Initiation ski de randonnée

Initiation ski de randonnée

Avec Max on a déjà quelques moments d’aventures diverses et variées partagées… mais cette année pour la première fois, c’est le spatule au pied qu’on va courir l’Alpe ensemble!

En plus de découvrir ce fantastique moyen de locomotion montagnard, Maxime aimerait apprendre les bases de l’autonomie dans la pratique… le sujet est vaste, l’apprentissage long et les disciplines abordées nombreuses! Malheureusement, le skieur de rando se heurte rapidement aux limites de l’expertise et de la connaissance scientifique… la variabilité du manteau neigeux et des phénomènes naturels liés à la neige est telle que tout possibilité de connaissance complète et rationnelle vole rapidement en éclat!! Nous devrons donc nous contenter d’une connaissance incomplète, d’incertitude, d’estimation et nous méfier de la tendance naturelle que notre cerveau a de vouloir simplifier et expliquer. De donner du sens à ce que l’on voit pour compenser l’inconfort du à l’impossibilité de prévoir totalement le risque…

La tentation est grande pour le professionnel ou le pratiquant de tomber dans la surexpertise « nivologique », dans les explications complexes ou dans la certitude… de croire que l’absence d’accident n’est due qu’à une suite de choix judicieux de sa part. S’il y a bien une chose complexe dans ce domaine c’est que les comportements inappropriés, les erreurs de décision ou d’estimation n’entraînent pas forcément une sanction… il y a donc nécessité impérieuse de continuer à apprendre de chaque situation, même si tout semble s’être bien passé. Et plutôt que d’apporter des explications complexes ou complaisantes à notre « réussite », essayer de voir comment nos décisions ont été prises…

Bien sûr il est indispensable et élémentaire de savoir identifier une pente à plus de 30° et une exposition, d’extraire les informations clefs d’un BRA, de repérer les signes de transport par le vent, d’identifier les couches fragiles, d’anticiper l’effet de la météo sur la neige, de connaître les règles de comportement et de sécurité sur le terrain, de savoir mettre en œuvre un secours en avalanche, etc… mais il est également primordial de prendre conscience de la façon dont nous prenons nos décisions et de tous les éléments qui vont venir parasiter la mécanique… bref la psychologie humaine dans toute sa finesse et sa splendeur!

Heureusement les journées sont assez longues pour aborder ces nombreuses questions et parfois même parler d’autre chose ou juste écouter le silence!

Premier galop de chauffe au Pas du Curé au dessus de Ceillac avec un ratio très avantageux grâce au télésiège et à une dépose de voiture… Nous sommes seuls dans le secteur et la bascule dans le vallon des Pelouses nous offre un grand moment de sauvagerie.

Pour la deuxième journée, la neige tombée dans la nuit nous offre une nouvelle expérience nivologique! Je propose à Maxime d’aller du côté de la tête des Raisins près de Freissinières… nous y trouvons une poudreuse de premier choix sur toute la partie haute et après une courte transition de la neige revenue sur le bas. Très bon!

Pause grimpette

Pause grimpette

Les cascades se liquéfient, les champs de poudreuse se dessèchent, pas d’autre choix que d’aller se dérouiller le chausson!! Bonne opération finalement pour Guillaume qui voit son sac s’alléger à chaque activité potentielle qui s’écarte! Encore une belle mission depuis Paris grâce au train de nuit, longue vie à lui et à ses usagers!

Notre journée de varappe sera une véritable errance dans le proche Champcellouirois avec moults rebondissements! D’abord partis pour aller grimper au dessus de la Roche, nous optons finalement pour le soleil matinal de la voie de la Rampe au dessus du Lac de la rama…

Une voie et une sieste plus tard nous voilà au pied de la marche d’approche des voies au dessus de la Roche… malgré notre belle historique commune avec des faits d’armes comme la Pierre Allain à la Meije ou le Pilier Sud des Ecrins, nous butons aujourd’hui sur les premiers pas de cette marche d’approche… en fait nous ne sortirons même pas de la voiture!!

Le plan B s’impose… je propose à Guillaume de retourner sur le Pilier de Rame, de garer la voiture en haut et de descendre en rappel dans une voie que nous remonterons en 3 longueurs… Faut savoir être à l’écoute quand la flemme est en toi, surtout quand elle affecte toute la cordée!

Week-end ski Dormillouse

Week-end ski Dormillouse

Après quelques rebondissements météo de dernières minute, je retrouve une solide troupe Grenoblo-Parisienne à Freissinières… Nous fuyons le mauvais temps annoncé en Savoie, notre destination initiale. J’ai proposé en plan de dernière minute d’aller skier deux jours autour du village abandonné de Dormillouse, ou Paulo nous accueille au Gîte de l’Ecole.

