noir.
La troisième longueur c’est la longueur typique où on a l’impression d’en bas que ça s’arrange, que « ça a l’air protégeable et pas trop dur » alors que c’est la pire. Jean y passera je pense une des plus mauvaises heure de sa vie. Deux passages se révèlent déversant mais le plus dur n’est pas de s’y engager mais de se rétablir avec rien de mieux que cette fichue neige molle sans aucune tenue, les pointes avant des crampons gratonnant des réglettes déversantes. Expo cette affaire! « Chapeau bas, fallait le faire » « Non, non, fallait bien le faire » « ouais, il aurait peut être mieux fallu ne pas le faire » « Bon, et maintenant tu crois que ça va le faire? ». Quelques petites réflexions après ces 25 mètres pas près d’être oubliés.
Sans trop de difficultés, les derniers 30m jusqu’à la brêche sont avalés. Dans la bagarre du mixte, le décor a changer sans que nous nous en apercevions. Le ciel est bouché, il tombe quelques flocons et le plafond nuageux descend. Deux options: finir tant bien que mal ce que l’on a commencé en sortant à la Pointe Fourastier pour aller chercher la descente normale. Ou alors s’engager dans la descente du couloir issu de la brêche dont on a vaguement le souvenir d’avoir lu ou entendu quelque part que ça se faisait.
Il fait froid, le mixte a déposé sur l’arète deux alpinistes entamés et la météo n’est pas très prometteuse. Va pour la descente de la brêche.
Aucun problème dans la descente, ça fait plaisir. On y laissera quelques sangles pour reéquiper des relais . Pas toujours évident à trouver ces relais avec la neige. Attention quand même, pour installer le deuxième relais de rappel, on est descendu quasiment en bout de corde (60m) et on a pas vu de relais avant (peut être sous la neige), donc mefi si votre corde est un peu courte!
La remontée pour récupérer la voie normale de l’Ailefroide Orientale fut l’occasion de visiter une belle crevasse, cachée sous un vieux paquet de neige humide. Brassage en règle pour rejoindre les vires. Et la pluie vient rajouter sa touche personnelle à cette aventure en train de se transformer en calvaire.
Ce fut long jusqu’à Ailefroide, trempés jusqu’à l’os.
Et à l’arrivée rien d’autre nous attend vu que la voiture se trouve au Pré de Madame Carle. Il est 20h, un dimanche soir sous la flotte. Le stop c’est pas gagné. Jean le vaillant s’enfile donc en digestif les 5 km jusqu’au Prè.
Longue journée, où la surdose de fatigue, de moment scabreux et le retour humide finissent quand même par contrebalancer le plaisir d’être en montagne!!
Sans parler des 5 heures de route pour rejoindre nos matelas respectifs avant de partir bosser quelques petites heures après!
Bref, l’alpinisme au WE a ses limites.