Ce matin, Guillaume ne se doutait encore de rien mais ses potes/frères lui ont concocté un enterrement de vie de garçon en mode sportif! Réveillé de bonne heure chez lui, le voilà quelques heures plus tard avec des skis de rando au pied, quelques munitions pour la soirée sur le dos et une bande à la joyeuse gouaille autour de lui! Pas pire?

Décollage un peu tardif mais nous montons pour cette première journée un peu plus haut que Dormillouse, sur un téton non nommé, histoire de faire une petite descente de 400m avant l’apéro! Le ski de rando est une découverte pour presque tout le monde et presque tout le monde valide l’essai!

Ce soir Paulo nous bichonne avec sa cuisine sans chichi, bonne et efficace! Nous sommes les seuls hôtes dans ce village du bout du monde, haut lieu de résistance en tout genre… Malgré la fatigue du jour, les tournées de bière vont bon train et les bouteilles transportées sont méticuleusement vidées jusqu’à la dernière goutte, souci de légèreté bien sûr!

Pour cette deuxième journée, le programme est limpide : on monte jusqu’à ce que ce soit l’heure de descendre. Simple. Les quelques nuages du matin laissent vite la place au traditionnel bleu haut alpin. En altitude, le vent souffle copieusement, mais dans notre vallée nous sommes bien abrités!

Aujourd’hui nous allons plus haut que la forêt, sans objectif précis, à l’affût d’un peu de bonne neige à skier! Après 700m de dénivelé, un peu sous le lac de Palluel, je sens que je m’expose à de graves dangers si je n’interromps pas immédiatement l’ascension!! Ca tombe bien, de là où nous sommes, de belles pentes nous appellent! Et de toute façon, si on veut être à l’heure pour la carbonara chez Paulo, il est temps!

Initiation popow à la à la Blanche

Initiation popow à la à la Blanche

Journée d’initiation au ski de randonnée avec Martin, Anaïs et Vincent… Il vient de reneiger récemment, vu les conditions du moment c’est bien d’aller chercher la neige un peu haut! Nous partons donc du sommet de la station de Pelvoux sur la crête du Chatellet, une initiation à la conversion plutôt musclée mais qui permet de passer du mode chien qui pisse au mode flamand rose de façon accélérée!

Les quelques nuages présents ce matin se déchirent rapidement… encore une journée à devoir supporter le paysage et le bleu haut alpin. Rude. A la montée, les quelques traces de la veille nous laissent deviner le supplice que va être notre descente! Mes compagnons du jour ne savent pas trop quoi penser de toute cette poudre, mais de mon côté je m’en lèche les babines d’avance!

Après une pause pause contemplative au sommet, nous nous lançons dans la descente. Les appréhensions des uns et des autres sont vites oubliées et laissent place au pure plaisir! Il faut dire que Dame Nature s’est mise en 4 aujourd’hui pour nous offrir le meilleur!

Aiguillas par les Gourenqs

Aiguillas par les Gourenqs

Aujourd’hui je propose à Patrick de s’extraire de la vallée de la Guisane pour venir skier vers Freissinières. Plusieurs raisons à ça : l’Aiguillas est la plus belle montagne de toutes les Alpes du Sud bien sûr, le mauvais temps et le vent une fois de plus nous arrivent de Savoie, ici on sera plus abrités… et j’ai connaissance de quelques réservoirs à poudreuse qui devrait nous satisfaire pour la journée! Hier en faisant le Tour de la Tête de Gaulent j’ai pu me rendre compte en direct du bon état de la poudreuse sur cette montagne!

Patrick prépare un voyage d’altitude à ski, cette journée est l’occasion de faire quelques calages et de peaufiner sa préparation physique! Evidemment si au passage on peut faire du bon ski, dans un cadre splendide sans croiser un chat, on a rien contre!

De notre montée du jour, nous avons l’œil sur les nuages qui gagnent progressivement le Nord du département… ici nous sommes comme prévu nettement plus épargnés! Après une centaine de conversions dans les Gourenqs, le vent et les cuisses auront finalement raison de nous! Pris dans le premières rafales de vent, dans cette ambiance hautement montagne, le son des cloches de Freissinières 1500m plus bas nous parvient… contraste des lieux!

La descente est à la hauteur de ce qu’on imaginait, voire même un peu mieux! Pas un virage à jeter jusqu’à 1600m!

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